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    Economie

    Enquête L’Economiste-Sunergia: Les villes où il fait bon vivre

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5652 Le 11/12/2019 | Partager
    Tanger en tête de liste
    Les jeunes et les plus diplômés sont ceux qui optent le plus pour la cité du détroit
    Les ménages touchant plus de 12.000 DH sont les seuls à préférer Casablanca
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    Ces dernières années, la ville du détroit a amélioré le niveau de ses infrastructures, grâce notamment au plan Tanger Métropole. Son essor industriel ainsi que sa ligne à grande vitesse contribuent à son attractivité grandissante

    Pour leur lieu de résidence, les Marocains ne choisissent pas les villes les plus propres ou les plus calmes. Ils préfèrent plutôt s’orienter vers les grands pôles, là où ils peuvent accéder plus facilement à des infrastructures de base (santé, éducation, loisirs…) et décrocher des opportunités d’emploi ou d’affaires.

    Pour sa dernière série d’enquêtes, le cabinet Sunergia a demandé à 1.000 sondés dans quelles villes ils aimeraient vivre. Tanger a récolté le plus d’avis favorables (voir illustration). 20% des sondés l’ont plébiscitée. A leurs yeux, la cité du détroit semble présenter le meilleur compromis entre qualité de vie, disponibilité des services de base et activité économique.

    Une ville côtière de moins d’un million d’habitants, cosmopolite et chargée d’histoire, lieu d’art et de culture, à 15 km des côtes espagnoles, un climat agréable, un tissu industriel et commercial assez dense, des écoles supérieures et facultés et… un TGV qui la rapproche des capitales économique et administrative.

    «Tanger est aussi très animée, de jour comme de nuit, et même en hiver. Elle incarne une chaleur méditerranéenne et une âme très particulière, que l’on ne retrouve pas dans d’autres régions», témoigne un cadre tangérois.

    Ces dernières années, ses habitants ont également ressenti une nette amélioration des infrastructures, notamment grâce au plan Tanger Métropole, auquel près de 9 milliards de DH ont été alloués.  Marrakech arrive deuxième, avec 14% des voix, suivie de Casablanca (9%), ex aequo avec Tétouan, et talonnée de près par Agadir (8%).

    Marrakech, troisième plus grande ville du pays et sa première destination touristique, parvient donc à supplanter Casablanca. La cité ocre, prisée pour son soleil, avait été désignée comme celle offrant la meilleure qualité de vie en Afrique, devant Johannesburg en Afrique du Sud et Alexandrie en Egypte, par une étude réalisée en 2017 par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Ses points forts: la qualité de l’habitat, les infrastructures et la gouvernance.

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    Casablanca, ce monstre urbain

    Casablanca a beau être le plus gros contributeur au PIB (30,4% de la croissance nationale selon les derniers chiffres du HCP), elle se place troisième. La mégalopole, qui accueillait près de 3,4 millions d’habitants au dernier recensement de la population (2014), s’est transformée en véritable monstre urbain.

    Selon une récente étude du cabinet Mercer (voir L’Economiste N° 5633 du 13 novembre 2019), près de la moitié de  ses actifs sont prêts à la quitter, notamment en raison de problèmes de sûreté et de sécurité, de la pénibilité des transports et de la mobilité. Résider dans la capitale économique n’est pas de tout repos. 96% se disent stressés par le rythme de vie et de travail qu’ils y mènent.

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    Les petites villes n’ont pas la cote. Souvent dépourvues d’infrastructures de qualité, de centres de loisirs, d’animations et présentant de faibles opportunités économiques, elles n’attirent pas

    Des villes comme Ifrane, Essaouira ou encore Benslimane, bien que agréables, ne font pas le poids. Elles recueillent entre 0 et 4% des sondages.
    Qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes, le classement est pratiquement identique. Néanmoins, le choix des femmes pour Tanger et Marrakech est nettement plus marqué. Les messieurs, eux, même s’ils préfèrent la ville du détroit, ont des avis partagés. Ils mettent Marrakech, Casablanca, Agadir et Tétouan ex aequo après Tanger.

    Par âge, les jeunes de 18 à 24 ans sont ceux qui optent le plus pour la ville du détroit. 29% déclarent souhaiter s’y installer pour sa qualité de vie. Elle arrive loin devant les autres destinations, comme Marrakech (11% des jeunes sondés), Casablanca (9%) et Tétouan (8%). Les 18-24 ans peuvent également être attirés par l’industrie automobile florissante de la région, offrant de bonnes opportunités d’emploi. Sans compter que Tanger est considérée comme la porte de l’Europe.

    Plus on monte dans l’âge, plus le match est serré entre Tanger et Marrakech, qui restent en tête du classement. Casablanca, également en compétition avec Tétouan et Agadir, est souvent 3e ou 4e. Rabat, elle, se place entre la 5e et la 8e place, en fonction des âges. 

    Quel que soit leur niveau d’études, les sondés élisent Tanger comme ville où ils peuvent le mieux vivre. Le choix est encore plus prononcé chez les plus diplômés (25%). L’avis peut, toutefois, sensiblement varier en fonction du revenu du ménage. Pour ceux touchant moins de 2.000 DH, par exemple, Casablanca n’arrive qu’en cinquième position. Le coût de la vie dans la capitale économique étant dissuasif, les moins aisés pensent en priorité à Tanger, Marrakech, Agadir et Tétouan.

    En revanche, les ménages touchant plus de 12.000 DH optent pour Casablanca. Ils sont, d’ailleurs, les seuls à placer la ville blanche au top du classement. Ils pensent ensuite à Tanger et Agadir (ex aequo), puis à Marrakech et Ifrane.  Le milieu de résidence n’engendre pas de différence significative dans les choix des sondés.

    Fiche technique

    L’enquête L’Economiste-Sunergia Etudes rentre dans le cadre de Market Insights du groupe Sunergia. La méthodologie repose sur l’enquête téléphonique sur système CATI. L’enquête a été réalisée lors de la rentrée des vacances estivales, sur la période allant du 5 septembre au 31 octobre 2019. Au total, 6.257 personnes ont été contactées dont 1.000 entretiens réalisés. L’échantillon compte 1.000 personnes interrogées de façon aléatoire, soit une marge d’erreur de +/-3,1%. La structure de l’échantillon a été redressée de façon à appliquer exactement la structure de la population marocaine issue du recensement (RGPH 2014) du Haut-Commissariat au plan (HCP). La réalisation a été confiée aux équipes de Marketphone, filiale du groupe Sunergia à Casablanca. Cinq critères de quotas ont été appliqués: sexe, âge, milieu d’habitation, région et CSP.
    Les sondés sont à 49% des hommes (490) et à 51% des femmes (510). 60% des répondants vivent en milieu urbain contre 40% en milieu rural. Les catégories socio-professionnelles relèvent des CSP suivantes: A et B (13%), D et E (31%) ou encore C (56%). Toutes les grandes régions y sont représentées.

    Ahlam NAZIH

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