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    Economie

    Les Marocains accros à l’environnement

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4915 Le 09/12/2016 | Partager
    Avec comme priorités les services socioéconomiques
    L’ emploi, l’enseignement et la santé en tête des préoccupations

    Comment les Marocains perçoivent les objectifs du développement durable? Quatre citoyens sur cinq ont l’intime conviction que le pays arrivera à réaliser totalement l’ensemble des ODD à l’horizon 2030. Et la moitié des sondés par le HCP déclarent avoir pris des initiatives en faveur de l’environnement au cours des 5 dernières années. Alors que  65% se déclarent disposés à en prendre pour contribuer à sa protection par le recours, notamment, à l’énergie solaire au lieu du gaz et du bois. Mais les préalables à la réalisation de ces objectifs tiennent pour l’essentiel au vécu de la société. La pauvreté, le chômage, la drogue dans les phénomènes de violence, les inégalités en ce qui concerne l’accès à l’emploi, à la santé, la corruption et le népotisme, autant de maux que dénoncent les citoyens. Le tout, s’explique par «le manque de rigueur du système de gouvernance».
    Réalisée entre le 1er juillet et le 19 août 2016, «l’enquête du HCP a couvert l’ensemble du territoire national avec un échantillon permettant d’en régionaliser les résultats», se félicite le haut-commissaire, Ahmed Lahlimi. Sans pour autant préciser le volume et les profils de l’échantillon.
    Conçue comme base de promotion participative d’un modèle de développement durable, la réalisation des ODD doit être avant tout l’émanation de la société. Et les attentes se focalisent sur cinq cibles principales.
    ■ Dimension environnementale. Une large conscience se dégage quant aux exigences de la durabilité pour une croissance soutenue. Environ 60% des enquêtés sont au fait des changements climatiques et de leurs effets sur la régularité des pluies, le niveau des températures et des ressources en eau.
    Les perceptions négatives se réfèrent aux insuffisances en matière d’assainissement liquide (26%), de gestion des déchets (65%), ainsi qu’à la promiscuité des lieux d’habitat et la pollution de l’air.
    En dehors de sa facture jugée élevée par la majorité, l’accès à l’eau et l’électricité est largement perçu comme satisfaisant. Un point de vue négatif est exprimé sur le niveau de qualité et de sécurité des transports routiers ainsi que sur celui des espaces verts et de la forêt avec une large demande, pour les protéger, d’une plus grande sévérité dans le contrôle et la sanction.
    ■ Santé et enseignement. Les reproches récurrents ciblent largement l’éloignement et le faible équipement des structures sanitaires et scolaires, avec une mention particulière du mauvais accueil et de la corruption dans les centres sanitaires. La faiblesse des équipements sociaux, le faible niveau du personnel et du rendement de l’enseignement sont largement mis à l’index. Si, à cet égard, 80% de nos concitoyens ont inscrit leurs enfants dans les établissements d’enseignement public, à peine la moitié accorde sa  préférence à ce secteur alors que 30% appellent à une politique d’encouragement à l’enseignement privé.
    ■ Croissance et emploi. Pour 57%, la finalité de la politique économique doit être l’emploi alors que le tiers opte pour l’amélioration des conditions de vie. La création de la richesse nationale arrive au 3e rang, avec 10% des sondés. Fait marquant: parmi les catégories d’emploi, plus de 40% préfèrent l’auto-emploi. L’accès à la fonction publique arrive en second lieu avec 33%. Et seuls 5% veulent travailler dans le secteur privé.

     

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