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    Entreprises

    CIH Bank freinée par son redressement fiscal

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5106 Le 14/09/2017 | Partager
    L’impact sera absorbé sur l’ensemble de l’exercice
    La rentabilité en pâtit
    La bonne tenue de l’activité commerciale sauve la mise
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    Parmi les principaux contributeurs à la croissance du PNB de CIH, outre la banque elle-même, il y a Sofac qui réalise une performance importante (20 millions de DH de contribution). Il y a également l’activité de courtage qui contribue à hauteur de 3,7 millions de DH

    Premier semestre en demi-teinte pour CIH. La banque digitale affiche des résultats contrastés. Profitant d’une amélioration dans un certain nombre de secteurs, la banque a réalisé une «bonne» activité commerciale. D’ailleurs, l’encours des dépôts consolidé progresse de près de 7,5% pour atteindre 27,8 milliards de DH soutenu par la hausse de 15,2% des dépôts à terme ainsi que le bon comportement comme des ressources à vue des particuliers et des comptes d’épargne.

    Comme le précise le top management de la banque lors de la présentation des résultats semestriels, tenue mardi 12 septembre, ces postes profitent de la politique digitale de l’établissement avec le lancement d’offres dédiées à la clientèle des jeunes en particulier le produit CODE 30 qui s’est bien comporté, selon les dires de Ahmed Rahhou, PDG de la banque. Dans ce sillage, CIH Bank est parvenue à placer plus de 183.349 produits, conquérir 90.700 clients.

    A fin juin, la banque nouvelle génération affiche un niveau d’équipement de 3 produits par client. Parmi ces produits figurent sans nul doute les crédits. Ceux-ci se sont appréciés de 11,4% à 38,6 milliards de DH. Cela démontre ainsi la volonté de la banque d’élargir davantage ses activités de crédit au-delà de l’immobilier. Justement sur ce secteur, le management de la banque est totalement confiant puisqu’il continue à soutenir la promotion immobilière. Les prêts destinés aux promoteurs se sont appréciés de 15,4%.   

    Profitant d’une amélioration générale des marges au niveau du secteur, le PNB consolidé de CIH Bank progresse de 7,8% à 984 millions de DH bénéficiant de la croissance de la marge nette d’intérêt (2,8% à 739 millions de DH) ainsi que l’appréciation des résultats des opérations de marché. L’amélioration de l’activité est également attribuable aux bonnes performances de la filiale Sofac qui réalise des résultats remarquables, comme le constate le président du CIH Bank. A elle seule, la société de financement contribue positivement à hauteur de 20 millions de DH au PNB.

    Côté risque, CIH Bank voit son coût du risque explosé au premier semestre de plus de 100% à plus de 152 millions de DH compte tenu notamment du décalage dans le recouvrement des dossiers du passé. La banque affiche tout de même un taux de coût du risque de 0,37%, «le moins élevé du secteur».

    Sous l’effet du contrôle fiscal dont l’impact, comme le précise Rahhou, sera absorbé sur  l’ensemble de l’exercice 2017, le résultat net du semestre régresse de plus 33% à 144,7 millions de DH. Après incorporation des pertes (23 millions de DH) d’Umnia Bank et des autres filiales, le RNPG se déprécie de 32,3% à 122,1 millions de DH et ce malgré la progression de 33% des profits de Sofac.

                                                                               

    Rahhou: «Nous sommes tournés vers l’avenir»

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    - L’Economiste: Peut-on dire aujourd’hui que CIH Bank a totalement tourné la page du redressement?
    - Ahmed Rahhou:
    Nous sommes, en effet, sortie de cette phase de redressement depuis quelque temps déjà. Aujourd’hui nous sommes dans notre phase de développement. Cela se voit à travers l’évolution assez forte de notre collecte de dépôts et nos ouvertures de compte. Franchement, nous avons plus la tête vers l’avenir que dans le passé.

    - Où en êtes-vous des recouvrements des anciens dossiers? A combien estimez-vous ce gisement?
    - Il s’agit d’un gisement de plusieurs centaines de millions de dirhams, mais nous ne sommes pas certains de la capacité de recouvrer la totalité tout de suite. Le potentiel est là puisqu’il s’agit d’actifs que nous allons mettre sur le marché au bon moment. Maintenant, la banque n’a pas besoin de ces fonds pour vivre, puisqu’elle en est couverte en termes de risque.

    - Etes-vous satisfait des réalisations du premier semestre?
    - Lorsque vous regardez nos chiffres, le haut du compte d’exploitation, c’est-à-dire le PNB, le coefficient d’exploitation, le résultat d’exploitation, il est en amélioration. Nous avons évidemment les contraintes fiscales qui ont tiré les résultats vers le bas. Nous avons également un coup du risque qui n’est pas normatif et nous espérons qu’il s’améliore au second semestre.

    - Quelles sont les prévisions du CIH fin 2017?
    - Nous avons essentiellement quelques espoirs de boucler parmi les dossiers du passé un certain nombre que nous sommes en train de traiter car ils pourraient impacter positivement les résultats. Sinon l’activité commerciale marche très bien.

    Propos recueillis par Moulay Ahmed BELGHITI

     

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