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Economie

Equipementiers: L’après crise encore plus critique…

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5732 Le 02/04/2020 | Partager
Le comportement d’achat des ménages sera recentré sur l’essentiel
Redémarrer ne sera pas diffi­cile, mais les usines ne tourne­ront qu’à 50%, soit à perte
Plombés par l’arrêt des usines automobiles, leur trésorerie lourdement impactée

La pandémie du Covid-19 est une véritable onde de choc pour les équi­pementiers, comme pour le reste de l’écosystème automobile. Le secteur est doublement impacté, d’abord par l’arrêt d’activité des constructeurs et aussi par la crise économique imposée par ce fléau mondial.

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Pour l’instant, tant que la durée d’arrêt des usines automobiles n’est pas connue, il sera difficile d’évaluer les dégâts et de prévoir un scénario de sortie de crise, indiquent les opérateurs (Ph. Adam)

En effet, la plupart d’entre eux sont actuellement à l’arrêt, à cause de la suspension de l’activité des construc­teurs installés au Maroc, Renault Tanger, Somaca et PSA à Kénitra, et celle de la grande majorité des usines automobiles du sud de l’Europe.

Cette pause forcée n’inquiète pas trop les opérateurs, indiquent certains d’entre eux contactés par L’Economiste. «Des plans sont mis en place pour la reprise de la production, avec des procédures bien ficelées, même si pour certains l’opéra­tion risque d’être tendue. «Redémarrer les machines sera facile, ramener les travailleurs qui sont rentrés dans leurs villes respectives sera plus challengeant», explique ce directeur d’une usine de la Zone franche de Tanger, TFZ.

En effet, une grande partie des em­ployés du secteur, câblage en particulier, est issue d’autres villes du Maroc. Dès l’annonce de l’arrêt du travail et du dé­but de confinement, ils ont regagné leurs villes d’origine.

La gravité de la situation dépendra surtout de la durée du confinement et donc de la suspension de l’activité. Les aides de l’Etat avec une indemnité de 2.000 DH pour les arrêts temporaires de travail est la bienvenue, même si elle n’est pas suffisante.

«Les dispositions de l’Etat ont été courageuses pour préserver la santé financière des gens, mais l’offre d’appui n’est adaptée qu’aux personnes payées au SMIG et assimilés, pas pour le reste: ouvriers qualifiés, cadres dont la rémunération va au delà», tempère le patron d’une autre entreprise. Les entre­prises seront obligées de compenser pour maintenir les niveaux de salaires de leurs employés et encadrement, tant que leur situation financière leur permettra.

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Mais si la durée de confinement devait être ral­longée, les sociétés risquent d’être tota­lement asphyxiées. En effet, même s’il donne une image de haute technologie et de fortes capitalisations, le secteur, reste à faible marge avec 5% dans le meilleur des cas.

Cependant, la deuxième secousse risque d’être plus forte, rappellent les opérateurs. Car même en cas de relance de la production, la demande dans le sec­teur de l’automobile prendra des années avant de retrouver le niveau d’avant la crise.

Une fois les restrictions levées, les comportements d’achat des ménages seront recentrés sur des dépenses plus ba­siques comme la nourriture et reporteront tout investissement comme l’achat ou le renouvellement d’un véhicule. «Cela suppose que les usines des équipemen­tiers dont le business plan est d’investir pour produire à plein régime devront se contenter de tourner à 50% de leur capa­cité, soit à perte», note un responsable.

Pour l’instant, tant que la durée d’arrêt des usines automobiles n’est pas connue, il sera difficile d’évaluer les dégâts et de prévoir un scénario de sortie de crise. En Chine, on assiste à un redémarrage timide du tissu industriel, mais en Europe, ce n’est pas encore le cas et cela risque de durer encore des semaines. Pour l’heure, les opérateurs gardent foi car il faudra être prêt à organiser la reprise.

Faurecia rouvre en Chine

Aaprès avoir arrêté une bonne partie de ses sites de production, l’équi­pementier Faurecia annonce la réouverture de ses sites en Chine avec un taux moyen de 70% d’activité. Il annonce aussi disposer d’une assiette financière solide lui permettant de traverser la période de fermeture de ses unités améri­caines et européennes grâce à diverses lignes de crédit et à une anticipation de la baisse de l’activité. Mais la crise a aussi laissé des traces. Faurecia souligne également avoir réduit de manière drastique, tous ses coûts, ses frais de déve­loppement et investissements, y compris sa masse salariale en ayant recours au chômage partiel pour son personnel dans l’ensemble de ses sites.

Ali ABJIOU

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