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    Par L'Economiste | Edition N°:4836 Le 16/08/2016 | Partager

    ■ Egypte: Le FMI est de retour

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    Après un long passage à vide, le FMI est de retour auprès de l’Egypte. Le Fonds revient avec un gros montant: 12 milliards de dollars, soit pas loin du budget annuel de l’Etat marocain. Le Caire doit faire baisser son taux d’endettement par rapport au PIB de presque 10 points en trois ans. L’autre objectif important est aussi financier, faire tomber l’inflation au-dessous de 10%. Le Caire pense aussi aller sur les marchés financiers pour y lever 3 à 4 milliards de dollars, puis arriver cette année à 21 milliards de dollars.  L’Egypte qui est la reine de la bureaucratie (monter sur un bateau circulant sur le Nil est dûment enregistré sur un cahier, sauf si la queue est trop longue…) promet de simplifier les démarches des investisseurs. Dans une conférence de presse, le chef de la délégation du FMI (opération de transparence inimaginable au Maroc) a indiqué que l’Egypte devait aller vers un marché des changes normal, pour réussir ses réformes. Depuis le coup d’Etat militaire, l’Egypte a surtout bénéficié de l’aide saoudienne, venue au secours de son grand voisin, alors que le Qatar, rival de Riyad, soutenait les islamistes de Mohammed Morsi (président élu, de juin 2012 à juillet 2013). Quoi qu’il en soit, la révolution de 2011 a entraîné une ruine de l’Egypte.

    ■ Airbnb, gros chiffres, mini-impôt

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    Le gouvernement français ne décolère pas contre la plateforme de location Air bnb: 69.168 euros d’impôts (en baisse par rapport à 2014!) pour un chiffre d’affaires caché, mais estimé à 65 millions d’euros. L’entreprise comme ses consoeurs pratique l’optimisation fiscale en s’installant en Irlande et en organisant les prix de cession internes de manière à ce qu’il ne reste que des tout petits bénéfices à imposer dans les pays à fiscalité normale. Bercy, siège du ministère des Finances français, a notifié une amende de 356 millions d’euros au site booking.com et organisé une spectaculaire perquisition au siège de Google: plus de 100 agents mobilisés pour l’occasion.
    Le gouvernement de Berlin est le plus déterminé dans la lutte contre les prédateurs que sont les grosses plateformes, mais la capitale allemande vient de perdre une bataille en justice.
    En Allemagne, en exerçant des pressions, des hôteliers et autres professionnels du tourisme avaient obtenu que les loueurs particuliers ne puissent offrir qu’une seule pièce de leur logement. Sauf à passer dans la catégorie des professionnels hôteliers, avec toutes les exigences normatives. Dans un jugement tout récent, le tribunal a admis que les non-résidents pouvaient louer plus d’une pièce, au motif que la «collectivité a plus à gagner avec un logement occupé qu’avec un logement vide».

     ■ Merkel face à une Allemagne fragilisée
    Lundi 15 août marque le retour de la chancelière allemande sur une scène politique qui n’a jamais été autant troublée depuis 2005, date de son arrivée au pouvoir. Durant son absence, l’Allemagne a été touchée par deux attentats ainsi qu’une fusillade à Munich, profitant à l’AFD, parti d’extrême droite islamophobe. En effet, lors du dernier sondage électoral, Merkel s’est vu perdre 12 points auprès du peuple allemand, de plus en plus divisé. Le 18 et 19 août se déroulera une réunion des ministres de l’intérieur régionaux de la CDU (Union chrétienne démocrate), en présence de Thomas de Maizière, ministre chargé par la chancelière d’incarner la puissance publique pendant sa pause estivale. Les propositions du plan de travail qui y aura lieu ont déjà fuité, attirant déjà l’intérêt de la presse sur deux d’entres elles particulièrement symboliques et puissantes: l’interdiction de la Burqa et la suppression de la double nationalité.

    ■ Trump victime d’acharnement de la part des médias?
    C’est du moins ce que prétend le candidat à la présidentielle américaine suite à une importante chute dans les intentions de vote. Dans la journée du dimanche 14 août, Trump a publié sur Twitter une dizaine de messages offensifs à l’encontre de la presse, qui selon lui est responsable de ses déboires et de la baisse de sa popularité. Il affirme également devancer «de 20 points» son adversaire, Hillary Clinton, si «les dégoûtants et corrompus médias l’avaient couvert honnêtement et n’avaient pas mal interprété» les paroles qu’il a dites. Dans la même journée, le Wall Street Journal réagit en lui consacrant un éditorial sévère. Mais aussi en lui posant une forme d’ultimatum: Trump a jusqu’au 5 septembre pour se comporter «comme quelqu’un qui veut devenir président». Sans quoi il serait avisé de se retirer, au profit de Mike Pence, son colistier.

     

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