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    Culture

    Quand street art rime avec calligraphie

    Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4908 Le 30/11/2016 | Partager
    L’artiste contemporain français Leyto expose à la galerie Krome
    Une série d’œuvres inspirées d’écritures de différentes civilisations
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    Leyto, de son vrai nom Goulwen Mahé, est un ancien tagueur qui a développé sa propre expression artistique mêlant graffiti, calligraphie, glyphes et symboles. Ci-dessus «Flying dutch», une de ses toiles exposées à la galerie Krome (Source: Krome)

    Depuis quelques années, le street art est considéré comme une discipline à part entière évoluant des murs de la rue vers les cimaises de galerie d’art, devenant ainsi très prisé par les collectionneurs. De plus en plus d’aficionados de l’art urbain voient le jour et c’est dans ce cadre que la galerie Krome a invité l’artiste contemporain français Leyto. Goulwen Mahé de son vrai nom expose pour la première fois au Maroc. A cette occasion, il a réalisé une série d’œuvres en résidence dans le Royaume. Issus du monde de l’art urbain, les stigmates du graffiti sont encore omniprésents dans son travail. En effet, Leyto est un fervent adepte des bombes de peintures. Depuis plus de 10 ans, il sillonne la planète et forge son style qui puise son inspiration dans les écritures de différentes civilisations, notamment arabe, hindoue, africaine, thailandaise… «Le graffiti a permis à Leyto de faire le tour du monde. Mais c’est lorsqu’il s’est installé en Inde durant un an qu’il a développé sa signature artistique et sa calligraphie. Il retranscrit les écritures du monde», explique Driss Lahlou, directeur de la galerie Krome.
    Le travail de l’ancien graffeur est abstrait, la calligraphie dans son œuvre a une fonction esthétique avant tout et ne signifie rien en particulier. Cependant, ses toiles peuvent être considérées comme vivantes, car ce que le spectateur y voit aujourd’hui sera très certainement différent de ce qu’il y verra demain. Selon son humeur, il fera rejaillir une explosion de couleurs sur sa toile comme parfois il s’exprimera en noir et blanc transportant toujours le spectateur dans ces différents voyages. Les symboles et les signes le fascinent également, il les intègre très régulièrement dans ses toiles. Son œuvre est également enrichie par des inspirations telles que Keith Haring, Pollock ou encore De Kooning. Leyto est l’un de ces artistes instinctifs qui peignent leurs émotions du moment. «Quand il est joyeux, il mettra beaucoup de couleurs. En revanche, lorsqu’il se renferme dans sa bulle, il peindra du noir et blanc notamment, avec beaucoup de jets, de drippings et de propulsions», souligne le directeur de la galerie.
    Considéré comme une étoile montante de l’art urbain en Europe, Leyto est déjà bien coté et fait beaucoup parler de lui. Il fait partie de cette nouvelle génération d’artistes expressionnistes à suivre.

     

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