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Economie

Pétrole: Les cours à leurs plus bas niveaux depuis 18 ans

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5731 Le 01/04/2020 | Partager
Le baril chute aux alentours des 20 dollars
Coronavirus et guerre des prix… les principales causes
Des pertes mais aussi des gains pour la région Mena
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Les cours du pétrole chutent toujours. Alors qu’ils oscillaient autour des 30 dollars/baril au début de mars, ils sont à nouveau tout proches voir en dessous des 20 dollars/baril. La demande de brut subit de plein fouet la crise sanitaire et les mesures mises en place par les Etats pour enrayer la propagation du coronavirus (Ph. AFP)

Les cours du pétrole continuent leur baisse. Chutant à près de 20 dollars, les barils du Brent à Londres et du WTI à New York sont à leurs plus bas niveaux depuis début 2002. Ce plongeon est la conséquence directe de la chute de la demande en or noir liée à la crise de la pandémie de coronavirus et de la guerre des prix que se livrent l’Arabie saoudite et la Russie.

Les cours du pétrole ont ainsi chuté de plus de 50% depuis le début de la crise sanitaire. Une situation qui engendre des pertes mais aussi des gains pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Il y aura bien sûr un impact sur le Maroc.

Ainsi, les pays importateurs de pétrole bénéficieront de la diminution de la facture des importations et du montant des subventions aux carburants tandis que les exportateurs perdront des recettes d’exportation et des recettes budgétaires. Les restrictions de voyage imposées à la suite de la crise de santé publique ont réduit la demande mondiale de pétrole, selon les projections du FMI.

Et, faute d’un nouvel accord de production entre les pays membres de l’OPEP+, l’offre de pétrole est devenue excessive. Quant aux pays importateurs de pétrole de la région, ils seront probablement touchés par des effets secondaires. Ceci notamment à travers la diminution des envois de fonds et la baisse de la demande de biens et de services dans le reste de la région.

Outre la crise sanitaire, la demande de brut subit également les mesures drastiques mises en place par les Etats pour enrayer la propagation du virus, limitant très fortement les déplacements des marchandises et des personnes.

D’ailleurs, c’est du pétrole et du Covid-19 qu’ont discuté le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine. Les deux dirigeants se sont accordés sur l’importance de la stabilité dans le marché international de l’énergie. Ils se sont aussi mis d’accord pour collaborer dans la lutte contre le coronavirus et pour endiguer la crise économique liée aux mesures de confinement, à la fermeture des frontières et à la distanciation sociale.

Dans le cadre de son discours au sommet des pays du G20, Vladimir Poutine avait proposé un moratoire sur les sanctions économiques frappant plusieurs pays dont le sien en raison de la crise économique provoquée par la propagation du coronavirus.

Ce que propose Riyad

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Quant à l’Arabie saoudite (Premier exportateur de pétrole brut au monde), le pays souhaite porter ses exportations pétrolières au niveau record de 10,6 millions de barils par jour (mbj) à partir du mois de mai. Le tout en pleine guerre des prix avec la Russie et malgré les critiques. Riyad avait déjà annoncé début mars une hausse de ses exportations à 10 mbj par jour pour avril à la suite de l’échec de négociations sur le renouvellement d’une réduction de la production entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie, destinée à soutenir les prix. Le royaume saoudien exportait auparavant environ 7 mbj dans le cadre d’un accord conclu entre le cartel et ses partenaires, Moscou en tête. Des analystes s’attendent à voir le pétrole s’effondrer encore plus, les capacités de stockage approchant leur capacité maximale.

F. Z. T.

 

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