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L'Edito

Anticipation

Par L'Economiste| Edition N°:1834 Le 17/08/2004 | Partager

Le poulet se rappelle de nouveau à notre bon souvenir. Chaque été, la montée du thermomètre tue plusieurs millions de bêtes dans les exploitations, entraînant des pertes financières estimées à plus de cent millions de dirhams (selon les projections des associations professionnelles). Avec l'élevage des poulets sous serres, il ne peut en être autrement. Comme toujours, les aviculteurs sollicitent les pouvoirs publics, auxquels ils demandent des dégrèvements fiscaux. Comme toujours, leur appel reste sans réponse. Le scénario est désormais classique. Jusqu'à preuve du contraire, les effets des grosses chaleurs sur la volaille sont prévisibles. Le traitement d'un problème aussi structurel ne peut tenir de la seule aide de l'Etat. C'est toute la gestion de la chaîne, de la production à la distribution, qui est à revoir. A l'exception d'une poignée d'exploitations, l'essentiel de l'activité se trouve à des années-lumière d'un secteur moderne. Allez demander aux fast-foods américains pourquoi ils ne s'approvisionnent pas localement et vous aurez la réponse. Le tableau de ce secteur qui fournit l'essentiel de la viande consommée par la population est plutôt catastrophique: très peu d'élevages observent les règles sanitaires sans parler d'un réseau de distribution insalubre et qui menace la santé des consommateurs. L'accord de libre-échange avec les Etats-Unis apparaît finalement comme notre meilleur allié, à condition de profiter du délai de transition pour “nettoyer” toute la filière. L'échéance comme les actions à entreprendre sont connues. Comme la canicule estivale. Les opérateurs qui ne se seraient pas mis à niveau y laisseront sans doute des plumes après l'ouverture totale des frontières aux produits américains. Au vu de ce qu'ils offrent aujourd'hui au consommateur, peu d'entre eux seront regrettés.Abashi SHAMAMBA

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