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    Rétrospective 2016

    Enseignement supérieur: Des hauts et des bas

    Par L'Economiste | Edition N°:4928 Le 30/12/2016 | Partager

    ■ Médecine: C’est parti pour l’université Mohammed VI!

    Deux années après le lancement des travaux, les locaux de l’université Mohammed VI des sciences de la santé sont fin prêts. Basé à Casablanca, le site a été inauguré par SM le Roi le 15 décembre. Réalisé avec un investissement de 600 millions de DH, il comprend 6 facultés et écoles, dotées d’équipements à la pointe de la technologie. L’université, qui accueille déjà 1.200 étudiants, est reliée à l’hôpital Cheikh khalifa Ben Zaid par un pont. Elle ambitionne de se positionner en hub entre l’Europe et l’Afrique.

     

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    ■ La retraite des profs universitaires passe à 71 ans

    Avec l’adoption de la réforme du régime des pensions civiles en juillet, les enseignants universitaires pourront retarder leur départ à la retraite. Au lieu de 65 ans, ils peuvent choisir de partir à 67 ans, à 69 ans ou à 71 ans. Mais comment les convaincre de rester, sachant que les universités souffrent d’un cruel déficit en profs? L’ancien ministre, Lahcen Daoudi, avait proposé un grade exceptionnel pour les enseignants. Le projet ne s’est, cependant, pas concrétisé. Encore un chantier pour la prochaine équipe.

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    ■ La loi 01-00 déboutée

    LE projet de réforme de la loi régissant l’enseignement supérieur (01-00), cher à l’ex ministre Lahcen Daoudi, est finalement resté dans les tiroirs du SGG. Même après de multiples retouches, il n’a manifestement pas convaincu. Depuis plus d’un an, il n’a jamais été présenté en conseil du gouvernement. Ce sera donc à la prochaine équipe (Benkirane III) de valider et de piloter cette réforme.

     

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    ■ Drames universitaires
    L’année a démarré avec des drames qui ont endeuillé les universités d’Agadir et de Marrakech. Deux étudiants sont décédés fin janvier dans les deux villes, suite à des heurts entre les courants sahraoui et amazigh. Les conflits démontrent, encore une fois, l’ampleur des tensions entre les différents mouvements qui peinent à cohabiter à l’université. Début février, la cité universitaire Saïss de Fès s’embrase à son tour. Un sit-in pour le boycott des examens se transforme en affrontements avec les forces de l’ordre. Jets de pierre, feu, route bloquée,… des images dignes d’une scène de guerre.

    ■ Dauphine s’installe à Casablanca

    LE Maroc attire de plus en plus de grandes enseignes de l’enseignement supérieur français. Après Centrale Paris, l’Essec, l’EM Lyon,… ce fut au tour de l’université Paris-Dauphine d’annoncer, le 18 octobre dernier, le lancement de son campus casablancais.

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    ■ Adieu polytechniques?

    LE projet a été dévoilé début janvier. Les Écoles nationales des sciences appliquées (ENSA), les Écoles supérieures de technologie (EST) et les Facultés des sciences et techniques (FST) devaient fusionner pour donner lieu à 15 écoles polytechniques. Un décret permettant le regroupement des établissements a même été adopté le 3 août 2016. Subitement, à partir du 19 septembre, les étudiants des 11 ENSA commencent à organiser des sit-in pour protester contre cette opération. Et ils ont fini par faire fléchir la tutelle! Après le départ de Lahcen Daoudi du ministère, une rencontre est organisée le 9 novembre avec la ministre par intérim, Jamila Moussali, en présence du Syndicat de l’enseignement supérieur (Snesup). Suite à cette réunion, le ministère décide de mettre en suspens le décret en attendant sa révision et de garder le statu quo pour les écoles.

    ■ Bras de fer Daoudi/écoles privées

    Jamais les relations entre le ministère de l’Enseignement supérieur et les écoles privées n’ont été aussi crispées. En mai dernier, les écoles gèlent toutes leurs relations avec leur tutelle, ainsi que leur participation à toutes ses instances. Une lettre de protestation, signée par l’ensemble des représentants du secteur, y compris les six élus de l’enseignement supérieur, est envoyée au chef du gouvernement et au Conseil supérieur de l’éducation. Un communiqué est également publié dans les journaux. Les écoles exigent l’équivalence des diplômes de toutes leurs filières accréditées, conformément à l’article 52 de la loi 01-00 régissant le secteur. Face au refus de l’ancien ministre Lahcen Daoudi, opposé à cette équivalence, ils ont décidé d’utiliser la méthode forte. Depuis, des discussions ont été engagées. Daoudi a posé la condition de la révision des critères d’accès à ces filières et de la refonte de leurs critères d’accréditation. Mais il n’aura pas le temps d’aller au bout du dossier. Les écoles privées ne comptent pas lâcher prise pour autant. Le sujet sera mis sur la table du prochain ministre.

    ■ Les régions commencent à financer les universités

    C’est une tendance inédite, pour la première fois cette année, des régions ont accordé des financements à des universités. Celle de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, par exemple, a offert en mai dernier 62 millions de DH à l’université de Tanger, Abdelmalek Essaâdi. La région de Rabat-Salé-Kénitra, pour sa part, a concédé en juillet 20 millions de DH à trois universités: Mohammed V de Rabat, Ibn Tofaïl de Kénitra et l’Université internationale de Rabat (UIR). Les régions ont enfin compris que pour percer dans des secteurs générateurs d’emploi, il faut d’abord investir dans la formation des ressources humaines nécessaires.
    A.Na

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