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    Culture

    Festival des arts populaires: Sauvegarder le patrimoine, la mission

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5309 Le 06/07/2018 | Partager
    Plus de 300 artistes à cette 49e édition
    Des troupes qui rappellent l’histoire des chants et des danses populaires
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    Confluence des symbolismes et des gestuelles. C’est sous ce thème que se poursuit le festival des arts populaires à Marrakech, le Fnap, jusqu’au 6 juillet (Ph. Mokhtari)

    Confluence des Symbolismes et des Gestuelles. C’est sous ce thème que se poursuit le festival des arts populaires à Marrakech, le Fnap jusqu’au 6 juillet. Les spectacles de cette 49e édition se dérouleront sur trois sites du Palais Badii et du Théâtre royal. La mise en scène du spectacle patrimonial du Palais Badii est confiée au réalisateur Zinoun qui n’en est pas à sa première expérience pour le Fnap.

    Pour marquer le 4e anniversaire du Festival national des arts populaires et son retour après 3 ans d’absence, les organisateurs ont arrêté une programmation artistique riche et diversifiée. Le festival a démarré comme à l’accoutumée avec une parade des troupes participantes. Parade à laquelle 500 artistes ont pris part. Une parade qui les a menés directement au Palais Badii, où plus de 40 troupes traditionnelles de différentes régions du Maroc se produisent.

    Au cœur du prestigieux site du palais Badii, séculaire monument historique, œuvre du 16e siècle, le Fnap accueille ses troupes somptueusement généreuses, pour présenter des tableaux aussi différents qu’unis. La diversité est tellement fusionnelle à l’image des régions du Maroc.

    Les troupes célèbreront chaque soir, la magnificence du Royaume, tout en rappelant la grande histoire de la vie musicale: Les percussions ascendantes de la Dakka El Marrakchia, la beauté corporelle de la danse de la Rokba de Zagora, le déchaînement crescendo des rythmes des tambours de la magistrale troupe d’Ahouach d’Ouarzazate donnent la réplique aux ballets de l’ensemble de Kelâat Mgouna, aux Rouaiss du Souss, aux mélodies Hassanies à la pureté de la danse de la Guedra des provinces du Sud et aux démonstrations idylliques et synchronisées au quart de tour, de Taskiouine, sans oublier évidemment, tout le haut de gamme constitué par les prestations des groupes et solistes représentant les régions du Maroc Central, de l’Est et du Nord, respectivement avec Aabidates Rma et La Aita, Laalaoui et l’arabo-andalou.

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    Pour marquer le 4e anniversaire du Festival national des arts populaires et son retour après 3 ans d’absence, les organisateurs ont arrêté une programmation artistique riche et diversifiée (Ph. Mokhtari)

    C’est tout ce patrimoine que les acteurs marrakchis et que le ministère de la culture souhaitent préserver. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le Festival national des arts populaires est non seulement la manifestation culturelle la plus importante dans l’histoire du Maroc contemporain, mais aussi déclarée par l’Unesco comme chef d’œuvre du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité, depuis le 4 Juillet 2005.

    En parallèle, un colloque international sera organisé avec la participation d’éminents universitaires et spécialistes du domaine, ce vendredi 6 Juillet sous les thèmes suivants: Chants et musiques Afro-méditerranéens, influences et confluences et gestes et musiques Afro-méditerranéens, de la continentalité à l’universalité. Sur le plan commercial, les organisateurs souhaitent sortir le festival du marasme dans lequel il vit.

    Ainsi, le Conseil régional du tourisme (CRT) a promis de mettre en place durant la période des festivités, des packages incitatifs pour les nationaux qui comprendront billets et chambres. Ce n’est pas la première fois que l’on promet monts et merveilles pour ce festival.

    Espérons que les promesses seront tenues cette fois-ci. Le bilan ne pourra se faire évidemment qu’à la fin de cette édition qui revient après 3 ans d’absence. Ici aussi espérons que les repreneurs de ce festival, le plus ancien au Maroc garderont le souffle. Car, malgré les petits couacs comme l’absence de communication, Marrakech a besoin de cet événement.

     

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