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    Formation professionnelle: Enormes besoins dans le paramédical

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5619 Le 22/10/2019 | Partager
    Un manque de 10.000 infir­miers uniquement dans le public
    Les Emirats arabes unis for­ment et recrutent des profils au Maroc
    Une problématique mon­diale!
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    En 2017, près de 7.522 jeunes ont été diplômés par des établissements de la formation professionnelle, publics et privés, spécialisés dans le paramédical, selon les derniers chiffres disponibles. Contrairement au public, le privé est massivement positionné sur le paramédical. Les instituts privés spécialisés dans ce domaine (près de 160 couvrant 20 filières) assurent plus de 99% de l’offre de formation. Ils reçoivent, en outre, environ le quart des stagiaires du privé

    «Il existe un besoin mondial dans le paramédical. Au Maroc, uniquement dans le public, la demande en infirmiers est de 10.000, toutes catégories confon­dues», relève Abbès Ouanaïm, président de l’Association marocaine des instituts privés de formation paramédicale (Amip­fop).

    Dans le privé aussi, les besoins sont énormes, que ce soit dans les cliniques, laboratoires d’analyses médicales, cabinets médicaux, pharmacies d’officine, maisons de retraite… Les postes proposés sont di­vers, tels que aide pharmacien, assistant médical, ambulancier, brancardier, auxi­liaire de vie… Les salaires ne sont, toute­fois, pas toujours top, comme dans le cas des infirmiers.

    Néanmoins, ces derniers arrivent à bien s’en sortir grâce aux pour­boires récoltés. Les profils les plus expéri­mentés réussissent à bien gagner leur vie. Ceux possédant un baccalauréat et ayant effectué des cursus plus spécialisés (bac+3) peuvent se mettre à leur compte, en ou­vrant leurs propres cabinets.

    C’est le cas des prothésistes dentaires spécialisés, kiné­sithérapeutes, sages-femmes, opticiens-op­tométristes, orthophonistes, orthoptistes… Les infirmiers polyvalents, de leur côté, peuvent dispenser des soins à domicile (pansement, injections, prélèvements...).

    Dans le public, les hôpitaux sont parfois amenés à sous-traiter des services chez des sociétés privées pour faire face au manque  d’effectifs. «Des entreprises peuvent ainsi gérer un parc d’ambulances tout en appor­tant des ambulanciers formés», explique le président de l’Amipfop.

    Le déficit de ressources humaines dans le paramédical pousse certains pays à prospecter à l’international. C’est le cas des Emirats arabes unis. «Pour des raisons de langue notamment, le pays, à la recherche d’infirmiers et de sages-femmes, avait du mal à recruter au Maroc. Une section de la faculté Cheikha Fatma a ainsi été créée dans un établissement de l’Ofppt à Hay Riad à Rabat, pour des formations complé­mentaires de 18 mois pour diplômés, avec une bourse mensuelle de 6.000 DH. Le diplôme reçu est équivalent à la licence», partage Ouanaïm.

    «Le concours est orga­nisé chaque année. La moitié des profils est issue d’établissements privés», poursuit-il. Les Emirats arabes unis arrivent ainsi à répondre à leurs besoins de manière plus ciblée et en quantité suffisante.

    Chez les médecins, aussi, le déficit est cruel. Selon les données de la Banque mondiale, le Maroc compte à peine 6,2 médecins pour 10.000 habitants. Et ils sont de plus en plus nombreux à choisir de s’expatrier, à destination d’Europe et d’Amérique du Nord.

    Ahlam NAZIH

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