×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Politique

La commission «Equité et réconciliation» s’installe

Par L'Economiste | Edition N°:1664 Le 17/12/2003 | Partager

. Le Souverain a approuvé la liste proposée par le CCDH. Outre le président, 8 membres sont issus du Conseil et 8 autres de l’extérieur Les membres de l’instance «Equité et réconciliation» sont enfin connus. Lundi dernier, SM le Roi a approuvé la liste proposée par le président du Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH), conformément aux dispositions de l’article 7 du dahir portant réorganisation de cette institution. Ainsi, l’instance «Equité et réconciliation» sera présidée par Driss Benzekri, secrétaire général du CCDH et membre fondateur du Forum «Justice et vérité». Les autres membres sont au nombre de 16: huit militants du CCDH et huit personnalités extérieures au conseil.Ces nouveaux membres sont confrontés à un énorme défi, à savoir la quête de la vérité sur les dossiers épineux des disparitions forcées et des arrestations arbitraires. Pour lui conférer un caractère indépendant vis-à-vis des pouvoirs publics, la nouvelle structure ne comprend aucun membre du gouvernement.«C’est un moment très fort dans la résolution du passif des années de plomb et de la violation des droits de l’homme», estime Salah El Ouadie, membre de l’instance. Et d’ajouter que dans l’avenir, «les travaux de cette commission doivent montrer les raisons historiques de ce qui s’est passé et les décisions à prendre pour éviter que cela ne se reproduise plus, sans oublier la tâche de réhabilitation et réinsertion des anciennes victimes».Même son de cloche chez Latifa Jbabdi, seule femme de la commission pour qui «la nouvelle structure doit tirer les enseignements des violations du passé et les recommandations à même de préserver l’avenir et les générations futures de telles actions, pour que cela ne se reproduise plus».Approuvée par SM le Roi le 6 novembre dernier, la création de cette commission a pour objectif d’aboutir à la réconciliation pour pouvoir tourner définitivement la page des dépassements commis dans le passé.Les membres issus du CCDH sont: Ahmed Chaouki Benyoub (avocat, vice-président de l’OMDH et chargé de mission au sein de l’Observatoire national des droits de l’enfant «ONDE»), Abdelaziz Benzakour (ancien président de l’Association des barreaux du Maroc) et Mohamed Mustapha Raissouni, (ancien président de l’Association des barreaux du Maroc, actuel président de l’Association du développement de la province de Tanger et membre de l’Instance indépendante d’arbitrage). Ont été également désignés Mbarek Bouderka (militant des droits de l’homme au sein des associations de Marocains établis en France), Mahjoub El Haiba (professeur universitaire), Mohamed Berdouzi (professeur universitaire et politologue), Latifa Jbabdi (présidente de l’Union de l’action féminine, membre fondateur de l’Association marocaine des droits de l’homme et membre de l’ONDE) et Mustapha Iznasni (journaliste et membre fondateur de l’OMDH).Les personnalités extérieures au CCDH sont: Abdellatif Mennouni (magistrat au Conseil Constitutionnel et professeur de droit constitutionnel), Brahim Boutaleb (professeur universitaire, historien), Mae El Aïnaine Mae El Aïnaine, (1er président de la Cour d’Appel de Laâyoune), Salah El Ouadie (écrivain et militant droits de l’homme). De même ont été nommés Abdelaziz Bennani (ex-président de l’OMDH et dirigeant du réseau euroméditerranéen des droits de l’homme), Driss Yazmi (vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme), Abdelhay Mouedden (professeur universitaire en sciences politiques) et Mohamed Nechnach (médecin et membre du Comité international de la Croix et du Croissant-Rouges).


Faits marquants

La Commission vient couronner une marche entreprise par le Souverain depuis son intronisation en vue de promouvoir les valeurs et la culture des droits de l’Homme. Citons à cet égard, la mise en place de l’Instance indépendante d’arbitrage et d’indemnisation (1999), la réorganisation du CCDH (2001), la création de «Diwan Al Madhalim» (2001) et l’installation du CCDH (2002).Dans un délai de 9 mois, plus 3 mois le cas échéant, l’Instance «Equité et réconciliation» est appelée à procéder à une évaluation du processus de règlement des questions relatives aux violations passées des droits de l’homme engagé en 1994. Et cela, par l’établissement d’un bilan global des actions de l’Instance d’arbitrage, à travers le contact et le dialogue avec les autorités publiques, les ONG des droits de l’homme et les représentants des victimes. Nadia DREF

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc