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    Economie

    Sucre: La fin des quotas UE va bouleverser le marché

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4968 Le 24/02/2017 | Partager
    Les majors restent le Brésil, l’Inde et la Thaïlande
    La région Mena absorbe 30% des flux mondiaux de sucre roux pour le raffinage
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    Avec une capacité totale de production de 1,65 million de tonnes, le Maroc est classé 6e dans l'échelle des pays producteurs et consommateurs de sucre au niveau africain. Depuis près de 9 siècles, le pain du sucre qui accompagne toujours le thé notamment dans nos campagnes est toujours présent (Ph. Mokhtari)

    Dans la filière du sucre, la date butoir de la nouvelle réglementation européenne (octobre 2017) devra changer la donne. Avec la fin des quotas des volumes des exportations, il est probable que l’Union européenne augmente ses exportations. Tout cela se répercutera sur l’Afrique et ailleurs. Tout dépendra de l’évolution des prix mais mécaniquement, les réformes post-2017 auront un impact sur les pays producteurs concurrents. Des impacts débattus lors de la 2e conférence internationale de sucre qui a achevé ses travaux jeudi 23 février à Marrakech et qui est sorti avec quelques recommandations pour certains pays.

    Il s’agira pour eux de trouver les moyens d’améliorer leur compétitivité, de diversifier leurs marchés, mais aussi leurs produits. Malgré une forte baisse enregistrée en 2016, le Brésil continue d’être le plus gros producteur avec le tiers de la production mondiale et 60% de l’exportation du sucre roux suivi de l’Inde, 2e producteur avec une production de 25 millions de tonnes (2015/16). Suite à des sécheresses, la production de sucre en Thaïlande a baissé à 9,66 Mt contre 11,30 Mt en 2014/15. Avec ses 14,9 millions de tonnes, l’UE fait tout de même peur. En effet, la fin des limitations aux exportations de sucre européen sur le marché mondial pourrait stimuler la production de l'UE qui est susceptible de devenir l'un des premiers exportateurs.
    Les fabricants de sucre ont déjà annoncé leur intention d'augmenter la production à partir de cette année.

    De plus, la betterave est devenue une culture compétitive grâce à des niveaux plus élevés d'investissements en R&D par rapport à la canne à sucre (plante d’origine du sucre du Brésil et de l’Inde). Selon les experts, la production européenne pourrait augmenter de 15 à 20% après 2017. Dans cette course, il y a tout de même le potentiel de la région Mena et Afrique du Nord qui en plus de sa production a beaucoup investi dans le raffinage. La capacité de raffinerie est passée de 5 millions de tonnes à 15 millions de tonnes dans la région Mena et devrait atteindre les 20 millions de tonnes à l’horizon 2020, indique Karim Salamon, chef analyste à Wilmar Sugar Paris. La région absorbe 30% des flux mondiaux du sucre roux. Pour rappel, Cosumar, soutenu par Wilmar, a démarré la construction d’une raffinerie en Arabie saoudite qui devrait être achevée en 2019.

     

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