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    Economie

    Le Maroc, plaque tournante de la drogue

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5469 Le 08/03/2019 | Partager
    Cocaïne, héroïne, cannabis... le pays signale les plus grandes saisies de la région en 2018
    Le Tramadol, qui fait des ravages en Egypte, de plus en plus consommé
    Carrefour de transit et surtout de consommation
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    L’OICS a fait part de son inquiétude face aux réformes législatives concernant l’usage non médical de cannabis et a prévenu des problèmes qu’elles posent pour la santé et le bien-être, particulièrement chez les jeunes» (Ph. Bziouat)

    L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) tire la sonnette d’alarme concernant l’usage non médical de cannabis. Le rapport annuel de cet organisme relevant de l’ONU, présenté jeudi à Rabat, a mis en garde contre la menace «d’affaiblir la perception des risques associés à la consommation de cette substance».

    Aujourd’hui, le cannabis constitue un véritable marché avec de grandes retombées économiques, selon les pays ayant franchi le pas de la légalisation. Au Maroc, certains partis avaient plaidé pour la réglementation de la culture et la production de cette plante, notamment à usage médical.

    Les responsables de l’OICS ont insisté sur les risques de détournement liés à l’ouverture du marché à la consommation de cannabis à des fins récréatives. Surtout que cette drogue continue à figurer en tête de la liste du trafic des stupéfiants. Le rapport 2018 souligne que «le cannabis est le plus largement saisi par les services de détection et de répression africains». C’est le Maroc qui a signalé la plus grande saisie, avec plus de 117 tonnes de résine et 283 tonnes d’herbe.

    Le pays se transforme également, à l’instar d’autres Etats africains, en point de transit et de consommation des drogues dures. En février 2018, les autorités marocaines ont signalé une saisie exceptionnelle de 541 kg de cocaïne. L’année d’avant, le Maroc avait également déclaré les plus grosses quantités dans la région, avec 2,8 tonnes. Idem pour l’héroïne, qui continue de transiter par le pays, à destination d’autres marchés.

    En 2017, Rabat a saisi à peu près 12 kg d’héroïne. Au-delà de ces catégories «classiques», d’autres stupéfiants font leur entrée sur le marché marocain. C’est le cas notamment des substances non placées sous contrôle international, comme le Tramadol. Ce médicament qui fait des ravages dans certains pays comme l’Egypte, fait son entrée sur le marché marocain.

    Le rapport précise que le Maroc fait état de la prolifération du Tramadol, avec des saisies ayant atteint 40 millions de comprimés en 2017. «De plus en plus de personnes au Maroc consomment cet opioïde de synthèse, mais nous ne pouvons pas spéculer sur l’ampleur de ce phénomène puisque nous ne disposons pas de chiffres exacts», a expliqué Dr Jallal Toufiq, vice-président de l’OICS.

    M.A.M.  

     

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