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Oriental: Les petits exportateurs en colère contre l’ODEP

Par L'Economiste | Edition N°:1919 Le 17/12/2004 | Partager

. Ils dénoncent la nouvelle tarification d’aconage. Ils se disent lésés car ils paient au même titre que les grosses entreprisesLes PME et en grande partie les textiliens de l’Oriental (au total une vingtaine d’entreprises) protestent contre la nouvelle-ancienne tarification de l’ODEP concernant l’aconage des camions. Il s’agit de la taxe que les camions de transport de marchandises paient pour leur passage par les structures de l’Office. Elle est ancienne puisqu’elle est en vigueur aux ports de Casablanca et de Tanger depuis 1999 et nouvelle car elle vient d’être appliquée dans l’Oriental. Grosso modo, la nouvelle tarification a fait le bonheur des grandes entreprises qui importent et exportent en quantité puisqu’elle a été considérablement revue à la baisse. Les camions qui transportent agrumes, produits agroalimentaires ou autres qui font un important tonnage paient désormais et à l’instar de ce qui se passe à Casablanca et Tanger, 1.850 DH quel que soit le poids, soit 30% de réduction. Avant, la taxe d’aconage était proportionnelle au poids et à la valeur de la marchandise transportée. Elle pouvait atteindre entre 6.000 et 10.000 DH l’unité. Toutefois, la nouvelle tarification n’a pas fait que des heureux. Les PME de l’Oriental, qui payaient 400 DH l’unité à l’import, se voient désormais obligées et depuis le 1er septembre 2004 de régler, en plus de ce montant, 1.850 DH supplémentaires. Soit plus que les grandes enseignes. Ces entreprises sont encore sous l’effet de la surprise puisqu’elles affirment ne pas avoir été informées de la nouvelle tarification. Pour les textiliens par exemple, la nouvelle disposition de l’ODEP a été appliquée d’un commun accord avec l’AMITH. Toutefois, ceux de l’Oriental disent ne pas avoir été “mis au parfum” suffisamment à l’avance pour mieux s’y préparer. La société de textile Euromar sise à Berkane payait, avant, une taxe d’aconage de 30.739 DH par an, mais depuis le 1er septembre 2004 ses estimations font ressortir un montant de 201.604 DH par an. Soit une charge supplémentaire de 170.864 DH. La société existe depuis 1995 et emploie plus de 100 personnes. “Nous ne pouvons tolérer ce surcoût qui compromet notre développement et celui de l’investissement dans la région”, se plaint Mebtoul Abdellatif, directeur d’Euromar. Il a peur de connaître le même sort que 5 autres sociétés de textile dans la région qui ont mis la clé sous le paillasson, cette fois-ci à cause du “manque de main-d’œuvre qualifiée”. A Berkane, à Nador ou à Oujda, les PME et textiliens crient contre les deux poids deux mesures. Ils veulent bénéficier du même “arrangement” que la délégation de l’ODEP à Nador a trouvé avec les exportateurs de poissons frais. “Sur les 1.850 DH l’unité, ils ne paient désormais que 850 DH la taxe d’aconage”, affirme-t-on. Depuis le 1er septembre, les correspondances n’ont pas cessé entre les entreprises lésées et l’ODEP. Mais sans résultat valable. “Selon toute vraisemblance, lors de l’unification de la taxe d’aconage, l’ODEP a omis de prendre en considération les petites sociétés exportatrices”, souligne un chef d’entreprise à Nador.


Regroupement

Contacté par L’Economiste, un responsable à la délégation de l’ODEP à Nador a souligné que le système de la nouvelle tarification concernant la taxe d’aconage n’a pas enregistré le moindre couac. “Sauf à l’Oriental”, ajoute-t-il. A l’instar de Casablanca et de Tanger, l’ODEP a proposé aux PME exportatrices de cette région de se regrouper pour payer moins. Ainsi au lieu qu’une société exporte unilatéralement de petites quantités et paye 1.850 DH pour un seul conteneur, elle peut se mettre d’accord avec d’autres et se partager ce montant. Le conteneur contiendra ainsi les marchandises de plusieurs sociétés à la fois. Toutefois, dans l’Oriental, les structures organisationnelles qui vont permettre ce genre de rapprochement font défaut. Ce n’est pas toujours évident de présenter Casablanca comme un exemple à suivre partout ailleurs.De notre correspondant, Mostafa BENTAK

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