×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Change: Des couvertures plus larges contre les risques

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4917 Le 15/12/2016 | Partager
    Prix des produits de base, tout risque de crédit, dette...
    Les opérations des organismes internationaux se passeront de l'autorisation de l'Office
    hassan_boulaknadel_017.jpg

    Hassan Boulaknadel, directeur général de l'Office des changes: «Les opérations de couverture sur les produits de base visent  à mieux armer les opérateurs face à la volatilité des prix qui pourrait réduire leur marge» (Ph. Jarfi)

    «Les étapes franchies sont irréversibles». Hassan Boulaknadel, directeur général de l'Office des changes, promet la stabilité aux opérateurs. Ils n'auront pas à se soucier d'un retour sur une mesure de libéralisation ou sur une souplesse prévue dans l'Instruction générale de change.
    Comme cela a été annoncé dans L'Economiste du mercredi 14 décembre, des changements importants sont attendus dès janvier  2017. De quoi laisser le temps aux entreprises de s'adapter au passage à la flexibilité partielle du dirham. Une flexibilité qui se traduira par l'élargissement de la bande de cotation du dirham et s'accompagnera d'une refonte de toute la logique du marché de change. La Banque centrale devra ainsi opérer via un système d'adjudication pour pouvoir apporter les liquidités quand cela s'avérera  nécessaire. «Dans cet environnement un peu volatil, les opérateurs auront besoin de souplesse au niveau de la réglementation des changes», explique Boulaknadel aux adhérents de la Chambre de commerce Suisse au Maroc.  La libéralisation touchera plusieurs mesures comme la possibilité de se financer en devises ainsi que la possibilité d'ouvrir des comptes à l'étranger pour les exportateurs de services titulaires de marchés à l'export. Une plus grande ouverture est également offerte pour les opérations de couverture sur les produits de base face aux risques de fluctuation des prix. Ces opérations peuvent porter sur les prix des produits exportés, importés et sur ceux importés et stockés. L'Office des changes parle aussi de couvertures plus larges pour les institutions financières: tout risque de crédit, tout risque inhérent à tout actif ou toute dette. Selon Boulaknadel, les banques ne pourront conclure ces opérations que pour compte propre ou pour le compte des établissements de crédit, les entreprises d’assurances et de réassurance, les organismes de prévoyance  ainsi que les Organismes de placement collectif.
    Parmi les nouveautés figurent aussi la possibilité de transfert des recettes de chancellerie ainsi que des produits de remboursement de la TVA sur acquisition de marchandises effectuées au niveau local par les représentations diplomatiques. Il s'agit d'opérations jugées «sans risque significatif» et qui sont systématiquement autorisées suite à une demande auprès de l'Office. Les organisations internationales siégeant ou celles représentées au Maroc se passeront de l'autorisation de l'Office pour le transfert du produit des recettes en dirhams, du produit des subventions d'organismes publics  ainsi que pour le transfert des dons collectés au Maroc soit directement ou indirectement.
    Globalement le package de mesures de libéralisation prévues (cf. L'Economiste n°4916 du 14/12/2016) se traduira par la délégation des opérations concernées au système bancaire qui n'aura pas à se référer à l'Office des changes.  
    Les mesures d'assouplissement prévues vont également améliorer les relations avec l'Office. C'est le cas notamment de la généralisation de la télédéclaration pour les comptes rendus relatifs aux opérations de transport international ainsi qu'aux exportateurs de biens réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 50 millions de dirhams. S'y ajoutent la surpression de la formalité de domiciliation des contrats d'assistance technique et de franchise ainsi que la transmission par les banques à l'Office des contrats relatifs aux opérations d'importation de services.

    Les fondamentaux

    Plus de souplesse et de libéralisation seront introduites à partir de 2017 dans l'Instruction générale des opérations de change. Cela ne changera rien aux fondamentaux de la politique de contrôle des changes. Ainsi les dépenses en devises, au titre des opérations courantes des résidents ou des opérations en capital des non-résidents, continueront à obéir à l'obligation de présentation des documents justificatifs. Le rapatriement du produit des exportations de biens et services reste obligatoire. Les opérations en capital des résidents restent possibles mais dans la limite des plafonds prévus.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc