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Economie

Développement humain: Le Maroc derrière… l'Irak et la Palestine!

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5652 Le 11/12/2019 | Partager
Il reste cantonné dans la catégorie des pays à développement moyen
La Tunisie, l'Egypte et la Libye mieux classées

Le rapport 2019 du Pnud sur le développement humain risque de faire du grabuge. Le Maroc a amélioré sa position de deux rangs,  se hissant à la 121 e rang. Mais il reste englué dans les profondeurs du classement. Le Maroc est cantonné dans la catégorie des pays à développement humain moyen.

Ce classement est basé sur plusieurs paramètres comme les discriminations basées sur le sexe, la lutte contre les inégalités, la pauvreté, etc. Il  évalue 189 pays à travers leur indice de développement humain. Le Maroc se retrouve juste derrière l'Irak, la Palestine et le Vietnam. Il est devancé par des pays comme l'Egypte, la Libye (en pleine guerre civile depuis 8 ans!) et la Tunisie qui se retrouvent dans la catégorie des pays à indice de développement humain élevé!

Selon les auteurs du rapport, «les inégalités ont fortement diminué en Algérie, où les revenus des 40% les plus pauvres ont augmenté de 33 points de pourcentage de plus que la moyenne, et en Tunisie, où les revenus des 40% les plus pauvres ont progressé de 54 points de pourcentage de plus que la moyenne».

La valeur de  l'indice de développement humain du Maroc, qui mesure le niveau moyen atteint dans trois dimensions fondamentales (espérance de vie et santé, connaissances et niveau de vie décent) atteint 0,676 en amélioration par rapport à l'année dernière. Néanmoins, les progrès n'ont pas permis de réaliser un saut important dans le classement.

Dans son rapport 2019, le Pnud avertit qu'en ce début des années 2020, une nouvelle panoplie de capabilités devient indispensable pour la vie au 21 siècle. Les inégalités de capabilités plus avancées se creusent notamment par rapport à l’accès aux connaissances et aux technologies plus sophistiquées.

La proportion de la population adulte ayant fait des études supérieures progresse plus de six fois plus vite dans les pays à développement humain très élevé que dans les pays à développement humain faible. De même, les abonnements au haut débit fixe vont 15 fois plus vite.

Dans certains domaines, les inégalités se réduisent lentement dans la majorité des pays, mais il reste encore fort à faire. Une réduction des inégalités dans les différents groupes de développement humain est notée sur l’espérance de vie à la naissance, le pourcentage de la population ayant fait des études primaires et le nombre d’abonnements de téléphonie mobile.

La baisse des taux de mortalité des enfants dans les pays en développement s'est traduite par le  gain d’espérance de vie à la naissance entre 2005 et 2015. Les pays à développement humain faible rattrapent les autres  en matière d’accès à l’enseignement primaire et à la téléphonie mobile.

Pour autant, le pari de l'élimination des privations extrêmes de santé et d’éducation à l’horizon 2030 n'est pas gagné. Le Pnud estime à 3 millions le nombre d'enfants qui mourront chaque année avant d’atteindre leur 5e anniversaire (soit au moins 850.000 de plus que la cible de l’objectif de développement durable).

Et près de 225 millions d’enfants ne seront probablement pas scolarisés. «Les écarts se resserrent en partie parce que ceux au sommet de l’échelle n’ont plus beaucoup de marge de progression vers le haut», note l'institution internationale.

Inégalités politiques

«Les  inégalités de revenus et de richesses se traduisent souvent en des inégalités politiques, notamment parce qu’elles inhibent la participation politique». Selon le Pnud, cette situation laisse à des groupes particuliers une plus grande marge d’influence sur les décisions qui servent leurs intérêts. «Les asymétries entraînent parfois même des dysfonctionnements institutionnels qui nuisent à l’efficacité des politiques publiques». Plus encore, quand les plus nantis exercent une mainmise sur les institutions, les citoyens sont moins disposés à participer aux «contrats sociaux».

Khadija MASMOUDI

 

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