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    Culture

    Festival du film de Marrakech : Pleins feux sur le cinéma russe

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4910 Le 02/12/2016 | Partager
    30 films et 30 invités venus du plus vaste pays de la planète
    14 films en compétition du 2 au 10 décembre
    Face à un jury présidé par le cinéaste hongrois Béla Tarr
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    En compétition, «Parting» raconte l’histoire d’amour de deux jeunes Afghans, entre traversée illégale de frontières et rêves d’une vie meilleure en Europe. Le premier long métrage en tant que réalisateur de Navid Mahmoudi, qui a produit «A few cubic meters of love» de Jamshid Mahmoudi, le film qui a représenté l’Afghanistan aux Oscars en 2014 (Ph. FIFM)

    Cette année, place au cinéma russe, l’un des plus riches et prolifiques du 7e art européen. Pré-révolutionnaire, soviétique ou d’après la Perestroïka, cette cinématographie se redéfinit, se réinvente et voit émerger de grandes œuvres et de nouveaux noms venus succéder aux grands classiques. La 16e édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM), qui lève le rideau vendredi 2 décembre pour 8 jours de compétition, va balayer, à travers 30 films, 80 ans d’un 7e art russe qui n’a fait qu’alterner les genres. Rappelons que le FIFM lui a décerné 2 Grands Prix, en 2008 pour «Champ sauvage» de Mikhaïl Kalatozichvili, et en 2014 pour «Classe à part» d’Ivan Tverdovski, sans oublier l’hommage rendu à Andreï Kontchalovsky, l’invitation de Pavel Lounguine au jury, et toutes les œuvres qui ont émaillé les sélections précédentes. Une délégation de 30 invités (metteurs en scène, acteurs et actrices, chefs-opérateurs, scénaristes, institutionnels, producteurs…) est attendue pour l’événement, présidée par le metteur en scène et président de Mosfilm, Karen Chakhnazarov.

    Mais le festival est avant tout une compétition. C’est le cinéaste hongrois Béla Tarr, qui endosse le costume de président d’un jury toujours aussi représentatif de la diversité artistique et géographique du cinéma. Suzanne Clément du Québec-Canada, l’Italienne Jasmine Trinca, la Franco-Indienne Kalki Koechlin, la très populaire marocaine Fatima Harrandi, le Danois Bille August, deux fois Palme d’or, l’Argentin Lisandro Alonso, le réalisateur français Bruno Dumont ou encore Jason Clark, inoubliable dans la peau du guide de haute-montagne Rob Hall dans «Everest». Tout ce beau monde va se confronter à des choix parfois difficiles pour départager les 14 films en compétition cette année. L’histoire d’amour et de fuite pour «Parting» du réalisateur afghan Navid Mahmoudi, «L’histoire d’une mère» de Sandrine Veysset dont le titre dit tout, le terrible thème d’un rein vendu pour survivre dans le film «The donor» du Chinois Zang Qiwu, ou encore «Zoology» d’Ivan I. Tverdovsky, un film russe qui montre la résignation d’une femme entre deux âges, jusqu’au jour où… Des histoires, des destinées, des portraits inattendus vont une nouvelle fois rythmer le festival de Marrakech. Et bien sûr, comme chaque année, le partage avec le grand public pour des projections gratuites, en plein air à Jemaa El Fna et pour tous avec de très grands films en audiodescription. Le cinéma, c’est aussi l’envers du décor, dévoilé lors des masterclass, et des hommages rendus cette année à l’immense réalisateur et scénariste iranien Abbas Kiarostami récemment disparu, à la légende française Isabelle Adjani, à celui que les Marocains appellent «Abderraouf», ou au subversif cinéaste néerlandais Paul Verhoeven, à qui l’on doit des films cultes comme «Robocop», «Elle» ou «Basic Instinct».
    Pour la première fois, 7 films du festival sont projetés ailleurs qu’à Marrakech. En collaboration avec le Centre cinématographique marocain, le public pourra savourer «L’histoire d’Adèle H.» de François Truffaut avec Isabelle Adjani, dans le cadre de l’hommage rendu à l’actrice française, le film en compétition «L’histoire d’une mère» de Sandrine Veysset ou encore «Zéro City» de Karen Chakhnazarov qui célèbre le cinéma russe, projetés dans la salle 7e art à Rabat. L’occasion pour les absents de goûter un échantillon du programme 2016 du FIFM.

    Les chiffres 2015

    Lors de l’édition précédente, le festival a écoulé 20.000 entrées, 12.000 pass publics, invitant 20.000 participants aux cérémonies et soirées officielles, alors que sur la place Jemaa El Fna, ils étaient 50.000 spectateurs à profiter des projections sur écran géant en présence des artistes. Chaque année, le public est au rendez-vous. L’édition rendait hommage au cinéma canadien avec 31 films projetés. Sur les 84 longs métrages au programme représentant 25 pays, 15 étaient en compétition, 9 hors compétition, 7 films «coup de cœur», 10 films cinécoles et 6 en audiodescription, dont 1 marocain. Pour ficeler l’événement aux côtés des 41 partenaires, dont 4 internationaux, il aura fallu mobiliser 1.250 personnes pour 300.000 heures de travail, et 60 prestataires et fournisseurs.

     

     

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