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Politique

“Ma mission est accomplie”
Mohamed Benamour, président sortant de la Fédération du Tourisme

Par L'Economiste | Edition N°:1664 Le 17/12/2003 | Partager

. Près de sept ans à la tête de la Fédération du Tourisme, Mohamed Benamour s’apprête à passer le relais au candidat qui sera élu aujourd’hui. Il a réussi à placer le secteur au coeur des priorités économiques. Le grand succès de son mandat aura été la mise sur orbite du contrat-programme et la reconnaissance du statut prioritaire du tourisme dans l’économie nationale.Après près d’un septennat passé à la tête de la Fédération du Tourisme et deux mandats, Mohamed Benamour passe le relais après avoir réussi à remettre le tourisme au centre des priorités économiques. Ce chef d’entreprise (le groupe KTH), discret et réservé, peut partir “avec le sentiment du devoir accompli”, insiste-t-il. Sa plus grande fierté a été de lancer l’idée du contrat-programme parfois contre un certain pessimisme, et de redorer le blason de tout un secteur auprès de l’opinion et dans le monde économique. Cette dynamique a abouti à une première expérience grandeur nature de partenariat entre pouvoirs publics et professionnels, qui donnera naissance en janvier 2001 à Marrakech à ce que l’on appelle familièrement la “vision 2010”, l’accord-cadre fixant les grandes lignes du développement du tourisme. Je crois, dit-il, “avoir réhabilité l’image du secteur à travers la concertation ouverte à tous et en partenariat intelligent avec les pouvoirs publics”. Cette démarche mobilisatrice et cette volonté de dialogue sont ce qu’il faudra retenir sur le plan pédagogique du contrat-programme du tourisme. Mais derrière, il y a tout un choix de société fait par Sa Majesté Mohammed VI, confie le futur ex-président de la Fédération du Tourisme. Pour notre pays, “la vision 2010 est non seulement un plan de développement économique et social, mais une affirmation d’un projet de société ouverte et tolérante”, deux grandes valeurs de l’industrie du tourisme. C’est également un accélérateur de la croissance économique. A lui seul, le plan Azur correspond à dix foyers de croissance et autant de leviers de restructuration des villes mais également, de formidables gisements d’emplois. Sur la station de Saïdia par exemple, l’investissement dépasse celui du port de Tanger-Med, la réalisation de celle d’El Jadida va dépasser la capacité hôtelière de Casablanca et Taghazout sera l’équivalent d’une ville comme Agadir. Par leur capacité et les infrastructures annexes, les six stations du plan Azur sont autant de nouvelles villes, analyse Mohamed Benamour. L’enjeu de la vision 2010 est un objectif national qui doit transcender nos différences, explique le président sortant. Il s’agit de faire gagner à notre pays 2 à 2,5 points de croissance, de façon constante et de permettre à six millions de Marocains de vivre du tourisme.Le Maroc est en marche avec des chantiers structurants lourds. D’une façon générale, sur les 70 dispositions contractuelles de l’accord d’application nous liant au gouvernement, la quasi-totalité des chantiers ouverts ont été soit finalisés, soit en cours de finalisation.Des regrets? Difficiles d’en soutirer à cet homme qui tient au consensus en faisant passer l’intérêt du secteur par-dessus tout. Pour autant, il dit “craindre que les valeurs qu’il a tant essayé de développer n’aient pas été assimilées et de voir à nouveau un éparpillement des efforts, une cacophonie des messages et d’intervenants.Aucune amertume non plus dans le regard du futur ex-président de la Fédération du Tourisme, qui s’apprête à passer le flambeau. “Je suis persuadé comme je l’ai déjà mentionné en juin dernier lorsque j’avais décidé de me retirer, qu’un sang neuf et des méthodes basées sur de vraies valeurs morales et professionnelles tireront l’ensemble du tourisme vers ce dessein national”. Quoi qu’il en soit, le bon sens finira par l’emporter, espère-t-il. Pour lui, sa mission est accomplie. Mais sur certains aspects conditionnant la réussite de la vision 2010, les réformes devraient aller un peu plus vite. Le premier est le transport aérien avec la politique de libéralisation par la mise en place d’une agence de régulation neutre et l’ouverture du secteur aux nouveaux entrants. Mohamed Benamour l’a réitéré dans un courrier officiel adressé au Premier ministre, insistant sur “la nécessité d’une stratégie de rupture dans le domaine aérien au même titre que la stratégie de rupture réussie en matière de capacité hôtelière”. Le deuxième volet concerne le financement du secteur touristique et l’implication du secteur bancaire, ainsi que les mécanismes pour sécuriser les crédits et promouvoir l’investissement. Mohamed Benamour a émis l’idée qu’une partie des réserves techniques des assurances soit affectée à l’investissement touristique, à défaut d’un crédit à la carte. Autre idée, la création d’un compartiment spécial à la Bourse de Casablanca.Le troisième volet est la restructuration de la promotion institutionnelle. Les réformes engagées sont encourageantes, reconnaît-il. Mais il faut aller encore loin. Le président sortant de la Fédération du Tourisme l’a rappelé aux membres du comité stratégique réunis avant-hier sous la présidence du Premier ministre. Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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