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    Economie

    Déficit budgétaire: Ce n’est pas gagné

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4951 Le 01/02/2017 | Partager
    3,4% du PIB en 2017 contre 3,9% en 2016, selon BMI Research
    Recettes publiques et retour de la croissance, des facteurs positifs
    Les dépenses d’investissement seraient concentrées sur la construction et l’énergie
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    La dette publique culmine à moins de 80% du PIB en 2016 et 2017. La tendance est attendue à la baisse pour les prochaines années. Le déficit budgétaire sera réduit aussi

    Le Maroc qui s’efforce à réduire son déficit budgétaire semble gagner son pari, même s’il sera en retard par rapport à l’échéancier initial. L’augmentation des recettes publiques, la reprise de l’activité économique et les efforts du gouvernement pour contenir la masse salariale du secteur public se traduiraient par une réduction du déficit budgétaire.

    C’est ce que prédit BMI Research (filiale de l’agence de notation Fitch Group) dans une nouvelle analyse sur les finances publiques du Maroc. L’assainissement budgétaire sera difficile, compte tenu du faible potentiel de nouvelles réductions des subventions, d’un budget de sécurité élevé et d’une forte augmentation des dépenses d’investissement. L’agence reste confiante sur la manière dont le Maroc gère sa dette. Le gouvernement maintiendra ses efforts d’assainissement budgétaire, ce qui se traduira par une réduction progressive de la dette publique.

    Le redressement de l’activité économique en 2017 aura un impact positif sur les recettes, en particulier du fait que le Trésor tire près de 80% de ses revenus des impôts directs et indirects. Entre-temps, les efforts continus visant à contenir la masse salariale du secteur public et à réformer le régime des subventions limiteront les dépenses courantes au cours des prochaines années. Fitch prévoit que le déficit budgétaire s’établira à 3,4% du PIB en 2017 contre 3,9% en 2016. La loi de finances avait prévu 3,5% (cf. notre édition N°4949 du 30/01/2017). D’après l’agence de notation Moody’s, le déficit budgétaire devrait passer à 3% cette année et 2,8% en 2018 contre 3,5% en 2016.

    La note économique de BMI Research revient largement sur l’état de santé des finances publiques. Ainsi, et au cours des dernières années, le gouvernement marocain a intensifié ses efforts pour restaurer un équilibre durable des finances publiques. Comme en témoignent, les efforts visant à élargir l’assiette fiscale et la réforme du régime des subventions. Un bémol, le nouveau gouvernement n’a pas encore été formé ce qui continue de retarder l’adoption du budget 2017. Malgré ce retard, il faudra s’attendre à l’amélioration de la situation budgétaire.

    En ce qui concerne les dépenses, le gouvernement maintiendra ses efforts pour contenir la masse salariale du secteur public et pour rationaliser les dépenses. Mais la remontée des charges de fonctionnement prévue à partir de 2017, limitera le rythme de réduction du déficit. Les gains supplémentaires sur les réductions des subventions seront restreints. Les subventions gouvernementales sont passées de 6,5% du PIB en 2012 à environ 1% en 2016, en raison de décompensation du prix des produits pétroliers. D’autres gains nécessiteront des baisses des subventions alimentaires et du gaz butane, qui seront plus petites et politiquement sensibles.

    Car elles toucheraient de manière disproportionnée les ménages à faible revenu. En outre, les tensions qui affectent la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena) encourageront le gouvernement à augmenter le budget dédié à l’Intérieur et la Défense. En attendant, il est prévu que les dépenses d’investissement seraient concentrées sur les secteurs de la construction et de l’énergie. Afin de financer ses déficits, le gouvernement marocain continuera à compter sur l’aide étrangère. Avec l’appui de la ligne de liquidité de 3,47 milliards de dollars du FMI, le Maroc peut poursuivre ses progrès économiques.

    La mise en garde du FMI

    Le FMI se félicite aussi des progrès réalisés dans le domaine de l’assainissement des finances publiques. Il encourage toutefois les autorités à réduire progressivement le niveau de la dette publique à moyen terme tout en préservant les dépenses pro-croissance et sociales. Le Fonds relève que les efforts devraient se concentrer sur l’accélération des réformes fiscales. Il recommande aussi la réforme de la fonction publique pour contenir la masse salariale du secteur public.

     

     

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