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Economie

Monde rural: Priorité à la classe moyenne agricole

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5863 Le 13/10/2020 | Partager
Pilier fondamental de la relance économique
Le Souverain réitère l’urgence du projet

 «Urgence du développement du monde rural», l’instruction royale a été réitérée avec force dans le dernier discours marquant la rentrée parlementaire.  La symbolique est d’autant plus forte que le message royal tranche avec la tradition. Au lieu d’une feuille de route de la nouvelle session, le Souverain a tracé les priorités de la relance économique. Et le secteur agricole se place en tête de ces priorités.

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Depuis le lancement de la stratégie agricole, le revenu par agriculteur a presque doublé. La courbe traduit la moyenne par habitant du monde rural. Bien sûr, les chiffres renferment des disparités selon les cultures et les régions. Et au-delà ils restent à un niveau très bas: 26 DH/jour

Avec comme objectif à moyen terme un investissement de 38 milliards de DH. Ce qui permettrait un gain annuel de 2 points de croissance du PIB, est-il estimé. A la condition toutefois de placer l’élément humain, comme annoncé il y a deux années par le ministre de l’Agriculture,  au centre de la nouvelle stratégie agricole. 

Baptisée «Al Jayl Al Akhdar 2020-2030», cette stratégie avait été présentée au Souverain fin 2018. «Elle a été élaborée conformément aux Hautes orientations royales contenues dans le discours du Souverain à l’occasion de l’ouverture de la 1re session de la 3e année législative de la 10e législature (12 octobre 2018)», dixit Aziz Akhannouch.

Dans ce discours, le Roi avait appelé «à une consolidation des acquis réalisés dans le domaine agricole et à la création de nouvelles activités génératrices d’emplois et de revenus, notamment en faveur des jeunes en milieu rural». Objectif: «favoriser l’émergence d’une classe moyenne agricole, en consolider l’ossature pour qu’en définitive elle puisse exercer sa double vocation de facteur d’équilibre et de levier de développement socioéconomique, à l’image de la classe moyenne urbaine et du rôle clé qui lui est dévolu», a rappelé le ministre.

La nouvelle stratégie agricole se base sur deux fondements: l’émergence  d’une classe moyenne agricole (350.000 à 400.000 ménages) et la création de 350.000 emplois. Le tout via la mobilisation de 1 million d’hectares des terres collectives. Les jeunes concernés pourront également recourir à une nouvelle génération d’organisations agricoles plus innovantes et bénéficier de mesures d’accompagnement leur permettant de renforcer leurs compétences.

Ce grand chantier, de surcroît de longue haleine, nécessiterait bien évidemment une réforme du statut juridique des terres collectives. S’en suivra également l’identification des bénéficiaires, des régions concernées ainsi que des projets éligibles à l’investissement.

Deux ans après sa présentation à SM le Roi, où en est la mise en œuvre de la nouvelle stratégie? Du moins le volet législatif et réglementaire. Rien d’officiel n’a jusqu’à présent filtré. Or, dans le cas d’espèce, il y a deux départements  principaux: l’Agriculture et l’Intérieur. Avec bien évidemment l’implication du ministère de l’Economie et des Finances. Où résiderait donc le blocage? On ne peut préjuger pour le moment.

Ce qui est sûr, c’est que jusqu’à présent le partenariat entre le tandem Intérieur-Agriculture n’a pas débouché sur des résultats tangibles. C’est particulièrement le cas des réformes des marchés de gros, des abattoirs et tout récemment de l’abattage des volailles.

                                                                         

Importantes avancées réalisées

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Concernant la production agricole, plusieurs filières ont réalisé d’importantes avancées. Ceci, grâce à l’importance des investissements: 104 milliards de DH entre 2008 et 2018. Sur ce chiffre, pas moins de 60% ont été injectés par le privé.

Au total, les investissements publics dans les équipements hydro-agricoles, infrastructures et autres mesures transversales ont atteint 75 milliards de DH à fin 2017. Ce qui explique, selon le ministère de l’Agriculture, la croissance soutenue qu’a enregistrée le secteur: 5,25% par an en moyenne. Du coup, la valeur du PIB agricole a bondi de 60% sur les 10 dernières années à 125 milliards de DH.

L’impact de la stratégie agricole sur la création d’emplois est aussi édifiant.  «Le secteur agricole y a contribué à hauteur de 40% au niveau national. Il a procuré 250.000 postes de travail supplémentaires», estime le ministère de l’Agriculture.  Il en est de même de la couverture des besoins alimentaires.

La consommation des fruits et légumes est couverte à 100% par la production locale. Idem pour les produits animaux: viandes rouges, blanches et lait. Alors que les besoins en céréales et sucre sont assurés à raison de 50%.

Seul maillon faible de la chaîne, le revenu annuel moyen des paysans. Même s’il a presque doublé sur la décennie 2008-2018, il reste à un niveau assez bas par rapport au coût de la vie: 9.500 DH.

A.G.

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