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Economie

Logement social: Le lobbying dévastateur des mastodontes!

Par Amin RBOUB | Edition N°:5863 Le 13/10/2020 | Partager
Inquiétante sélection par la taille lors des 5 prochaines années
Effondrement des ventes sur les 9 premiers mois

Le dispositif du logement social prendra fin dans 2 mois (décembre 2020). En l’absence d’un nouveau programme, le secteur a zéro visibilité sur les 5 ans à venir. Pour rappel, des négociations avaient été entamées entre les opérateurs (FNPI) et le ministère de tutelle il y a quelques mois. Mais depuis le confinement (mars 2020), les pourparlers ont été subitement interrompus.

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Faute d’un nouveau dispositif, les gros promoteurs vont avoir 5 ans de sursis pour écouler les stocks d’invendus (Ph. L’Economiste)

Face à cette situation, il y a aujourd’hui un blocage de l’ensemble de l’écosystème immobilier. «Faute de liquidités dans ce contexte de crise sanitaire sans précédent, l’Etat n’a pas intérêt à débloquer des budgets ni accorder de nouvelles incitations pour sortir un nouveau dispositif», tient à préciser un opérateur engagé dans les négociations avec la tutelle.

En principe, le statu quo n’arrange personne, ni les promoteurs, ni les acquéreurs, encore moins les banques, les bureaux d’études, les architectes et les sociétés de matériaux de construction. La logique veut que l’arrêt du dispositif des logements sociaux se traduise par une absence de l’offre et des transactions, des pertes d’emplois par milliers dans le secteur et des mises en faillite de plusieurs sociétés de construction et de promotion.  Or, même s’il est d’apparence catastrophique, ce scénario devrait être profitable et arrangerait les intérêts de quelques promoteurs qui se comptent sur le bout des doigts. Cette sélection par la taille arrangerait surtout les «big five».

«Seuls les mastodontes du logement social vont pouvoir survivre et se régaler. Ils ont des stocks importants d’invendus qu’ils pourront écouler en toute quiétude pendant au moins 5 ans, des réserves foncières acquises à des prix symboliques, des terrains agricoles achetés à l’hectare et revendus au mètre carré car convertis en zone urbaine... Cette situation arrangerait aussi les banques puisqu’elles pourront régler le passif de ces grands groupes surendettés», précisent deux promoteurs qui requièrent l’anonymat.

Certes, l’absence d’un nouveau dispositif profiterait aux mastodontes. Mais les grands perdants sont les moyens et petits promoteurs qui seront condamnés à disparaître. Dans la liste des grands perdants, il y aura surtout les acquéreurs des couches défavorisées qui devront se résigner à «accepter la médiocrité, les cités ghettos, des logements invendables en situation normale... C’est un nouveau monopole qui est en train de se déployer», dénonce la même source.

«Cette mesure arrive à point nommé sauver les mauvais élèves et pénaliser les bons élèves», regrette un autre promoteur qui plus est membre de la FNPI. Or la logique voudrait que ce soit le marché qui régule, car finalement c’est le contribuable qui paie les faveurs de l’Etat.

Sur un tout autre registre, l’impact Covid est dévastateur sur l’ensemble de l’écosystème. Les effets de la pandémie ont touché de plein fouet le secteur de l’immobilier. Sur les 9 premiers mois de l’année, la corporation signale une chute drastique du chiffre d’affaires: -80%. Plus encore, 15 à 20% des bureaux et cabinets d’études déclarent l’arrêt d’activité. Plusieurs promoteurs sont en difficultés avec des pertes d’emplois par milliers.

                                                                            

L’alternative mort-née d’un habitat modéré

A travers les pourparlers entamés en début d’année avec les promoteurs, la tutelle avait fait miroiter une offre «alternative». Depuis, silence radio! Concrètement, la nouvelle offre devrait se traduire par un programme à travers lequel l’Etat consent une liberté de construire un logement allant de 50 à 80 m2. Bien entendu, dans ce cas de figure, la valeur ajoutée réside dans la superficie, avec plus de surface habitable. Or, «cette alternative  va reproduire les mêmes problèmes du logement social tant qu’il n’y aura pas de cahier des charges bien défini qui engage l’ensemble des parties», tient à préciser un membre de la FNPI. Ce scénario qui est encore dans les tiroirs de la tutelle prévoit un logement qui oscille entre 300.000 et 320.000 DH. Mais avec une restitution de la TVA qui va directement à l’acquéreur. Concrètement, l’Etat devrait restituer l’équivalent de 50.000 DH à l’acheteur. Sauf que malgré cette aide frontale à l’acquéreur, là encore, seuls les grands promoteurs vont pouvoir bénéficier de ce programme. Car ils sont les seuls à disposer de stocks importants de réserves foncières, généralement des terrains agricoles passés dans le périmètre urbain.

Amin RBOUB

 

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