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«Nous vous remercions pour votre compréhension!«

Par L'Economiste | Edition N°:2350 Le 30/08/2006 | Partager

. Les incidents techniques de plus en plus fréquents. Les retards dépassant la durée du trajet«Mesdames et messieurs: votre attention, s’il vous plaît…». Tout de suite, les usagers devinent ce qui va leur être annoncé par la voix métallique de cette ancienne speakrine de la première chaîne de télévision. Encore du retard.Depuis le début de l’été, les trains accusent, en effet, des retards d’une durée moyenne de 30 à 45 minutes. De nombreuses fois, ils ont duré des heures. Le plus souvent, la direction de l’Office national des chemins de fer (ONCF) les justifient par des «incidents techniques indépendants de notre volonté survenus sur le parcours». Il est vrai que l’annonce des retards est suivie d’un «nous vous remercions pour votre compréhension». Seulement, les usagers, eux, n’arrivent plus à comprendre. Hier encore, le premier train arrivant à Settat de Marrakech et se dirigeant vers Casablanca, Mohammédia, Rabat, Kénitra, Sidi Kacem, Meknès et Fès (comme disait la voix) a enregistré un retard de 65 minutes. A la gare de Settat, la voix avait annoncé «seulement» 30 minutes. Renseignement pris, le train a quitté Marrakech à son horaire normal. Mais il a commencé à prendre du retard après avoir dépassé la gare de Benguérir. Raison invoquée: une défaillance du système de signalisation. Encore une. Il y a deux semaines, une autre du même système avait engendré un retard de 90 minutes du même train et de bien d’autres. Un court-circuit aurait provoqué un incendie dans le système de commande des signalisations et de régulation du trafic installé dans la gare de Nouasser. Aucun train n’a alors quitté Casablanca ou n’y est arrivé pendant deux heures. Il y a dix jours, un autre train également en provenance de Marrakech a mis plus de trois heures pour arriver à Settat. Selon des usagers, le train roulait pendant une vingtaine de minutes et s’arrêtait vingt autres. Une autre défaillance: le système d’alimentation en électricité de la motrice tombait en panne. Les machinistes le réparaient. Il retombait en panne 15 à 20 minutes après. L’Oncf invoque aussi les ruptures de catainers. Plus récemment, les trains n’ont pas circulé pendant quatre heures au niveau de Casablanca. L’Office a alors indiqué dans un communiqué, rendu public avec une bizarre célérité, deux heures à peine après l’incident, que des contrepoids ont été dérobés. Ce qui a provoqué la rupture des câbles du réseau électrique alimentant les trains. Le vol se serait produit vers 16 heures; soit donc en plein jour. Les premiers trains roulant au cours de cette tranche horaire n’ont pu reprendre leur route que vers 20 heures. Paradoxe: la voix métallique annonce «l’entrée en gare du Train rapide climatisé (TRC) dans quelques instants» après un énorme retard. A telle enseigne que les habitués ont fini par la baptiser «Mme retard». Quant aux trains TRC, ils sont appelés aujourd’hui «Trains à retards cumulés». Les Trains navettes rapides (TNR) deviennent «Trains à nouveau en retard». La compréhension a des limites.


Le calvaire des abonnés

Devant la fréquence des retards, de nombreux usagers, hormis le fait d’arriver en retard à leur travail, se sentent lésés. En effet, ils sont nombreux à prendre des taxis pour se rendre à leur bureau à Casablanca, Rabat ou Settat, Mohammédia et Berrechid. Dans les deux sens. Ils réclament aux chefs de gare de leur assurer, comme le veut la tradition, un moyen de transport à chaque fois que leur train a un retard de plus de 30 minutes. Certains accèdent à leur demande, d’autres s’y refusent catégoriquement. Du coup, les abonnés aux navettes et autres trains se retrouvent pénalisés doublement à cause des retards dont ils sont… innocents. Mais pas l’Oncf qui a pourtant investi ces derniers temps dans le réaménagement, la réfection, voire dans la construction de gares. Jihad RIZK

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