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    Economie

    PIB agricole: Léger «décrochage» par rapport à la production céréalière

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4951 Le 01/02/2017 | Partager
    L'impact du recul de 70% de la production céréalière jugé limité sur la valeur ajoutée agricole
    Record de production oléicole et hausse de 7% pour l'agrumicole
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    La valeur ajoutée agricole a dégagé une contribution négative à la croissance. Sans les performances de certaines filières, la baisse aurait été plus importante (source HCP)

    «La valeur ajoutée agricole devient progressivement autonome de la production céréalière». Le constat est dressé par Mohamed Boussaid, ministre de l'Economie et des Finances qui s'est appuyé sur les résultats de l'année 2016. La baisse de 70% de la production céréalière en 2016 s'est traduite par un recul de 8% de la valeur ajoutée agricole. Cette même baisse aurait induit un effondrement de 20% de la valeur ajoutée agricole en 2007, une année de sécheresse de cette décennie.

    Cela dit, l'économie  n'a pas encore réussi le décrochage tant souhaité des conditions climatiques puisque la baisse de la valeur ajoutée agricole de 8% en 2006 a impacté la croissance: 1,6% en 2016, soit le niveau le plus bas des cinq dernières années. L'activité non agricole n'arrive toujours pas à atteindre des taux importants: 2,7% contre 3,5% en 2015 et 3,2% en 2014. Elle est particulièrement affectée par la baisse de la demande adressée au Maroc mais aussi par la difficile transition voire la lenteur de la transformation du non-agricole.

    Estimée à 33,5 millions de quintaux pour  la campagne 2015/16 contre 115  millions de quintaux la saison précédente, la production céréalière a enregistré son plus bas niveau depuis le lancement du Plan Maroc Vert  en 2008. Elle a été relativement compensée par les performances des autres filières. La production oléicole a atteint un record de 1,42 million de tonnes, soit une hausse de 24% en raison de l'extension des superficies plantées. La production agrumicole a pris 7% sous l'effet d'une augmentation des superficies, du rajeunissement des vergers et de l'amélioration des modes d'irrigation. Les cultures maraîchères ont également enregistré une hausse de près de 5%.

     

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    Le non agricole a du mal à enregistrer des niveaux de croissance importants. Cela est attribué notamment à la conjoncture défavorable marquée par la baisse de la demande adressée au Maroc (Source ministère des Finances)

    Mise à part l'année 2016 marquée par un très faible niveau de pluviométrie, les effets du Plan Maroc Vert sont visibles. D'autant que les investissements dans ce secteur sont passés de 7 milliards de dirhams en 2008 à près de 13 milliards en 2015 dont 32% viennent du privé. Cela s'est traduit par une hausse de la valeur ajoutée du secteur avec un taux de croissance annuel moyen de 8,9% sur la période 2008-2015 contre 3,4% pour le reste de l'économie. Sur la période 2009-2015, la filière céréalière a enregistré une production moyenne de l'ordre de 85 millions de quintaux en hausse de 21% rapportés aux objectifs du contrat programme. Un contrat programme qui vise la mise à niveau de la filière via la sécurisation de sa production à travers la hausse de sa productivité: amélioration variétale et intensification de la production dans le bour favorable.

    La reconversion des superficies céréalières fragiles dans le bour défavorable vers les cultures jugées plus résilientes au manque de pluviométrie est également prévue. Pour sa part, la filière arboricole est sur des résultats intéressants en termes de production: l'agrumiculture est à un taux de croissance annuel moyen de 7% alors que l'oléiculture est sur 5%. Globalement, les indicateurs du secteur agricole rendent compte des transformations introduites par le Plan Maroc Vert. Mais si la productivité s'est en quelque sorte améliorée, la valorisation des produits agricoles ainsi que la modernisation des systèmes de distribution et de commercialisation ne suivent pas.

    Ainsi le secteur industriel est peu intégré à l'amont agricole avec un taux (valeur ajoutée par rapport à la production) en baisse: 23,4% en moyenne sur la période 2000-2008 et 22% entre 2008-2013. D’où l'urgence de l'intégration amont-aval du secteur agroalimentaire pour une meilleure synergie entre le Plan Maroc Vert et la stratégie d'accélération industrielle autour de l'agro-industrie.

     

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