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Etat d’urgence: Tenir jusqu’au 20 mai… peut-être

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5744 Le 20/04/2020 | Partager
La situation épidémiologique n’est pas encore stabilisée
La prolongation coïncide avec le début du Ramadan
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 Ceux qui pensaient que l’état d’urgence sanitaire allait prendre fin lundi, doivent prendre leur mal en patience. La prolongation du confinement court jusqu’au 20 mai, conformément au décret adopté par le conseil de gouvernement exceptionnel tenu samedi dernier (Ph. Bziouat)

Le gouvernement rassure sur l’approvisionnement des marchés. La prolongation de l’état d’urgence sanitaire au 20 mai était attendue. Ainsi, toutes les mesures de précaution et de répression de la première étape (20 mars-avril) demeurent en vigueur lors de cette période supplémentaire.

C’est du moins ce qui est ressorti du conseil de gouvernement exceptionnel de samedi dernier, qui avait un seul point à l’ordre du jour, le décret sur l’état d’urgence sanitaire, pris en collaboration entre les ministères de l’Intérieur et de la Santé.

La reconduite de l’état d’urgence sanitaire n’a pas été une surprise. Le nombre de personnes affectées par le virus du Covid-19 augmentait de manière soutenue. Une progression qui a commencé à inquiéter plus d’un au cours de ces derniers jours, au point qu’une partie de l’opinion publique retenait son souffle à l’approche du point de presse quotidien sur la situation de la pandémie, présenté à 18 heures par Mohamed Lyoubi, directeur de l’Epidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère de la Santé. Toutefois, certains relativisent l’affaire en liant les dernières hausses des cas à l’augmentation des capacités de dépistage.

En effet, le ministère de la Santé a étendu l’habilitation à réaliser les tests à 6 CHU. Ces derniers ont commencé à le faire depuis près d’une semaine alors qu’auparavant, seuls 3 laboratoires situés à Rabat et à Casablanca étaient en mesure de procéder au dépistage pour l’ensemble des échantillons qui arrivaient de tout le territoire.

A quelques jours près, cette prolongation coïncide avec le début de Ramadan, qui doit commencer le week-end prochain. A l’avènement de ce mois sacré, les autorités publiques vont certainement adapter les horaires d’ouverture et de fermeture des magasins. Déjà, le gouvernement a mobilisé tous les moyens pour permettre un meilleur approvisionnement des marchés, en légumes, fruits, poissons et autres produits très consommés au cours de Ramadan.

Dernièrement, les ministères de l’Agriculture, du Commerce et d’industrie ont multiplié les sorties pour rassurer la population sur les disponibilités suffisantes au cours de cette période. Des commissions sillonnent les marchés et les magasins pour procéder au contrôle des prix et de la qualité des produits offerts. Tous les services resteront mobilisés pour assurer le contrôle et le suivi régulier de l’état des espaces commerciaux et l’efficience des circuits de distribution.

D’ailleurs, au niveau du contrôle des prix et de la qualité des produits alimentaires, les interventions des commissions mixtes provinciales et locales durant la période du 1er au 12 avril ont concerné 22.000 points de vente en gros et au détail et des entrepôts de stockage. Elles ont conduit à la constatation de 340 infractions, selon un communiqué du département des Affaires générales et de la gouvernance, qui dépend du ministère des Finances.

Par ailleurs, Ramadan est également une période de recueillement et de prière. Cette année est une exception de taille: les mosquées vont rester fermées. La prière de Tarawih, qui rassemblait beaucoup de fidèles dans un lieu de prière, sera adaptée aux dispositions de l’état d’urgence sanitaire. Ainsi, les citoyens pourront s’acquitter de leur prière individuellement à domicile.

Les interpellations se multiplient

L’autre point qui militait contre le début du déconfinement réside dans le nombre de personnes qui violent l’état d’urgence sanitaire, particulièrement dans les quartiers populaires. Ce chiffre augmente régulièrement. Ainsi, selon les statistiques publiées samedi dernier, pas moins de 2.667 personnes ont été interpellées. Plus de la moitié ont été placées en garde à vue à la disposition des enquêtes préliminaires ordonnées par le parquet. Selon un communiqué de la DGSN, un total de 44.203 individus interpellés au niveau de l’ensemble des villes du royaume dont 24.054 ont été déférées devant les parquets compétents. Ces opérations sécuritaires sont menées en vue d’imposer l’application des mesures de l’état d’urgence sanitaire.

M.C.

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