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Economie

Une administration toujours budgétivore

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:4847 Le 31/08/2016 | Partager
A fin juillet 49,4% des recettes de l’Etat engloutis par les salaires des fonctionnaires
Une augmentation de 1,6% par rapport à 2015
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A fin juillet 2016 la charge des salaires de l’Etat a dépassé les 61 milliards de DH.

Un diplôme = un travail. C’est à peu près à cela que se résume la politique de l’emploi public des différents gouvernements qui se sont succédé depuis l’Indépendance du Maroc. Une politique de recrutement, plus à la recherche de paix sociale que d’équilibres macroéconomiques et une patate chaude que se sont refilés ces mêmes gouvernements successifs. La dernière en date: Le «cadeau» laissé à Abdelilah Benkirane par son prédécesseur Abbas El Fassi. 11.000 emplois promis aux diplômés-chômeurs, sous la pression du printemps arabe naissant (février 2011), donnant lieu à des négociations interminables et un bras de fer entre le gouvernement, les associations et les syndicats. En 2016, les enseignants stagiaires croiseront également le fer avec le gouvernement et plus de 9.000 d'entre eux  recevront leur affectation. Des exemples parmi d’autres permettant aux jeunes d’espérer reproduire le modèle de leurs parents et grands-parents. C'est-à-dire une sécurité de l’emploi, une préservation des acquis et un ajustement au pouvoir d’achat. Résultat des courses, une administration de plus de 585.000 fonctionnaires,  pas très efficace, mais budgétivore! A fin juillet 2016, la moitié des recettes de l’Etat a été engloutie par les salaires des fonctionnaires (49,4%). Ce qui revient à quelque 61,3 milliards de DH et une augmentation de 1,6% par rapport à la même période en 2015. Le salaire moyen mensuel net représente quant à lui 3,5 fois le PIB par habitant. Nous sommes très loin des ratios des pays voisins qui se situent à 2,5 fois contre 1,5 au niveau mondial. Les salaires de la fonction publique en France  constituent  22,7% de la dépense publique et 13% du PIB. Au Maroc les charges salariales de l’Etat constituent 15% en tenant compte de la part patronale et de l’impôt. Et si aujourd’hui les finances publiques se retrouvent «otage» de cette politique traditionnelle, le prochain gouvernement devra faire face à un défi de taille: réduire progressivement cette masse salariale. La banque mondiale recommande en général que la masse salariale ne dépasse pas les 30% des recettes, indique Najib Somai, économiste: «Cela  permettra au budget de l’Etat de jouer son rôle d’investissement au lieu de se confiner au fonctionnement».

 

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