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Libéralisation audiovisuelle
Une soixantaine de projets déposés

Par L'Economiste | Edition N°:1901 Le 23/11/2004 | Partager

. Plusieurs dizaines de radios, 3 ou 4 chaînes télé en 2005. Le marché publicitaire va tripler d’ici 2010 . Un projet de chaîne infosC’est une période cruciale que traverse le Maroc dans le domaine des médias et de l’audiovisuel. Nouvelles chaînes, projets et changement de statut de la RTM sont d’actualité. Le ministre de la Communication, Nabil Benabdallah, fait le point sur les chantiers en cours. Entretien.. L’Economiste: Le Maroc traverse une période de transition démocratique. Comment le ministère de la Communication l’accompagne-t-il?- Nabil Benabdallah: L’objectif primordial du ministère est de mettre la communication et les moyens de communication au service de cette transition démocratique. Cela repose sur deux axes fondamentaux. Il faut d’abord permettre au Maroc de véhiculer l’image d’un pays qui bouge et qui avance sûrement sur la voie de la transition démocratique. Le Maroc entend se moderniser à un rythme rapide tout en restant attaché à ses traditions et à sa culture d’origine. Mais cette transition démocratique a besoin de la participation d’une très large couche de la population. Car lorsque nous parlons de société moderniste, il s’agit de lui donner un contenu, faire en sorte que chacun puisse y participer et contribuer à la construire. L’action politique, économique ou sociale doit nécessairement être accompagnée d’une action de communication avec des moyens modernes et performants. C’est pour cela qu’en concertation avec les différents intervenants dans ce domaine, nous avons établi une stratégie globale de communication actualisée lors d’une journée d’études tenue en avril 2003. Sur cette base, nous comptons introduire des réformes profondes dans le champ des médias. Leur importance est capitale pour véhiculer les valeurs auxquelles nous aspirons.. La libéralisation audiovisuelle devrait bientôt être effective. Où en sommes-nous en matière de projets et de demandes? Beaucoup considèrent que l’étroitesse du marché publicitaire est un obstacle au développement de l’audiovisuel.- L’idée de libéraliser le champ audiovisuel germe depuis plusieurs années déjà. Beaucoup de demandes ont été déposées au cours de cette période. Souvent, elles n’étaient que des lettres d’intention. Le ministère qui disposait d’une soixantaine de demandes les a répertoriées et adressées à la Haute Autorité de la communication et de l’audiovisuel conformément aux nouvelles dispositions légales du champ audiovisuel. Toute nouvelle demande doit être adressée à cette autorité. Cette dernière devra trancher selon ses prérogatives. La loi devrait être adoptée de façon définitive au Parlement, cette semaine. . Ces projets sont-ils viables?- La viabilité des projets est liée aux capacités du champ publicitaire national. Une étude a été commandée il y a près d’une année. Selon cette étude, le champ publicitaire, à l’horizon 2010, est appelé à tripler en termes de chiffre d’affaires. Ce qui signifie que la marge de progression est très importante. Cela s’explique par le fait que le Maroc est en train de vivre des réformes importantes, particulièrement dans le domaine économique. Des opportunités nouvelles vont donc être créées. Ces réformes devraient produire leurs effets dans les prochaines années et induire de forts budgets publicitaires ainsi que d’importantes actions de communication. Le champ publicitaire, avec la pluralité des médias, devrait connaître une recrudescence. L’expérience internationale prouve que la multiplication des médias entraîne le développement du marché publicitaire. D’autant plus que des niches sont encore inexploitées localement. Je citerai l’exemple de la publicité locale. Ce champ constitue un gisement important. Lorsqu’il y aura des radios ou des télévisions locales, ce genre de publicité devrait enregistrer une expansion. Nous n’avons aucune inquiétude à ce sujet. Nous considérons qu’à l’instar d’autres pays, le marché publicitaire marocain suivra le rythme du développement économique . . Les chaînes d’informations sont en vogue dans le monde. Le Maroc dispose-t-il d’un projet dans ce sens?- Nous y pensons. Nous avons commencé par mettre en œuvre, au niveau du secteur public, quelques initiatives. Il s’agissait de doter le secteur public d’une offre diversifiée. A l’initiative de SM le Roi, une radio coranique a été créée. Nous avons également élargi le champ des radios régionales par la création de la station de Meknès-Tafilalet. La première télévision régionale de Laâyoune a vu le jour et jouera probablement un rôle très important dans les provinces sahariennes. Al Maghribya devrait asseoir l’image du Maroc à l’international. La chaîne éducative, dont le lancement est prévu en janvier 2005, est susceptible de jouer un rôle dans le changement des mentalités et dans l’instauration des cultures nouvelles. Dans le même sens, nous réfléchissons dès à présent à la possibilité de nous doter d’une chaîne d’informations.. La Radio Télévision Marocaine change de statut. Un des gros problèmes devrait concerner les effectifs. Avez-vous prévu un plan spécifique? - Le nouveau statut de la RTM devrait lui permettre d’agir avec une plus grande souplesse. En particulier en ce qui concerne ses ressources humaines. Il y a aujourd’hui 2.300 personnes qui travaillent à la Radio et Télévision nationales. L’Etat et l’Administration ont prévu des primes pour les départs volontaires. Nous n’agirons que sur la base du volontariat. Nous considérons qu’il est possible de rajeunir les effectifs et de nous doter de compétences plus pointues. Nous pensons qu’il sera possible d’encourager, sans heurts, un certain nombre de départs, particulièrement pour les personnes à l’orée de la retraite. Cela permettra de dégager des postes supplémentaires et de doter la nouvelle structure d’une capacité de performances nettement plus concurrentielle que celle dont elle dispose actuellement.. Dans le domaine de la presse écrite, faut-il toujours croire au contrat-programme?- Plus que jamais. Nous sommes en train de préciser les derniers contours du projet. Nous avons, avec la Fédération des éditeurs de journaux, mis en place une commission commune. Les travaux sont quasiment bouclés. Dans les prochains jours, nous devrions mettre au point la rédaction définitive du contrat-programme. Nous espérons qu’au début du mois de décembre, le texte sera soumis au Premier ministre. Nous souhaitons que ce contrat soit effectif au début de l’année prochaine et qu’il ira dans le sens du discours royal, appelant à l’émergence de sociétés modernes de l’information.Propos recueillis par Amale DAOUD

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