×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Repli de l’activité mondiale en 2005

Par L'Economiste | Edition N°:1927 Le 29/12/2004 | Partager

. Après une année de résistance, la faiblesse du dollar fragilise l’économie. L’OCDE estime la croissance à 2,9%, contre 3,3%initialement prévus. Net recul des flux de capitaux privés vers les pays émergentsConjoncture économique mondiale au beau fixe, selon le dernier rapport du ministère des Finances et de la Privatisation. Celui-ci met également l’accent sur une accélération de la croissance économique internationale en 2004. En effet, il semble que malgré la forte hausse des cours pétroliers, l’activité mondiale continue de faire preuve d’une grande résistance. La production industrielle a rebondi dans la plupart des pays industrialisés, entraînant dans son sillage une accélération des échanges internationaux. Les implications de cette flambée des cours sur la stabilité des prix sont restées modérées, tandis que les conditions de financement au niveau international ont permis de soutenir l’investissement productif et de maintenir la confiance des agents économiques. Dans ces conditions, l’activité mondiale devrait progresser de 5% en 2004, contre une estimation initiale de 4,6%. Elle serait tirée par le dynamisme des économies américaine et asiatique. Cependant pour 2005, le rythme de croissance de l’activité mondiale devrait légèrement baisser compte tenu du ralentissement de l’activité aux Etats-Unis et en Chine. En plus, les risques baissiers semblent s’être renforcés (aggravation des déséquilibres extérieur et intérieur américains, fragilité du dollar, tensions sur les cours des matières premières). Ainsi, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2005 à 2,9%, contre 3,3% initialement prévus. La hausse récente des cours pétroliers et la baisse concomitante du dollar pourraient conduire à un essoufflement de la croissance plus tôt que prévu, ce dont témoignent les indicateurs conjoncturels les plus récents (reprise lente du marché du travail, repli de la confiance des ménages, affaiblissement du moral des industriels en Europe). Ces paramètres semblent ainsi confirmer que le sommet du cycle actuel est désormais dépassé, annonçant un fléchissement. Les échanges mondiaux quant à eux devraient enregistrer un fort rebond, pour s’établir à 8,8% en 2004, contre 5,1% en 2003, en lien avec l’accélération des demandes américaine et chinoise. En ce qui concerne le dollar, le rapport du ministère des Finances penche pour un affaiblissement durable de la monnaie. Après avoir été soutenu par une évolution favorable, le dollar a nettement reculé début novembre face à l’euro et au yen. Sur le marché des changes, après une phase marquée par une forte baisse de l’euro face au dollar, de 1,28 début janvier à 1,18 à la mi-mai 2004, la devise européenne s’est fortement redressée pour s’établir à plus de 1,30 dollar fin novembre, en lien avec la montée des incertitudes quant au financement du déficit courant américain. Toujours selon l’analyse, il faut prendre en compte un net repli des flux de capitaux privés vers les pays émergents. Ces flux devraient baisser à 81,6 milliards de dollars en 2004 mais demeureraient à un niveau relativement élevé par rapport à la moyenne de la période 1998-2002 (63 milliards de dollars). Ce repli, qui intervient en ligne avec le début du cycle de resserrement monétaire dans les principaux pays industrialisés, témoigne de l’importance des flux de remboursement de dettes bancaire et obligataire des pays émergents prévues en 2004. Signalons qu’en termes de répartition géographique, l’Asie émergente capterait l’essentiel des flux de capitaux privés (79,8 milliards de dollars en 2004), avec une préférence marquée pour la Chine. Elle sera suivie des pays d’Europe centrale et orientale avec 53,2 milliards de dollars. La croissance resterait soutenue dans l’ensemble des pays émergents en 2004 et 2005, à 6,6 et 5,9% respectivement. Ces derniers devraient tirer profit de la vigueur des échanges internationaux et de la reprise attendue des flux d’investissements directs étrangers qui leur sont destinés.En revanche, les sorties nettes de capitaux privés devraient s’intensifier dans la région du Moyen-Orient (-45,5 milliards de dollars en 2004), en lien avec le poids des incertitudes géopolitiques. Dans les pays de la région MENA, l’activité se maintient à un rythme élevé malgré l’enlisement de la crise irakienne et le conflit israélo-palestinien. La hausse des prix du pétrole, entamée depuis un an partiellement en raison de ces tensions géopolitiques, a favorisé la croissance au Moyen-Orient qui devrait ainsi augmenter de 5,1 et 4,8% respectivement en 2004 et 2005. En Egypte, dont l’activité a été peu affectée par le conflit en Irak, le PIB devrait croître de 3,7% en 2004 et 4,5% en 2005. En Turquie, la croissance devrait rebondir à 7% en 2004, sous l’effet du retour de la confiance marquée par une baisse prononcée des taux d’intérêt, avant de se ralentir quelque peu en 2005 sous l’effet d’ajustements des stocks. L’avancée du projet européen devrait prolonger le processus de stabilisation macroéconomique et de réformes convenues notamment avec le FMI. Dans les pays du Maghreb, le rythme de croissance du PIB s’établirait à 4,2% en 2004 et 4,4% en 2005 grâce au raffermissement des débouchés extérieurs, à la reprise des flux touristiques et au dynamisme de l’investissement.


Du côté du Maroc…

Au Maroc, le rapport souligne un net redressement de la demande étrangère. Au terme des neuf premiers mois de l’année, outre la réalisation d’une bonne campagne agricole, l’activité économique demeure caractérisée par le bon comportement de certains secteurs non agricoles, notamment le BTP, l’énergie, les mines et le tourisme. Dans ces conditions, le taux de croissance économique pourrait s’établir à 3,5%, selon les prévisions établies par le Haut-Commissariat au Plan, contre 3% initialement prévus. Fin septembre, les flux commerciaux avec l’étranger ont enregistré une hausse de 9,8%, fait s’expliquant par une progression des importations de 14%, due notamment aux achats hors pétrole (biens d’équipement, demi-produits, biens de consommation). Quant aux exportations, elles se sont accrues de 2,9%, en lien essentiellement avec une progression de 23,8% des ventes des phosphates et dérivés. Finalement, la demande étrangère adressée au Maroc devrait croître en volume, de 6,89% en 2004 et 5,36% en 2005, selon la direction de la Politique économique générale, en lien avec la reprise progressive de l’activité dans l’Union européenne, notre principal partenaire commercial. Néanmoins, un baril de pétrole négocié durablement à 50 dollars, pourrait peser ponctuellement sur cette demande étrangère.Céline PERROTEY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc