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    Hépatite C: La maladie qui tue plus que le Sida

    Par L'Economiste | Edition N°:5076 Le 31/07/2017 | Partager
    Le Maroc parmi 28 pays représentant 70% de la charge mondiale de l'hépatite chronique
    Malgré la disponibilité des génériques, seulement 1,8% des patients sont pris en charge

    LA célébration de la journée mondiale contre l’hépatite C, le 28 juillet, remet sur le tapis le faible taux de dépistage et de diagnostic de cette maladie mortelle. Le Maroc est un des pays les plus touchés. Selon les dernières statistiques de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), il figure parmi les 28 pays ayant la plus forte charge de morbidité. Sur ce total, 11 pays concentrent près de 50% de la charge mondiale de l’hépatite chronique.

    Les 17 restants, dont le Royaume, ont également une prévalence élevée et totalisent, avec les pays susmentionnés, 70% de la charge mondiale. mondiale plus forte encore pour venir à bout de cette pandémie qui tue chaque année près 2 millions de personnes. C’est la 7e cause de mortalité bien avant le Sida. Au Maroc, la situation est alarmante. Le ministère de la Santé a annoncé un plan d’éradication à l’horizon 2025. Il n’existe, pour le moment, aucune étude épidémiologique vraiment fiable et précise sur la prévalence du virus HCV dans la population marocaine.

    Pour Dr Salim El Guermaï, DG des Laboratoires Galenica, le nombre de patients traités reste extrêmement faible puisque seulement 1,8% des patients ont été pris en charge à ce jour, d’après les statistiques médicales. «L’industrie pharmaceutique marocaine a fait ses preuves dans la maîtrise de la qualité, de l’efficacité et de la sécurité. L’offre thérapeutique est à jour et disponible avec les anti-viraux directs. Les hépatologues, même s’ils ne sont pas assez nombreux, sont vraiment au fait des dernières nouveautés thérapeutiques», ajoute ce pharmacien. Actuellement, les traitements accessibles sont disponibles et remboursables.

    Les médicaments génériques (Galenica, Pharma 5…) sont 60% moins chers que les médicaments princeps présents en Europe et aux Etats-Unis… «Il faut rester lucide. Le pouvoir d’achat au Maroc reste très faible. La santé ne figure pas en priorité dans les dépenses. En l’absence, donc, d’une couverture médicale et d’une prise en charge pour tout le monde, l’accessibilité à la santé restera insuffisante », précise Dr El Guermai.

    «On ne doit plus mourir de l'hépatite C!», s’indigne ce pharmacien. Au niveau mondial, tout le monde s’accorde à dire que l’hépatite virale est un problème majeur de santé publique et qu’il faut agir d’urgence. Le plan national de lutte et de prise en charge a été étudié, selon une approche nouvelle participative basée sur les dernières recommandations thérapeutiques de l’OMS. Cette organisation a déclaré, vendredi dernier, vouloir éradiquer le virus de l’hépatite chronique d'ici 2030. Un bilan qui ne semble pas «exagérément ambitieux» pour l'organisation.

    De nouvelles infections

    SELON l’OMS, on continue d’observer de nouvelles infections principalement par le virus de l’hépatite C. La proportion d’enfants porteurs d’une infection chronique par le VHB a été ramenée à 1,3% en 2015 contre 4,7% avant l’introduction des vaccins. Le vaccin contre l’hépatite B prévient environ 4,5 millions d’infections par an chez l’enfant. Toutefois, 1,75 million d’adultes ont contracté une nouvelle infection par le VHC en 2015. Et ce, en grande partie à cause de l’injection de drogues et des injections à risques dans les structures de soins dans certains pays. L’hépatite virale a tué 1,34 million de personnes dans le monde. Un chiffre comparable à celui de la tuberculose et dépassant celui du VIH.

    Hajar MANI avec N.D.

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