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    Apebi: La feuille de route du binôme El Alaoui-Tarhine

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5675 Le 14/01/2020 | Partager
    Comment rendre la fédération plus inclusive et transversale
    L’ADD dévoile les orientations du numérique à l’horizon 2025

    A J-1 de l’Assemblée générale ordinaire élective, c’est la mobilisation générale auprès de l’Apebi. En effet, lors de ces élections tant attendues par les 200 entreprises membres de la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring, les deux binômes candidats en lice présenteront leurs programmes respectifs.

    C’est un exercice procédural puisque les jeux sont faits et les adhérents savent déjà pour quelle équipe/programme ils devront voter. L’AGE sera tenue demain, mercredi 15 janvier, en présence du DG de l’Agence du développement digital (ADD), Mohammed Drissi Melyani, qui dévoilera la stratégie d’orientations générales pour le développement du digital.

    Une feuille de route censée baliser le terrain du secteur et donner plus de visibilité sur la période 2020-2025. Le ministère de tutelle devra aussi présenter, lors de cette même assemblée, l’état d’avancement des lois et mesures régissant l’administration électronique. En attendant, c’est le compte à rebours pour convaincre les électeurs.

    Dans ce contexte particulier, les candidats multiplient les sorties et les réunions pour recueillir le plus de voix possibles. Youssef El Alaoui, candidat à la présidence, et Abdellatif Tarhine, candidat à la vice-présidence générale, se disent sereins et défendent leur programme. Un binôme qui parie sur la complémentarité et les synergies lors du prochain mandat.

    En effet, Youssef El Alaoui (41 ans) n’est autre que le vice-président général sortant. Il est aussi directeur associé de Mobiblanc, une entreprise marocaine cofondée en 2010. Mobiblanc est spécialisée dans l’ingénierie mobile et les solutions de transformation numérique. La firme a des sièges de représentation à Tunis et à Dubaï. El Alaoui se présente comme étant «un pur player aguerri» dans le cloud computing.

    Son colistier, Abdellatif Tarhine,  est architecte des systèmes d’information. Titulaire d’un master en systèmes d’information de l’Université de New York (Etats-Unis), le candidat VPG de l’Apebi est le DG de Netopia Solutions, qu’il a cofondée en 2006. Il est aussi le représentant africain du programme «Microsoft Regional Director».

    Il se présente comme étant un acteur de référence de la transformation digitale de l’administration et de l’entreprise marocaines, le système e-gov, les solutions de digitalisation, l’intelligence artificielle... Justement, la complémentarité de ce binôme réside dans la maîtrise du secteur privé (pour El Alaoui) et une meilleure connaissance de l’environnement institutionnel  et de l’administration publique (pour Tarhine).

    Ce qui promet des synergies public-privé pour le prochain mandat de l’Apebi, lequel démarre dès ce mois-ci. La feuille de route du binôme El Alaoui-Tarhine repose sur un programme «inclusif». «Nous insistons sur l’inclusivité, l’indépendance et l’éthique. Notre plan d’action s’inscrit dans la continuité mais plutôt dans une logique d’impact avec des résultats concrets pour les membres», résume Youssef El Alaoui. 

    Le binôme insiste sur les notions de «continuité et innovation dans un esprit d’équipe fédérateur». Prochaine étape, du concret pour les TPE numériques en termes de viabilité, de visibilité sur le marché, d’opportunités business dans la digitalisation des services en ligne... «Nous insistons également  sur la formation des ressources. L’objectif est de former au moins 16.000, voire 20.000 ingénieurs par an pour préserver les acquis de l’offshoring.

    Pour l’heure, les donneurs d’ordre se posent des questions sur la fiabilité de l’offre Maroc. C’est dire que le secteur de l’offshoring est en danger face à une concurrence de plus en plus redoutable en provenance de Tunisie, Sénégal, Madagascar, Roumanie, Pologne... Il faut l’admettre, nos concurrents sont très compétitifs», tient à préciser le candidat à la présidence de l’Apebi.

    Start-up Act

    Le défi est de multiplier les opportunités, faciliter l’accès aux marchés, aux financements, réduire les délais de paiement, encourager l’investissement, promouvoir les compétences nationales... de l’entreprise numérique. «La PME marocaine a de sérieux problèmes de croissance. Il va falloir briser le plafond de verre de la croissance. Pour y arriver, la petite entreprise devra travailler en étroite collaboration avec les grands groupes», insiste El Alaoui. 

    Au cas où il est élu ce  mercredi 15 janvier à la tête de l’Apebi, le VPG sortant compte redynamiser l’écosystème des startups via une approche systémique: «Il va falloir construire un écosystème durable et non pas unidimensionnel. Pour commencer, nous comptons opérationnaliser le Start-up Act, avec des avantages réels en termes d’accès aux marchés».

    Mais en même temps, El Alaoui consent que la startup devra monter en compétence, en gamme et surtout en valeur ajoutée... Pour convaincre les membres, le binôme promet de porter leurs doléances avec la garantie de solutions concrètes, de l’impact... avec des indicateurs chiffrés. «L’intérêt étant que l’Apebi devienne plus inclusive envers tous ses membres quels que soient la taille, le secteur ou le chiffre d’affaires de leurs entreprises».

    e-gov, usine 4.0, IA: Les défis majeurs

    Au moment où le monde entier ne jure que par l’usine 4.0, l’intelligence artificielle, le cloud, la blockchain... il est inconcevable que l’on parle encore en 2020 de l’e-gov au Maroc en tant que projet. «Le Maroc doit passer à l’action. Les diagnostics sont connus de tous. Nous manquons d’un grand souffle pour atteindre nos objectifs», martèle Youssef El Alaoui, vice-président général sortant de l’Apebi.  Selon lui, il y a de nombreux dispositifs encore au stade de projet. Hormis le e-gov, il y a la plateforme Gateway qui accuse beaucoup de retard ainsi que l’identifiant unique... C’est dire que le numérique a  besoin d’urgence d’une politique volontariste de l’Etat (une logique Top-Down). Ceci dit, les opportunités sont multiples car le numérique est une activité transversale. «Il va falloir repositionner le digital sur les enjeux de la politique industrielle, les plans sectoriels (automobile, aéronautique, textile...). Le potentiel est énorme dans la santé, la télémédecine, la formation-éducation, les télécoms, l’information...

    Amin RBOUB

     

     

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