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L’AMVF: Les multiples facettes de la violence conjugale

Par L'Economiste | Edition N°:1796 Le 23/06/2004 | Partager

Les violences conjugales. Voilà un phénomène protéiforme qui ne cesse de s’amplifier, mais dont les statistiques font défaut au Maroc. La raison en est que le sujet est tabou. Une grande majorité de femmes n’osent pas en parler, encore moins recourir aux forces judiciaires. Toutefois, l’Association marocaine de lutte contre la violence à l’égard des femmes (AMVF) a choisi de briser ce mutisme et sensibiliser la population aux conséquences socioéconomiques de la violence conjugale. Elle a ainsi réalisé une étude sociologique visant à collecter les informations nécessaires à la mise en œuvre d’actions susceptibles de lutter contre ce fléau. L’étude qui porte sur un échantillons de 500 dossiers de plaignantes ayant contacté le centre d’écoute entre les années 2000 et 2002, indique que les violences physiques représentent la forme la plus fréquente. Les autres aspects, psychologiques et moraux, de par leur nature, demeurent inchiffrables puisqu’ils sont moins dénoncés et difficiles à prouver.Quant à la violence économique, “elle est le moyen le plus utilisé par l’homme pour contrôler sa conjointe et affirmer son pouvoir sur elle”, souligne Latefa Jouhir, sociologue et initiatrice de l’étude, lors d’une conférence de presse organisée par l’AMVF le 22 juin. L’étude a été réalisée avant l’entrée en vigueur de la nouvelle Moudawana. Elle a démontré une défaillance en matière de protection des femmes essentiellement contre les violences conjugales. Cependant l’apport du nouveau code de la famille à ce niveau est considérable, selon les propos de Maître Naima Yakine. Ainsi, les changements en matière de pension alimentaire, limitent considérablement les conséquences liées à la violence économique. Par ailleurs, la nouvelle Moudawana a assuré la régularité de versement des pensions alimentaires, notamment à travers des prélèvements à la source. Sur le même registre, la pension a cédé son caractère forfaitaire à une évaluation basée sur le revenu du conjoint. De plus, la pension n’intégre plus le loyer comme c’était le cas auparavant.M. M.

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