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    Droit d'asile: L’Allemagne durcit le ton

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5106 Le 14/09/2017 | Partager
    Les pays ne respectant pas les quotas d'attribution seront privés d'aides
    Certains pays d'Europe de l'Est pointés du doigt

    L’avertissement lancé par la chancelière allemande Angela Merkel est clair. Les pays qui ne respectent pas les quotas d'attribution du droit d'asile au sein de l'Union européenne pourraient se voir privés d'aides dans d'autres domaines. Ses propos sonnent comme un avertissement à certains pays d'Europe de l'Est, qui bénéficient de milliards d'euros en tant que membres de l'UE.

    Le gouvernement hongrois avait déjà dénoncé la décision de la justice européenne qui a débouté la Hongrie et la Slovaquie de leur recours contre ce mécanisme de quotas obligatoires de réfugiés. Budapest s'est illustrée ces deux dernières années par son opposition frontale à la politique migratoire européenne. Elle s’est refusée notamment à appliquer un plan européen de répartition de demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce, décidé en 2015 pour soulager ces deux pays en première ligne face aux arrivées de migrants. Le plan européen en question prévoyait de répartir jusqu'à 160.000 personnes en deux ans depuis Rome et Athènes vers les autres pays de l'UE, avec des critères d'éligibilité restrictifs.

    Il ne concerne ainsi que les demandeurs quasiment assurés d'obtenir l'asile, comme les Syriens et les Erythréens. En près de deux ans, seulement un peu plus de 24.000 demandeurs en ont jusqu'ici bénéficié, alors que plus d'un million de migrants ont débarqué sur les côtes des deux pays méditerranéens lors de la seule année 2015. La plupart ont continué leur route vers le nord de l'Europe.

    Depuis 2015, l'Allemagne a accueilli plus d'un million de demandeurs d'asile. Parmi eux des Syriens, des Irakiens ou des Afghans fuyant conflits et persécutions. Ce qui a valu à Angela Merkel des louanges internationales mais aussi des attaques xénophobes. Alors que la fermeture des frontières dans les Balkans et l'accord UE-Turquie sur le renvoi de migrants a réduit le nombre d'arrivées en Allemagne, la popularité d'Angela Merkel est en hausse. Son parti, la CDU, est crédité de 37 à 40% des suffrages, la donnant favorite pour les élections législatives du 24 septembre.

    Abus et discriminations

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    Plus de trois quarts des enfants et jeunes adultes tentant de migrer vers l'Europe par la Méditerranée centrale sont victimes d'abus, de trafics, de coups et de discriminations lors de leur dangereux périple. L'Unicef, spécialisée dans les droits de l'enfant et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) s'inquiètent dans un nouveau rapport en particulier du sort des migrants originaires d'Afrique subsaharienne. «La route migratoire de la Méditerranée centrale est particulièrement dangereuse, avec la plupart des migrants et des réfugiés traversant la Libye qui reste déchirée par le non-droit, les milices et la criminalité», est-il indiqué. De surcroît, les jeunes migrants payent en moyenne leur voyage entre 1.000 et 5.000 dollars et arrivent souvent en Europe endettés, ce qui les expose à de nouveaux risques.

     

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