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Le Crédit Agricole met le cap sur 2008

Par L'Economiste | Edition N°:1915 Le 13/12/2004 | Partager

. Un nouveau plan d’entreprise a été présenté lors de la 5e convention de la banque. Une organisation par métiers mise en placeLe Crédit Agricole du Maroc (CAM) veut se positionner en tant que banque universelle rivalisant avec les plus grandes institutions bancaires du pays. C’est en substance le message qu’ont voulu faire passer les responsables de l’établissement lors de la 5e convention des cadres, organisée le samedi 11 décembre à Casablanca, sous le thème “un engagement de valeurs”. Et tous les moyens ont été mis à contribution pour atteindre cet objectif à l’horizon 2008, assure le management de la banque. D’abord, le changement de statut. Le Crédit Agricole s’est transformé en juin 2004 en société anonyme à conseil de surveillance et directoire dont la présidence est assurée par Tarik Sijilmassi. Cette transformation s’est accompagnée d’un nouveau plan d’entreprise “Cap 2008” longuement détaillé lors de la convention. “Le Crédit Agricole deviendra ainsi une banque de proximité opérant dans trois marchés, les PME/PMI agricoles, les filières agroalimentaires, mais également les particuliers et les professionnels”, a expliqué Sijilmassi devant un parterre de cadres. La stratégie de la banque est de se concentrer sur le financement de l’intégralité de son business, la filière alimentaire. Tout en assurant une transformation graduelle vers une banque universelle qui se déploie sur tous les marchés, avec un service rapide et des traitements efficaces. Notamment à travers la mise en place d’une organisation par métiers, qui concerne le marché des petites et moyennes exploitations agricoles, filières alimentaires, particuliers et professionnels ainsi que le corporate.Le Crédit Agricole étend ainsi son action de financement et d’assistance depuis l’agriculteur jusqu’au négociant pour se positionner en force en aval de la filière. Une stratégie qui doit lui permettre d’amortir les effets des années maigres, en se déployant davantage sur les activités créatrices de valeur ajoutée. Leader du financement du secteur agricole, le CAM affiche ainsi sa volonté d’être le partenaire privilégié des petites et moyennes exploitations agricoles (PMEA). La banque veut faire bénéficier cette frange de clientèle d’une expertise personnalisée. Objectif: financer, à l’horizon 2008, 300.000 PMEA solvables contre 50.000 actuellement, avec un taux de pénétration visé de 2/3 dans les domaines irrigués et 1/3 dans les “bour”. Le même nombre de PMEA sera financé mais dans le cadre d’une convention avec l’Etat. Alors que 100.000 autres le seront à travers des microcrédits. . Maîtrise du risquePour y arriver, la banque entend développer une politique de maîtrise du risque avec la mise en place d’un système de sourcing et la création d’un “help desk” (carte régionale de financement, identification des risques agricoles majeurs, suivi du déroulement des campagnes…). Le remaillage, l’élargissement et le relooking du réseau (20 nouvelles caisses locales et 20 agences mobiles par an) sont également dans le pipe. “Quant aux filières agroalimentaires, c’est un marché naturel du Crédit Agricole et qui se situe dans le prolongement de la PMEA”, indique Sijilmassi. Toutefois, la présence de la banque sur ce créneau a été assez timide dans un marché très porteur (184 milliards de DH de chiffre d’affaires en 2003).


Opération de charme

A côté de son activité historique, la banque veut séduire davantage de particuliers et d’entreprises. Une gamme de produits de plus en plus étoffée est commercialisée à travers son réseau. La banque prévoit la collecte, d’ici 2008, de 30 milliards de DH contre 14,5 milliards en 2003. Ce qui représente une part de marché de 6,5% contre 4,9% en 2003. Pour y arriver, le Crédit Agricole compte développer le réseau périurbain (20 nouvelles agences par an toutes équipées de GAB). La mise à niveau du réseau actuel et son équipement en GAB sont également prévus.Fédoua TOUNASSI

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