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Les cimentiers maintiennent le cap

Par L'Economiste | Edition N°:1903 Le 25/11/2004 | Partager

. Le point sur l’état d’avancement des programmes. Priorité à la fidélisation de la clientèlePlus que quelques semaines avant l’ouverture du marché à la Turquie, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie. Le moment de panique passé, les cimentiers font aujourd’hui preuve de sérénité. En définitive, aucun des 4 opérateurs du secteur n’a modifié son plan d’action ni revu à la baisse son programme d’investissement. La raison? “C’est que le moindre projet d’extension ou de modernisation dans ce secteur nécessite la mobilisation de plusieurs millions de DH et une anticipation sur plusieurs années”, explique Driss Cherrak, directeur général adjoint de Ciments du Maroc. Tout au plus, les cimentiers se donnent la possibilité de modifier le rythme des réalisations, en fonction de l’évolution du marché. Mais aucun ne se dit prêt à annuler un projet déjà programmé, malgré le tassement de la demande de ces derniers mois. D’ailleurs, les prévisions annuelles sont revues à la baisse. Les ventes de ciment clôtureront 2004 en hausse de 4 à 6% maximum, contre 8 à 11% initialement prévus. “Cependant, quoi qu’il arrive, la tendance de fond du marché domestique est à la hausse pour quelques années encore. Des évènements inattendus peuvent peser temporairement sur son rythme de croissance, mais sans pour autant la compromettre durablement”, relève Taoufik Logdali, directeur technique de Lafarge Maroc. Les top-management des cimenteries ont pour la plupart décidé de s’en tenir à leur stratégie à moyen terme, axée essentiellement sur deux priorités: l’optimisation des coûts et la fidélisation de la clientèle, en améliorant les prestations commerciales... en attendant la suppression totale de la taxe intérieure de consommation (TIC), la réduction des droits de douane sur des intrants tels que le coke de pétrole et la libéralisation de l’énergie électrique promise pour 2006. Les quatre cimenteries maintiennent donc leurs projets d’extension malgré l’ouverture “soudaine” du marché aux concurrents égyptiens et turcs notamment. Ainsi, Ciments du Maroc vient de parachever l’étude de faisabilité d’une nouvelle ligne de production sur le site d’Agadir. L’objectif est d’installer une capacité additionnelle de 1 million de tonnes. Le projet nécessitera 650 millions de DH et la mise en service est programmée pour 2008. La filiale du groupe Italcementi prévoit aussi d’augmenter la capacité de l’usine de Safi d’environ 100.000 t. Le projet sera lancé d’ici la fin de cette année. “Malgré les échéances, nous avons revu à la hausse nos investissements de capacité”, précise Driss Cherrak.De son côté, Lafarge est engagée sur plusieurs fronts. La filiale du groupe français bouclera les travaux d’extension de l’usine de Bouskoura en 2006, après 14 mois de travaux. Cela se traduira par une hausse de la capacité de 900.000 t, moyennant un investissement de 935 millions de DH. Sur un autre registre, Lafarge planche sur la réalisation d’un projet de palettisation destiné à améliorer la prestation de service à la clientèle. “Pour commencer, nous maintiendrons les deux types de livraison du ciment, en sacs et en palettes. La seconde option permet d’améliorer les délais de livraison et de faire face aux pics saisonniers de la demande”, explique Taoufik Logdali. Progressivement, les clients seront amenés à se mécaniser, vu les avantages de la livraison par palettes. L’investissement de départ est estimé par Lafarge à 25 millions de DH. Pour passer à la vitesse supérieure, une deuxième tranche est prévue et nécessitera 40 millions de DH. Le projet prévoit donc l’installation automatique de la palettisation et l’aménagement d’une halle de stockage de près de 5.000 m2. Par la suite, il est prévu de doubler cette surface. En outre, pour améliorer l’accessibilité de l’usine, des travaux d’aménagement sont en préparation. A signaler que plus de 400 camions s’approvisionnent auprès de l’unité de Bouskoura. De plus, l’augmentation de la capacité de production se traduira par un développement de cette flotte et une hausse du trafic. D’ici 2006, Lafarge a prévu de réaliser un projet de raccordement entre le village de Bouskoura et l’échangeur de Had Soualem sur l’axe Casablanca/El Jadida. Par ailleurs, sur le site de Tanger, Lafarge compte injecter 113 millions de DH pour moderniser le broyeur et augmenter le débit de l’ensachage de l’usine. Pour sa part, Holcim s’est lancé dans un projet à Settat, qui sera réalisable en 2 temps. Dans l’immédiat, le groupe installera un terminal d’une capacité de 500.000 tonnes de ciment à Settat, moyennant un investissement de plus de 190 millions de DH. Il est prévu dans un second temps, d’installer un four et un broyeur. L’investissement requis est évalué à 2,4 milliards de DH et l’objectif est d’arriver à une capacité annuelle de 1.650.000 tonnes. Holcim table sur un délai de réalisation de trois ans.En outre, les travaux d’extension de l’usine de Ras El Ma à Fès seront bientôt terminés. Ces derniers permettront d’augmenter la capacité de l’usine et de déplacer l’activité broyage de Doukkarat vers l’unité de Ras El Ma. Pour rappel, l’unité de broyage et d’ensachage était basée à Doukkarat, site actuellement en zone urbaine. Ce qui a poussé Holcim à regrouper l’activité à Ras El Ma tout en augmentant la capacité. Sur le site de Nador, la filiale du groupe suisse affecte 54 millions de DH pour porter sa capacité de production à plus de 600.000 tonnes par an grâce à l’utilisation du clinker acheminé de l’usine d’Oujda. Enfin, Asment Témara est toujours engagée dans son projet programmé en 2 temps. La seconde phase de l’investissement est en cours pour un montant de 300 millions de DH. L’objectif de la filiale du cimentier portugais Cimpor est de doubler sa capacité pour atteindre 1,2 million de tonnes par an.


Parts de marché des 4 groupes

■ Lafarge est leader avec une part de marché historique de près de 42%. Selon la dernière étude d’Attijariwafa bank, la filiale du groupe français a su préserver une part de marché stable du fait de son positionnement géographique stratégique. Lafarge est en effet présente dans les régions du centre et du nord (Casablanca, Meknès, Tanger et Tétouan).■ Ciments du Maroc est en seconde position avec 28% de part de marché. Ses usines sont situées à Agadir, Safi et Marrakech. “Ses zones sont promises à un avenir porteur compte tenu du potentiel touristique de la région”, indiquent les analystes d’Attijariwafa bank. De plus, Cimar a implanté un centre de broyage à Laâyoune. “Cette province bénéficie d’avantages fiscaux spécifiques et d’une attention particulière pour la construction des logements sociaux”.■ Holcim contrôle 21,7% du marché. La filiale du groupe suisse détient 2 usines (Meknès et Oujda), 2 centres de broyage (Nador) et un centre d’ensachage. “La dynamique de croissance a été accélérée à partir de 2003 avec le lancement de grands projets dans le cadre du plan Azur”.■ Asment, filiale du groupe portugais Cimpor, située dans la région de Témara près de Rabat, couvre 9% du marché. A compter de 2005, Asment prévoit d’investir 300 millions de DH dans l’extension de sa capacité de production. Celle-ci passera de800.000t. à 1,2 million de tonnes. Les parts de marché des opérateurs demeurent stables dans le temps, grâce notamment au système de zoning. “Le rayon de commercialisation du ciment ne dépasse pas 200 km à partir du site de production”, précise Attijariwafa bank.Cependant, la région du centre devrait connaître une concurrence plus vive avec le renforcement des opérateurs historiques et l’arrivée annoncée d’un nouveau producteur, en l’occurrence Asment Ouled Zidane.Mouna KABLY

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