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Economie

Gestion des déchets
Une nouvelle étude de faisabilité

Par L'Economiste | Edition N°:1903 Le 25/11/2004 | Partager

. Elle concerne l’élimination des déchets spéciaux. Son démarrage est prévu pour janvier 2005 Les travaux pour la mise en place d’un centre national d’élimination des déchets spéciaux (CNEDS) vont bon train, assure Hassan Chouaouta, conseiller au GTZ-PGPE (programme de gestion et de protection de l’environnement). Les études d’impact et de faisabilité du projet, qui s’inscrit dans le cadre de la coopération maroco-allemande, sont en effet déjà finalisées. «Une seconde étude de faisabilité, plus détaillée et plus profonde, maintenant que le site d’implantation du centre est identifié, est sur le point d’être lancée», indique Chouaouta. Il donne le mois de janvier 2005 comme date de démarrage de ladite étude, qui précédera le lancement de l’appel d’offres. En ce moment, ce sont le statut du centre, son organisation et sa gestion qui font l’objet de discussions entre les partenaires impliqués, à savoir le département de l’Environnement marocain, le ministère de l’Environnement de la Rhénanie du Nord Westphalie et la GTZ. C’est d’ailleurs ces aspects qui ont focalisé les discussions lors de la réunion du comité directoire du projet, qui a eu lieu le 2 novembre dernier. Mais tant que la loi sur la gestion des déchets n’est pas publiée au BO, le projet ne devrait pas avancer. Cependant ce n’est pas l’unique obstacle. Des sources proches du dossier soulèvent aussi l’aspect organisationnel qui n’est pas clairement tranché. Il est indiqué que les partenaires privilégient l’option d’une structure gestionnaire privée. Le modèle mixte de gestion avec participation de l’Etat est écarté. Cela ne signifie pas que les autorités publiques n’auront pas leur mot à dire. L’Etat, souligne Hassan Chouaouta, devra offrir toutes les garanties sur l’acheminement des déchets vers le centre. Le bailleur de fonds, la KFW, qui s’apprête à verser un prêt de 100 millions de DH pour les études complémentaires pour le lancement de l’appel d’offres, est ferme: il faut que la partie marocaine s’acquitte de ces différents engagements pour faire avancer le projet. Le CNEDS est conçu pour faire face au problème des déchets industriels et hospitaliers nocifs. Ceux-ci, avec un gisement estimé à près d’un million de tonnes (975.000 tonnes), dont 120.000 tonnes de déchets spéciaux, constituent un véritable casse-tête. D’autant plus que la multiplication des cas d’infections et de maladies liées aux insuffisances en matière de traitement et d’élimination des déchets n’est plus à démontrer. D’ailleurs, à côté de l’amélioration de la gestion des déchets spéciaux, les promoteurs du centre visent aussi la protection de la santé des populations, de même que la préservation des ressources naturelles (lutte contre la pollution des ressources en eau, des ressources en sol…) et la réduction de la consommation des énergies conventionnelles. Le centre compte aussi accompagner la mise en place de la législation environnementale et appuyer l’industrie dans sa mise à niveau environnementale et sa préparation aux différents accords de libre- échange. La réalisation du CNEDS, qui fera l’objet d’une composante à part dans la coopération technique allemande (GTZ) pour la deuxième phase du PGPE 2006-2008, nécessite selon de premières prévisions 14 millions d’euros, soit environ 157 millions de dirhams. Cette enveloppe couvrira l’installation d’une décharge d’une capacité de 60.000 tonnes/an, d’une unité pour la production de combustibles au profit des cimenteries (30.000 tonnes/an) et d’un site de traitement physico-chimique (10.000 tonnes/an). Une installation pour l’hygiénisation des déchets hospitaliers infectieux en vue d’un stockage ultérieur dans la décharge (7.500 tonnes/an) sera également financée sur ce montant. C’est la zone de Bouskoura qui est retenue pour l’implantation de ce centre, dont la superficie totale sera de 28 hectares. Dans une première phase, le CNEDS est conçu pour une capacité de 100.000 tonnes par an. Les régions productrices de déchets industriels (régions de Casablanca et Rabat, Doukkala-Abda…), qui génèrent environ 80% de la quantité globale, sont comprises dans un rayon de 150 km. Khadija EL HASSANI

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