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Economie

Les députés bousculent El Othmani

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5741 Le 15/04/2020 | Partager
Ils ont pointé des problèmes de communication sur certains dossiers
«Les citoyens font les frais de la mauvaise gestion du secteur de la Santé», selon le RNI-UC
Appel à se pencher dès aujourd’hui sur les scénarios de la sortie de crise

Se dirige-t-on vers une proro­gation de la durée de l’état d’ur­gence sanitaire? Pour Saâdeddine El Othmani, «tout est possible». Intervenant lors de la séance men­suelle des questions de politiques publiques à la Chambre des repré­sentants, le chef du gouvernement a précisé que la décision sera prise lors des derniers jours précédant l’échéance fixée, en fonction de l’évolution de la situation épidé­miologique.

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Saâdeddine El Othmani a insisté sur la nécessité du respect des moyens de prévention pour endiguer cette pandémie. Surtout que «plusieurs foyers à caractère familial ont été découverts, suite à des rassemblements n’ayant pas respecté ces mesures» (Ph. MAP)

Celle-ci reste, pour l’instant, «modérée, contrairement à ce qui se passe dans des pays voi­sins». El Othmani a été interpellé par les groupes parlementaires sur les décisions prises depuis l’instau­ration de l’état d’urgence, notam­ment la possibilité d’adopter des mesures d’austérité.

Pour El Oth­mani, «rien n’a été décidé dans ce sens». Pour lui, il s’agit pour l’ins­tant d’une «réorientation des dé­penses vers les secteurs prioritaires dans le dispositif de lutte contre le Covid-19 et ses implications éco­nomiques et sociales». Si la plu­part des groupes parlementaires ont mis l’accent sur l’importance des actions menées par le Maroc pour endiguer cette pandémie, certains d’entre eux ont ouvertement atta­qué le gouvernement.

C’est le cas notamment de Taoufik Kamil, chef du groupe parlementaire RNI-UC. Il a déploré le manque de commu­nication du gouvernement, notam­ment sur certains dossiers comme la situation des Marocains bloqués à l’étranger. Même son de cloche du côté de l’Istiqlal. Le député isti­qlalien Omar Abbassi a insisté sur l’importance de renforcer la com­munication, particulièrement en ce qui concerne l’utilisation des res­sources du Fonds spécial Covid-19.

Kamil, pourtant chef de groupe d’une composante essentielle de la majorité, a estimé que «les citoyens font les frais de la mauvaise gestion du secteur de la Santé, notamment en termes de dysfonctionnements ayant marqué la répartition des res­sources humaines ou l’acquisition des équipements médicaux».

Il a également mis en garde contre les défaillances qui risquent de plom­ber le système de distribution des aides, suite à l’adoption du critère d’adhésion au Ramed. Or, «c’est un modèle qui a montré ses limites», selon le chef du groupe RNI-UC. Celui-ci a aussi critiqué le retard du déploiement du registre social unifié et l’exploitation politicienne de ce dossier.

Aujourd’hui, la plupart des groupes parlementaires insistent sur l’importance de se pencher dès aujourd’hui sur les scénarios de l’après-crise, comme l’a sou­ligné Salaheddine Abou El Ghali, député PAM. Certains d’entre eux ont élaboré des propositions écrites, à l’instar des représentants de la FGD.

Certaines mesures prévues concernent la gestion de cette crise et les opportunités qui pourraient être exploitées notamment par la di­plomatie marocaine. Omar Balafrej, député FGD, a proposé de donner la priorité à l’Afrique, particulièrement à l’Algérie, dans les exportations des masques produits localement, après la réalisation de l’autosuffisance.

Eviter le pire

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La levée de l’état d’ur­gence sanitaire sera liée à l’évolution de la situation épidémiologique, comme l’a souligné le chef du gouverne­ment. Celle-ci reste détermi­née par le respect des mesures de prévention mais également par le renforcement des capa­cités du dispositif médical. Sur ce point, le chef du gouvernement a indiqué que 2 milliards de DH ont été mobilisés pour couvrir les dépenses liées principalement à l’achat de matériel médical et hospitalier. Cela concerne 1.000 lits supplémen­taires de réanimation, 550 respirateurs, équipements radiologiques, matériel d’analyse laboratoire, à savoir 100.000 équipements de prise d’échantillons, 100.000 équipements de dépistage, en plus des médi­caments, produits pharmaceutiques, consommables médicaux et gaz médicaux… Depuis l’annonce de l’état d’urgence sanitaire, le gouverne­ment a annoncé plus de 300 mesures, couvrant les domaines médical, économique et social, a rappelé le chef du gouvernement. Ce qui a per­mis «d’éviter le pire», a-t-il expliqué. Actuellement, «le développement des cas demeure modéré» et «le nombre des personnes en état critique est en baisse», a-t-il indiqué.

M.A.M.

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