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Economie

Tourisme/Rabat: Fermeture des plages, le coup de grâce

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5839 Le 09/09/2020 | Partager
Les activités liées au secteur lourdement impactées
Le taux d'occupation des hôtels n'a guère dépassé les 10% contre 60% en 2019

Le tourisme est l’un des secteurs les plus lourdement impactés par l'épidémie du coronavirus avec des pertes énormes en termes de recettes et d’emploi. Après la sortie du confinement, une lueur d'espoir s'était installée chez les professionnels qui imaginaient pouvoir sauver la saison estivale en misant sur le tourisme interne. Illusions vite perdues avec la dégradation de la situation épidémiologique marquée par une recrudescence inquiétante des contaminations.

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Seule la plage de la capitale est actuellement ouverte à la baignade dans toute la région de Rabat-Salé-Kénitra (Ph. NEA)

La décision de la fermeture de la quasi-majorité des plages à la baignade est tombée comme un couperet pour de nombreuses régions. Rabat-Salé-Kénitra qui compte une vingtaine de stations balnéaires sur la façade atlantique sur plus de 150 km en a aussi fait les frais. Après la sortie du confinement, seules les plages des préfectures de Salé et de Skhirat-Témara ont été ouvertes à la baignade.

Alors que les autres ont été fermées y compris la plage de Rabat à cause des travaux d'aménagement entamés avant le confinement. Depuis plus de 3 semaines, les autorités ont décidé la fermeture presque de la totalité des plages de la région à l'exception de celle de la capitale actuellement ouverte au public.

«Pourtant, durant l'été, ces stations constituent une bouffée d'oxygène autant pour l'activité touristique que commerciale en drainant des milliers d'estivants de la région et de plusieurs villes du Royaume», rappelle un professionnel du secteur du tourisme.

Une légère reprise a pu être enregistrée suite au déconfinement, mais qui n'a été que passagère, est-il déploré auprès des professionnels, à cause de la fermeture de la quasi-majorité des plages de la région. «En pleine période estivale, le taux d'occupation des hôtels n'a pas dépassé les 10% contre près de 60% en octobre 2019», selon une source proche du secteur.

La fermeture des plages a impacté négativement les activités liées au secteur du tourisme: location de logements, restauration, commerce, transport urbain... L'autre décision qui a davantage aggravé la crise au niveau de la préfecture Skhirat-Témara, celle de la fermeture à 21h des cafés et restaurants.

«Les opérateurs, suite à cette décision, ont accusé un net recul de plus de 50% de leur chiffre d'affaires», souligne Noureddine El Harrak, président de l’Association nationale des patrons des cafés et restaurants du Maroc. Cette crise a également pénalisé les métiers occasionnels pratiqués en bord de mer comme notamment les gardiens de voitures, vendeurs de glaces, beignets et même du thé ou café ainsi que les loueurs de parasols.

Pas vraiment le choix, nous dira-t-on. «En temps d'épidémie, la sécurité sanitaire des citoyens constitue une priorité dont tout le monde doit supporter le coût», tient à rappeler par ailleurs un agent d'autorité de la région.

Noureddine EL AISSI

 

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