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Economie

Libéralisation télécoms
“Il faut développer la culture digitale”
Entretien avec Rachid Talbi Alami

Par L'Economiste | Edition N°:1919 Le 17/12/2004 | Partager

. Les opérateurs sont demandeurs du haut débit pour le mobile. Nous avons retenu les leçons de l’appel infructueux. L’Economiste: Le gouvernement s’est enfin décidé à lancer l’UMTS. Est-ce le moment opportun?- Rachid Talbi Alami: Incontestablement, oui. Nous avons décidé de lancer les licences 3e génération à partir de 2005 car Maroc Telecom et Méditel le demandent. Pour le gouvernement, l’avènement du haut débit pour le mobile est une manière de les encourager à affiner le contenu. . L’appel d’offres lancé il y a quelques années pour la deuxième licence du fixe a été infructueux. Avez-vous tiré des enseignements de cette expérience? - Tout à fait. C’était un marché classique basé sur le transport de la voix seulement. Forcément cela n’intéresse pas les opérateurs. Nous allons essayer d’y remédier en leur donnant la possibilité de développer des services. C’est ce qui sera fait avec la nouvelle approche du fixe qui privilégie le menu à la carte. Le raisonnement est différent pour le mobile. Ce dernier s’est développé car les opérateurs ont pu fournir des services tout autour. . Dans la pratique, le service universel n’est pas tout à fait réglé?- La loi 55-01 a réglé ce problème. Nous avons deux points. Le premier porte sur les arriérés. Nous multiplions les réunions avec le ministère des Finances et l’ANRT pour arrêter les comptes de ce qui a été réalisé par Maroc Telecom. Méditel n’a jamais été appelé à fournir ce service. Nous avons créé un compte spécial dans la loi de Finances 2005. Les montants de ce fonds seront utilisés pour financer le service universel. Donc le premier niveau est de collecter les arriérés, estimés à des centaines de millions de DH. Nous allons les utiliser pour une opération de masse. Il s’agira de faire la différence et de créer un choc pour développer la culture digitale. Pour le deuxième niveau, nous sommes en train de préparer des décrets d’application qui vont définir le service universel, les modalités de collecte et de dépense de l’argent. Pour garder l’aspect de transversalité, l’ordonnateur de ce fonds sera le Premier ministre.. Maroc Telecom est en situation de monopole dans l’Administration. Difficile de parler de libéralisation.- A partir de 2005, nous donnerons la possibilité à d’autres opérateurs de fournir leurs services à l’administration, sur un pied d’égalité et selon les règles de la concurrence. Aujourd’hui, nous voulons libéraliser progressivement. Nous préparons une circulaire pour confier la gestion des vignettes à l’Onep. Nous ne pouvions pas laisser un opérateur fournir à la fois ses services et les vignettes de paiement. Comme l’Onep compte à son actif une expérience en matière de gestion des vignettes, celles de consommation d’eau et d’électricité des communes, il peut donc bien se charger de cette mission. Cependant, il s’agit d’obtenir son accord ainsi que celui des autres opérateurs. Nous sommes en train de recueillir les avis des uns et des autres.Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

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