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    Culture

    Festival du film de Marrakech : Retombées directes et indirectes

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4910 Le 02/12/2016 | Partager
    Plus de 3.000 chambres occupées pendant la durée de l’événement
    Une grande présence sur les médias internationaux
    Et une visibilité de la région en tant que plateforme cinématographique
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    Shah Rukh khan a été incontestablement la star du FIFM 2011 et dont se souviendra tout le festival. Là où il passait, la star de Bollywood avait des admirateurs de partout venus par milliers pour acclamer la star incontestée de Bollywood. Et pour lui rendre hommage, ses fans ont dansé et chanté à l’indienne, certains s’étant même adressés à lui dans sa langue maternelle (Ph. L'Economiste)

    C’est vendredi 2 décembre, que le rideau se lève sur le Festival international du film de Marrakech (FIFM). Devenu une marque de fabrique, le FIFM est un des événements les plus attendus du monde du cinéma. Et comme chaque année, il consacrera 9 jours au cinéma d’abord. C’est ainsi que la compétition officielle 2016 compte quinze longs métrages choisis toujours avec le même principe: diversification et recherche de jeunes talents. C’est le fil rouge qui relie les films de la compétition avec l’ouverture sur les jeunes cinéastes qui ont fait l’événement cette année ou qui ont attiré l’attention des critiques et des cinéphiles. Plus des deux tiers des films en lice pour l’Etoile d’or sont soit une première ou une seconde œuvre. Cette rigueur est le témoin d’une volonté intangible de souligner la quête de sens et de vérité des œuvres présentées. Autre caractéristique, la diversité géographique. Les films en compétition sont de Hongrie, d’Afghanistan, de la Chine, de la Russie… avec d’autres œuvres qui sont programmées hors compétition et ce, au grand bonheur des cinéphiles et des marrakchis. En 16 ans, le festival de Marrakech a su mettre en avant de grands films d’auteurs, mais aussi des futurs talents. Ils ont été dénichés par des monstres sacrés comme Francis Coppola, Martin Scorcese, Charlotte Rampling, feu Abbas Kiarostami…

    On se bouscule à Marrakech

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    En 16 ans, le festival de Marrakech a invité des monstres sacrés du cinéma comme Francis Coppola, Martin Scorcese, Charlotte Rampling, feu Abbas Kiarostami…et des stars qui ont attiré les grandes foules comme Leonardo Dicaprio. Ci-dessus Dicaprio recevant une étoile du FIFM (Ph. L'Economiste)

    Mais que serait le festival sans ses stars du grand et petit écran qui foulent le tapis rouge et qui attirent la foule comme Leonardo Dicaprio ou encore Shah Rukh Khan ou encore Adel Imam. C’est une autre manière de braquer les projecteurs sur Marrakech et faire travailler ses infrastructures touristiques. Si la COP a prouvé au monde la capacité de la ville à organiser des événements de la taille de la conférence climatique avec 30.000 participants, le festival montre son côté people très apprécié pendant plus de 10 jours. «Etre présent sur les chaînes de TV, les magazines est une belle campagne de communication et une promotion du pays qui n'a pas de prix», insiste cet expert. Comme retombées directes, le FIFM, c’est plus de 3.000 chambres occupées pendant la basse saison. Une aubaine aussi pour les restaurants et cafés. Cinq établissements de la cité ocre sont retenus comme sites officiels et

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    Chaque année, le festival mobilise 1.250 personnes pour 300.000 heures de travail, et 60 prestataires et fournisseurs pour monter la structure et organiser 9 jours de fête de cinéma. Pour cette édition et en raison de la COP22 qui a mobilisé le palais des congrès, la fondation a démarré ses préparatifs assez tard mais a réussi tout de même son challenge et terminé les travaux d'installation le jeudi 1er décembre (Ph. Mokhtari)

    partenaires qui accompagnent le festival depuis ses débuts. En tête, la Mamounia, palace Essaadi, Movenpick Mansour Eddahbi et Atlas Hospitality, Hivernage. D’autres établissements profitent aussi de cette manne en accueillant les soirées. Car les stars qui font la réputation d'un festival sont chouchoutées tout au long du séjour. Du reste, le FIFM fait travailler plusieurs autres prestataires à commencer par son propre atelier au quartier industriel de la ville, Sidi Ghanem, pour la fabrication des panneaux et des matériaux de la scène. Une partie du budget est consacrée à la décoration et la scénographie qui font l'identité du festival du film de Marrakech. L’autre impact du rendez-vous cinématographique est la visibilité de Marrakech et ses régions en tant que plateforme pour accueillir les grosses industries cinématographiques. Des longs métrages, des séries avec des budgets mirobolants ont été tournées au Maroc et notamment à Marrakech. Et ça, c’est du buzz pour la destination.

    Où faut-il être?

    Naturellement, dans les salles de projection. Là, tout le gotha international et national du 7e art est au rendez-vous. Il y a aussi les masters class qui seront cette année animées par Paul Haggis, Paul Verhoeven et Pavel Lounguine. Les cafés qui entourent le palais des congrès et qui réalisent le plus grand de leurs chiffres pendant le festival grâce aux festivaliers. Enfin, il y a les soirées du FIFM très courues où on peut rencontrer des stars. Celles où il faut montrer patte blanche pour entrer comme la réception au Mansour Eddahbi qui abrite ce vendredi la soirée offerte par le prince Moulay Rachid et qui accueille jusqu’à 2000 convives. Le Sofitel partenaire du festival depuis 6 ans organise lui aussi une des soirées officielles du FIFM. Les VIP se retrouvent aussi à la party de Dior où les invités sont triés sur le volet. Enfin, pour ceux et celles qui ne peuvent assister à aucune de ces soirées, les restaurants de Marrakech concoctent un programme assez original durant les 9 jours du festival.

     

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