×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Casablanca: 14 ans pour construire un théâtre!

Par L'Economiste | Edition N°:1801 Le 30/06/2004 | Partager

. La mairie prend le dossier en main pour relancer le chantierLes travaux du Théâtre de Roches Noires (rue Chevalier Bayard, quartier de la gare) sont encore suspendus, après les tentatives de relance. Et pour cause, cinq des entreprises adjudicataires refusent de reprendre le chantier, faute de paiement. L’ex-commune leur doit, au titre des acomptes, près de 1,5 million de DH. Cette situation perdure depuis déjà quelques mois, sans compter les multiples arrêts du chantier depuis 1990, date de lancement du projet. Abdelmoughit Slimani, alors président de cette commune, était très critiqué pour sa manière de gérer ce dossier. Absence de rationalité dans les affectations budgétaires, retard, voire non-paiement des promoteurs et fournisseurs, laisser-aller dans le calendrier du chantier… et la liste est longue. Actuellement, les nouveaux élus ont repris les choses en main avec quelques tentatives de relance du chantier. Le récent arrêt de travail s’explique, selon le président de l’arrondissement Roches Noires, Abdelouhab Chiguer, par l’attitude du receveur municipal des Finances de Hay Mohammadi-Aïn Sbaâ. “Juste après les dernières élections communales, on avait donné un ordre de paiement au profit des entreprises, mais le receveur a rejeté l’ordonnancement”. Selon Chiguer, le comptable public avait justifié le rejet par manque de fonds. La transition vers le système de l’unité de la ville n’a pas été pour arranger les choses. Le passage entre le système des communes et celui des arrondissements est resté flou. “Le partage des responsabilités, instauré par la nouvelle charte communale, n’était pas encore assimilé. Les élus et les autorités de tutelle géraient les dossiers avec beaucoup de méfiance”, explique un élu de la ville. Cette période était aussi caractérisée par un tâtonnement: au lieu d’un seul receveur pour toute la ville, unité financière oblige, il y avait autant de receveurs que d’arrondissements. Actuellement, c’est le maire de Casablanca qui est saisi de cette affaire. Mohammed Sajid s’engage à débloquer cette situation, une fois pour toutes. L’arrondissement Roches Noires a refait les bordereaux de paiement qui seront bientôt transmis à la mairie. En tant qu’unique ordonnateur de la ville, le maire établira les ordonnancements nécessaires. Reste à passer le cap du trésorier de la ville (qui remplace les receveurs municipaux) avant que les entreprises ne puissent être payées et ne se mettent au boulot. Chiguer rassure: “Au plus tard, les travaux reprendront fin juillet”. Aujourd’hui et après 14 ans, les gros œuvres sont réalisés à 95%, l’aluminium à 97% et la menuiserie à 87%. La vitrerie et la ferronnerie sont avancées respectivement à 54 et 25%. Sur le plan des équipements, les taux de réalisation sont de l’ordre de 65% pour la décoration et 52% pour la sonorisation et l’éclairage. Côté budgétaire et selon les prévisions, le projet absorbera 70 millions de DH dont 28,5 millions sont supportés par la commune et 41,5 millions financés par emprunt auprès du FEC (fonds d’équipement communal). Ali JAFRY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc