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    CGEM: Enfin le vrai démarrage

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5472 Le 13/03/2019 | Partager
    Une douzaine de points au conseil du mardi 19 mars
    Régionalisation, loi de finances 2020, dialogue social, fiscalité…
    Les nominations aux organes extérieurs, lot de consolation
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    Le conseil d’administration du mardi 19 mars marquera le vrai démarrage du plan d’action de Salaheddine Mezouar, président de la CGEM (Ph. F. Al Nasser)

    Agenda chargé pour le conseil d’administration que tiendra la CGEM, mardi 19 mars. Un ordre du jour avec pas moins d’une douzaine de points. Outre l’arrêté des comptes pour 2018 et l’approbation du budget 2019, l’agenda de Salaheddine Mezouar porte sur la présentation des plans d’action triennaux des commissions, la nomination des vice-présidents des commissions, l’adoption de la charte de l’administrateur de la CGEM…

    Une diversité de sujets qui fait dire à un membre de la Confédération que «la préoccupation du  président est de rattraper le retard de 10 mois après son élection». La réunion prévue à 15 h devrait se prolonger dans la soirée vu que chaque point mériterait une journée entière. De plus, les administrateurs n’ont pas encore reçu  de documentation pour mieux préparer le conseil.

    «Il est vrai que la CGEM a démarré tard, mais le président a profité de ce temps pour faire la tournée des régions pour échanger avec les représentants régionaux et écouter leurs attentes. Avec la nouvelle plateforme gouvernement-CGEM, il y a un nouveau cadre de travail. Tous les chantiers sont ouverts et les échéances approchent», explique Youssef Mouhyi, président de l’Union régionale de Marrakech/Safi.

    Parmi les chantiers sur lesquels est attendue la CGEM, les préparatifs du projet de loi de finances 2020. Les attentes sont immenses après une année fiscale blanche sur le plan fiscal. Le patronat s’étant abstenu de présenter son catalogue de doléances fiscales habituel.

    Mais auparavant, la CGEM doit préparer les assises fiscales qui se tiendront les 3 et 4 mai prochain. Lors du conseil, le président présentera l’état d’avancement de ces préparatifs.

    Cette année, les attentes sont plus grandes, d’autant que le gouvernement a dû revenir sur les mêmes mesures que le patronat avait réclamées pour lutter contre l’informel.

    «Il y a beaucoup de contradictions sur le terrain en rapport avec la prolifération de l’informel. D’un côté, le fisc s’est bien structuré et équipé des moyens technologiques lui permettant de procéder à des recoupements, et de l’autre, nous avons des boulevards d’informel qui continuent de prospérer. Il faut absolument trouver une solution», déclare Mouhyi.

    Sur la question de l’informel, il faut rappeler que la Confédération patronale a réclamé la tenue d’assises pour identifier les pistes de réforme, quitte à décréter une grande amnistie fiscale et démarrer sur de nouvelles bases.  Le sujet sera évidemment débattu en long et en large lors des assises de la fiscalité.

    Le conseil de la CGEM planchera également sur la nomination de ses représentations au sein d’une quarantaine d’organes externes tels que la CNSS, l’OFPPT, la CIMR, les conseils régionaux, agences urbaines… De l’avis de certains de ses membres, la Confédération a pris du retard en matière d’ancrage régional.

    «En matière de régionalisation avancée, l’Etat est en avance par rapport à la CGEM. En effet, les unions régionales de la Confédération ne sont qu’une émanation de celle-ci. Tant qu’elles ne sont pas dotées de la personnalité morale, elles n’auront pas les moyens de leurs ambitions», constate Mouhyi.

    Les antennes régionales de la CGEM sont implantées dans des régions liées avec des conseils régionaux à l’étranger. Mais les unions régionales ne peuvent pas signer de partenariats ni de jumelage avec des organisations patronales régionales à l’international. Pas plus qu’avec les conseils régionaux au Maroc. Il faut toujours que ce soit le siège qui signe.

    Le dialogue social fait partie des points qui seront débattus lors du conseil. Les administrateurs veulent anticiper les décisions qui pourraient être prises par le gouvernement pour ne pas avoir à les subir. La plateforme gouvernement-patronat pourrait être le cadre idoine pour tenter d’influer sur le cours des choses.

    Une place pour les conseillers

    Au programme du conseil du mardi 19 mars également, la présentation de la charte de l’administrateur de la CGEM. Comme il l’avait promis, Salaheddine Mezouar souhaite introduire plus de transparence au sein de la confédération en liant ses structures aux textes et aux statuts et non pas aux personnes. Sur cette même lancée, le patronat devrait mettre à jour ses statuts en dégageant une place au profit de ses sept conseillers de la seconde Chambre. Pour le moment, seuls les présidents d’union régionale et de commissions sont administrateurs en raison de ces fonctions. Trois autres membres sont exclus et n’ont pas pu être nommés lors de la formation du bureau de Mezouar. Or, «il est important que les conseillers qui prennent des options politiques en votant des lois au nom du patronat soient administrateurs pour s’imprégner des priorités de la Confédération», recommande Youssef Mouhyi, président de l’Union régionale CGEM Marrakech/Safi et conseiller à la seconde Chambre.

    Hassan EL ARIF

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