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Dossier Spécial

Ingénierie: Les écoles innovent

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5841 Le 11/09/2020 | Partager
Elles mettent en place des e-lab pour assurer certains travaux pratiques
D’autres seront réalisés dans les écoles en petits groupes
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Pour assurer la continuité pédagogique, les écoles d’ingénierie ont dû repenser la méthode d’enseignement, surtout au niveau des travaux pratiques qui sont fondamentaux dans la formation (Ph. Pixabay)

S’il y a bien eu une difficulté à laquelle ont fait face les écoles d’ingénierie lors du confinement, c’est le déroulement des travaux pratiques à travers l’enseignement à distance. Ces cours sont difficiles à mener sans que les enseignants et étudiants ne soient présents dans les salles dédiées. Un réel frein pour dispenser une formation en bonne et due forme aux futurs ingénieurs.

Toutefois, la situation n’est plus la même que lors du confinement. Cette fois ci, les écoles pourront recevoir les étudiants lors de la rentrée prévue le 15 octobre prochain. «Les travaux dirigés et les travaux pratiques sont fondamentaux dans la formation d’ingénieurs informaticiens.

A HEM Engineering School ces cours seront assurés, avec le même volume horaire prévu dans le programme, en présentiel et en petits groupes avec des effectifs réduits», indique Hassan Sayegh, DG du groupe HEM. En revanche, le climat reste incertain face à l’évolution de la situation épidémiologique.

Pour parer à cela, certaines écoles ont réadapté leur mode de fonctionnement … Pour la formation technique et les sciences de l’ingénieur, les TP représentent 30% du volume horaire à l’Enam de Casablanca. «Une formation d’ingénieur sans activité pratique se trouve sérieusement compromise. Nous avons donc relevé le défi en développant plusieurs e-Lab. Nous comptons aussi développer des plateformes de travail collaboratives et connectées. C’est une première à l’échelle nationale dans le domaine de l’ingénierie industrielle. Tous les moyens techniques et humains ont été mis à disposition pour la réussite de ce grand projet innovateur», annonce Ahmed Mouchtachi directeur de l’école.

«La totalité des TP informatiques a été assurée à distance. Pour les TP industriels, (automates programmables, réseaux locaux industriels, microcontrôleurs, électronique embarquée…), les élèves ingénieurs ont programmé et commandé le matériel à distance grâce à un système de caméras», explique Karim Alami, DG du groupe Emsi. «Pour ceux de génie civil, ils seront faits en fin de semestre en présentiel et en groupe réduit, en respectant toutes les mesures sanitaires», poursuit-il.

«Étant donné que notre offre de formation accorde une place de choix aux travaux pratiques, mini-projets et projets tuteurés, des e-Lab ont été développés permettant aux étudiants de réaliser leurs travaux informatiques à distance. De même, des séances d’encadrement et de soutenance de mini-projets et projets tuteurés ont été réalisées en e-Learning», tient à préciser Mohamed Diouri, fondateur de l’Isga. Pour ce qui est de la filière électronique, les TP seront effectués durant ce mois-ci au sein de l’établissement.

                                                                                                 

Déroulement des stages, quelles solutions?

Les stages revêtent une importance particulière au sein des écoles. Ils représentent même un module à part entière chez certains établissements. «Avec la crise, l’activité stage a été largement perturbée et nous estimons qu’elle le sera également cette année. Nous avons donc pris une décision nuancée», explique Hassan Sayegh, DG du groupe HEM.

Ainsi, le groupe HEM compte maintenir certains stages, notamment celui de la 5e année et d’en remplacer d’autres comme c’est le cas du stage immersion linguistique prévu en 2e année. A la place, les étudiants auront une activité, en présentiel ou en distanciel, avec les mêmes objectifs pédagogiques. «Pour ceux qui passeront des stages, nous allons redoubler d’efforts en les accompagnant dans leurs recherches et tout en réduisant le cas échéant la durée du stage», explique le DG de HEM.

«Dans le cas où nous n’arrivons pas à décrocher des stages pour des étudiants, une activité de remplacement est prévue», indique-t-il. «Le «learning by doing» étant au centre de notre pédagogie, le maintien des stages est essentiel. Nous avons donc renforcé notre démarche d’accompagnement personnalisé», souligne Mourad El Mahjoubi, Dg de l’Emlyon.

L’école a aussi développé la plateforme «e-forum Entreprises» qui met en relation les entreprises partenaires et les étudiants. «Pour ceux dont les démarches n’aboutiraient pas, nous avons prévu de leur confier l’élaboration d’un projet professionnel encadré par un professeur», indique El Mahjoubi.

Du côté de l’université Hassan II de Casablanca, rien n’est encore acté. «Tout dépendra de l’évolution de la situation épidémiologique. Ceci dit une orientation vers la relocalisation des stages sera conseillée. Les étudiants seront accompagnés pour trouver des stages au niveau des PME et TPE de leur région afin de limiter leurs déplacements», explique Aawatif Hayar, Présidente de l’Université.

Tilila EL GHOUARI

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