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    Rétrospective 2016

    Les gros deals à consolider

    Par L'Economiste | Edition N°:4928 Le 30/12/2016 | Partager
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    ■ Energie: Masen en superstructure verte

    2017 sera la première année pleine d’exercice de la nouvelle Moroccan agency for sustainable energy (Masen). La superstructure est désormais seule aux commandes de la stratégie nationale des énergies vertes. Cette feuille de route vise à porter la part du renouvelable à 52% dans le bouquet énergétique national d’ici 2030.  Ce chiffre devrait être de 43% dès 2020. La puissance installée renouvelable devrait ainsi passer de 1.850 MW en 2009, à environ 13.000 MW au bout des 15 prochaines années. Cela se traduira par le lancement, sur cette même période, de nouveaux projets pour une capacité additionnelle de plus de 10 GW de production d’électricité verte. Ces électrons renouvelables proviendront du solaire (4.560 MW), de  l’hydro-électrique (1.330 MW) et de l’éolien (4.200 MW). Sur cette dernière filière, justement, Nareva Holding vient d’y décrocher le jackpott: le projet éolien intégré de 850 MW. Le programme porte sur la réalisation et l’exploitation de 5 sites éoliens, au prix au kWh le moins cher jamais atteint (33 centimes), avec une grosse composante industrielle. La filiale de SNI, spécialisée dans les énergies vertes, s’est associée sur ce projet avec l’allemand Siemens et l’italien Enel Power.

    S. F.

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    ■ Aéronautique: La locomotive Boeing arrive!

    Le secteur a connu, en 2016, le plus gros investissement industriel de l’année. Ce record est signé Boeing. Le deal acté avec l’Etat marocain porte sur le développement d’une plateforme de sourcing basée au Maroc, à travers l’installation d’un tissu de fournisseurs de l’avionneur américain. Les enjeux sont importants. D’abord, un chiffre d’affaires annuel supplémentaire à l’export de 1 milliard de dollars (un peu moins de 10 milliards de DH), est projeté. Au total, 120 équipementiers du géant américain devraient s’implanter au Maroc à partir de 2017, avec à la clé quelque 8.700 emplois dans le pipe. Cette montée en puissance sera développée en deux phases: l’implantation de fournisseurs de rang 1 et 2, ainsi que le renforcement des capacités industrielles existantes et des carnets de commandes du constructeur au Maroc. La formation des compétences est également comprise dans le package.

     S. F.

                                                     

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    ■ COP22: Joli coup de pub pour le Maroc

    C’est sans aucun doute l’évènement de l’année 2016. Mais aussi de l’avènement d’une nouvelle donne dans la problématique planétaire du climat. La présidence marocaine de la Conférence des parties (COP) a pris le relais du leadership français pour s’attaquer au plus dur: la mise en œuvre des engagements de l’Accord de Paris. Le texte est d’ailleurs rentré en vigueur quelques jours avant le Sommet international de Marrakech sur le climat. Ce qui constituait en soit une première victoire diplomatique dans le combat pour la planète. Le Royaume veut porter la voix des économies émergentes et du Sud dans ce débat.
    Les enjeux financiers, de renforcement de capacités et de transfert des technologies, seront placés au cœur du mandat de Rabat. Chiffres à l’appui, cette vocation s’est traduite par la participation, au Sommet de Marrakech, de 50 pays africains, dont une trentaine de chefs d’Etat. 43 patronats internationaux, notamment ceux des pays du Sud, ont également répondu à l’appel. La COP22, c’était aussi un challenge organisationnel pour le Maroc. Les chiffres donnent le vertige et renseignent sur la taille de l’évènement: 927 millions de DH d’investissement, dont 650 millions mobilisés directement  du budget de l’Etat, 105 millions injectés dans la sécurité publique et 172 millions alloués à l’Agence marocaine de la coopération internationale (AMCI), ou encore 131 millions dédiés à la communication! o                  
     S.F.

                                                     

     

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    ■ Tourisme: Dure, dure… la croissance

    1,5% de croissance, premier pourvoyeur de recettes en devises (plus de 60 milliards de DH)… la saison touristique a été sauvée de justesse. Et 2017 n’offre pas plus de visibilité. Les facteurs qui rendent la conjoncture du secteur extrêmement complexe perdurent. L’effet Daesh, la crise économique, l’essoufflement des marchés émetteurs majeurs, les investissements en panne… La liste est longue et donne une idée sur la pile de dossiers qui attend le prochain ministre. En attendant, l’Office national marocain du tourisme (ONMT), qui pilote la promotion de la destination, prépare sa stratégie. Elle tournera autour de trois axes phares: le digital, la régionalisation et l’aérien. Sur ce dernier secteur, justement, deux actes importants sont attendus en 2017.
    Il s’agit du lancement des premières bases aériennes à Agadir, Marrakech, Fès et Tanger, ainsi que le retour d’Air France à Marrakech. L’Office s’investit aussi dans la diversification des marchés. La Chine, les pays du Golfe et l’Afrique sont dans la ligne de mire. 2017 verra aussi le lancement du premier salon international du tourisme au Maroc, dans le cadre d’un partenariat public-privé.
    S. F.

    ■ Automobile: L’euphorie des ventes

    Record historique en 2016! La filière automobile a réalisé des performances commerciales sans précédent (plus de 160.000 unités écoulées en 12 mois). Pour 2017, tout le défi consiste à consolider les acquis. A priori, 2017 sera une année de croissance à deux chiffres (au moins 20%), car la tendance des primo-acquisitions est un levier de fond. La prime à la casse et la poursuite du dispositif de renouvellement des taxis devront encore renflouer les caisses des concessionnaires. Quoi qu’il en soit, le marché n’est pas encore mature en termes de taux d’équipement. Les professionnels tablent sur la commercialisation de 300.000 unités à l’horizon 2025 avec une composante hybride et électrique. D’ici là, il y a un gros travail de sensibilisation à faire tant auprès des importateurs-distributeurs que des ménages et acquéreurs.

    F.H.

     

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