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    Economie

    Tourisme: La morosité s’installe

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:4842 Le 24/08/2016 | Partager
    Le tourisme national sauve, encore une fois, les meubles
    Des nuitées en baisse, mais des recettes en hausse

    C’est un semestre assez morose que vient de vivre le secteur du tourisme. L’Observatoire du tourisme, qui fait le point sur la situation du 1er janvier au 31 juin, annonce quelque 4,2 millions de touristes ayant visité le pays durant le premier semestre. Beaucoup moins que la moitié des 12 millions espérés pour l’année 2016, en baisse de 2,6% par rapport au premier semestre 2015. Une baisse  prévisible, selon l’Observatoire, attribuée à la combinaison des effets du ramadan et de la coupe d'Europe organisée en France en juin dernier. Deux évènements qui ont dissuadé les touristes européens, en particulier, de traverser la Méditerranée, puisque le recul le plus important est du fait des touristes étrangers dont les arrivées ont reculé de 5,6%. Moins 8% pour les Français, -7% pour les Britanniques et -5% pour les Allemands. Les  Marocains résidant à l'étranger (MRE), eux, n’ont pas boudé les vacances au pays d’origine, puisqu’ils ont été plus nombreux pour cette période (+1,7%). Seule éclaircie dans ce sombre tableau, l’Observatoire fait état d'une hausse de 3,4% des recettes générées par l’activité touristique des non-résidents au Maroc, passant de 25,4 milliards de dirhams, à fin juin 2015, à 26,3 millions de DH au premier semestre 2016.
    Des touristes qui consomment plus? Ou des touristes qui ont pris de nouvelles habitudes. Car ce sont les hôteliers qui ont eu le plus à pâtir de cette désaffection, puisque les nuitées dans les établissements d'hébergement touristique classés ont baissé de 4%. Ce sont, encore une fois, les touristes nationaux qui ont atténué la crise selon les données communiquées par les professionnels de l’hébergement touristique. Ils ont été plus de 3,7% ce semestre à occuper des chambres d’hôtels classés contre près de 7% en moins pour les non-résidents. Des méthodes d’hébergement alternatif sont peut-être à prendre en considération désormais. Logement chez l’habitant, gîtes et autres auberges non classés ou encore l’émergence de sites collaboratifs de logement de type Airbnb grignotent constamment des parts de marché. Même les deux pôles touristiques les plus importants, à savoir Marrakech et Agadir, ont connu des baisses de nuitées de 3 et 5%. Les deux destinations ont tout de même généré, à elles seules, 59% des nuitées totales durant le premier semestre de 2016. Les autres destinations ont également affiché des résultats contrastés. Fès a enregistré un recul de 20%, Rabat de 5%. Casablanca et Tanger ont, en revanche, connu des hausses de 2 et 5% respectivement, probablement dues au tourisme d'affaires.
    Globalement, le taux d’occupation jusqu’à fin juin 2016 s'est établi à 36%, reculant de quatre points par rapport à la même période de 2015. Ce qui fait qu’à peine un lit sur trois était occupé durant cette période.

    Un mois de juin catastrophe

    La conjoncture du mois de juin peut-elle, à elle seule, expliquer ce recul du secteur? Sachant que l'activité touristique est généralement en berne dans le monde entier. En France, elle a reculé de 20% suite aux attentats. En Turquie, le recul est encore plus important.  En tout cas, ce dernier a été le pire qu’ont eu à traverser les opérateurs touristiques durant ce semestre. Les arrivées aux frontières ont baissé de 8%, y compris chez les MRE (-4,1%). Chez les non-résidents, la baisse enregistrée est de plus de 12%. Les recettes, elles, ont régressé de plus de 11% pour atteindre 3,7 milliards de DH, idem pour les nuitées qui ont chuté de 19% (-15% pour les touristes non-résidents et -31% pour les résidents). Conséquence: le taux d’occupation n’a pas dépassé les 26%. Autrement dit, 3 lits sur 4 étaient inoccupés pendant le mois de juin 2016.

     

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