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Festival des arts populaires
De moins en moins de gratuités

Par L'Economiste | Edition N°:1806 Le 07/07/2004 | Partager

. Les organisateurs tablent sur 300.000 spectateurs tout au long de l’édition. Sur les grandes places, où c’est gratuit, il y a plus de mondeLes ambitions des organisateurs du Festival national des arts populaires (Fnuap) sont un peu trop grandes, face au nombre de spectateurs. Emportés par la volonté de rénover et même de rajeunir, plusieurs sites et spectacles ont été prévus jusqu’au 10 juillet. Résultat: des salles peu pleines et donnant l’impression du vide, notamment pour le troisième jour du festival qui coïncide avec le début de la semaine. Il faut dire aussi que la période n’est pas très estivante à Marrakech, avec la basse saison et la canicule... Dans le site central du festival, les jardins de la Ménara où se produisent chaque jour les artistes populaires du Maroc, les gradins sont à moitié vide (la capacité y est de 2.000 personnes). Au Théâtre royal, les frères Guissé du Sénégal, le 5 juillet et, avant eux, Ba Jeddoub et Souiri n’auront qu’une centaine de spectateurs. Cette absence n’a pas réduit de l’entrain des artistes. Ils ont créé une ambiance d’enfer, ne faisant pas regretter ceux qui ont fait le déplacement. “Il faut recadrer les choses: nous tablons sur 300.000 spectateurs tout au long de l’édition et c’est bien parti pour cet objectif”, tient à préciser Mohamed Knidiri, président du festival. En effet, sur les grandes places, où c’est gratuit, il y a plus de monde. Le spectacle est payant pour le théâtre et les jardins de la Ménara et les organisateurs ne sont plus aussi larges pour les invitations. Normal, face à plus de dépenses avec des troupes étrangères, ils s’attendaient à les couvrir, un peu grâce aux recettes. Celles des soirées inaugurales ont été bonnes. Ce ne sera pas le cas pour ce milieu de semaine en attendant le week-end prochain. Côté VIP, le Fnuap, à l’instar des festivals internationaux, a invité des têtes d’affiche comme le groupe Touré Kunda qui se produira le 10 juillet et d’autres artistes d’honneur. Le jeune Mustapha Kamar, chanteur égyptien très en vogue, a été accueilli par plusieurs fans et groupes depuis son arrivée à l’aéroport et qui ne l’ont pas quitté d’une semelle, même durant sa conférence de presse. Kamar, qui avait remporté un succès fou lors d’un concert à Casablanca, est un des premiers artistes arabes à utiliser des technologies graphiques dans ses clips, pour sortir de l’ordinaire, dit-il. Ce qui lui a coûté la bagatelle de 160.000 dollars. Ce ne sont toutefois pas des Mustapha Kamar ou encore d’autres invités qui inciteront les Marocains, premier public à s’intéresser davantage au festival de Marrakech, alors que d’autres ont misé sur la communication avec beaucoup de publicité. Il n’y aura pas que les spectateurs qui manqueront au 39e festival des arts populaires mais aussi la promotion, nationale et locale. Le festival passe presque inaperçu auprès de certains Marrakchis qui, loin des lieux des fêtes, “ne sont pas au courant”.


Réseau national des festivals

La 39e édition lancera la création officieuse d’un réseau national des festivals du Maroc. Abdelkarim Bennani, président de l’association Ribat Al Fath et, Mohamed Knidiri, président du Fnuap, appuyés par plusieurs présidents d’autres festivals, veulent aller vers une plus grande coordination entre les villes avec des manifestations planifiées sur l’ensemble de l’année et ne plus se concentrer sur des périodes bien précises, insiste Bennani. Outre le timing, c’est une définition des normes d’un festival international ou national qui doivent être établies, fait remarquer Knidiri. Par ailleurs, le réseau devra se pencher sur le financement, sans lequel certains sont condamnés à disparaître.B. B.

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