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    Rétrospective 2016

    Parlement: Qui sera au perchoir?

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4928 Le 30/12/2016 | Partager
    La présidence de la Chambre des représentants au cœur des négociations
    Elle pourrait revenir au RNI
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    Retraite des parlementaires, déclaration de politique générale, projet de loi de finances pour 2017,…sont les dossiers prioritaires de la prochaine présidence de la Chambre des représentants (Ph. Bziouat)

    La tradition veut que le poste de président de la Chambre des représentants soit réglé dans le cadre des négociations pour la formation du nouveau gouvernement. Du coup, le blocage des tractations a déteint sur le travail parlementaire, réduit à néant. En tout cas, le parti politique de la majorité qui veut prendre le contrôle du perchoir devra accepter de renoncer à deux portefeuilles ministériels. Pour l’heure, les députés attendent la conclusion de cet accord avant d’organiser «l’élection du président». Suivra alors l’installation des instances, comme le choix des membres du bureau, les chefs de groupes parlementaires et les présidents des commissions.  Pour occuper la présidence, plusieurs profils sont dans le pipe. Si le perchoir tombe dans l’escarcelle du RNI, Rachid Talbi Alami aura de fortes chances de rempiler, en dépit de la mauvaise humeur du PJD à son égard, à la suite de la convocation de leur chef de groupe parlementaire Abdallah Bouanou (polémique autour de ses relations avec la députée Ietimad Zahid). A moins d’opter pour Mbarka Bouaida, ancienne ministre déléguée aux Affaires étrangères et ex-présidente de la Commission des affaires étrangères de la chambre des représentants. Si son nom est retenu, elle sera la première femme à occuper ce poste, le troisième au niveau de la hiérarchie de l’Etat après le Souverain et le chef de gouvernement.  Au PJD, la tentation de prendre le perchoir en plus de la primature, fait son chemin. Le parti  veut reproduire le scénario de l’USFP qui avait en 1998 le contrôle de la Primature et la présidence de la Chambre des représentants. A l’époque,  Abderrahman Youssoufi était le premier ministre du gouvernement d’alternance. Dans cette hypothèse, c’est le nom de Saâdeddine Othmani, ancien ministre des Affaires étrangères, qui est cité. Deux noms étaient cités au début des tractations pour la formation du gouvernement. Le premier est Habib El Malki, ancien ministre de l’USFP. Son patron Driss Lachgar avait fait cette annonce, avec l’accord des dirigeants des autres formations politiques. Mais il a oublié de rappeler que son parti n’a obtenu que 20 sièges. L’autre est Hamid Chabat. Mais avec sa sortie sur la Mauritanie, il s’est exclu lui-même.

    Vote de confiance

    L’agenda de la nouvelle présidence sera très chargé. Elle devra traiter en priorité plusieurs dossiers. D’abord, les salaires des députés ne sont pas virés depuis leur élection le 7 octobre, pour absence d’ordonnateur qui est le président. Elle devra également régler le déficit de la caisse de retraite des parlementaires. Si rien n’est fait dans un délai de deux mois, plusieurs centaines de parlementaires seront privés de leurs pensions. En parallèle, la nouvelle présidence devra organiser la déclaration de politique générale et le vote de confiance en faveur du prochain gouvernement.  Dans ce calendrier, l’adoption du projet de loi de finances pour 2017 figure en bonne place. Le prochain gouvernement voudra certainement amender le projet de budget déposé au Parlement le 6 octobre dernier.

     

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