Economie

Oléiculture: Nouveau record de production

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5406 Le 06/12/2018 | Partager
Plus de 2 millions de tonnes d’olives attendues en 2018-2019
L’export des olives de table s’établit à 1,8 milliard de DH
Marrakech-Safi, en pole position de récolte et de valorisation
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L’année passée, l’export avait reculé de 6%, mais la valeur s’est stabilisée.  Les volumes écoulés provenant d’une production 2016 qui avait plongé de 43%. Mais cette forte contraction a également été observée chez certains pays producteurs de la zone méditerranéenne. D’où le maintien des prix à des niveaux élevés

La cueillette des olives bat son plein, partout dans les régions de production précoce. Celle de Marrakech-Safi, qui abrite aussi plusieurs unités de transformation, vient de fêter la culture via l’organisation  de la 5e édition de son salon dédié. De l’avis de nombreux professionnels, l’évènement s’érige désormais en véritable vitrine de la filière oléicole, en fédérant l’ensemble des acteurs: agriculteurs, industriels et fabricants d’huile d’olive.  

L’olivier constitue la principale composante de l’arboriculture fruitière. Il  occupe 65% des plantations, soit plus de 1 million d’hectares.

Les premières estimations établies par le ministère de l’Agriculture tablent  cette année sur une production de près de 2 millions de tonnes. Un niveau en hausse de 28% par rapport à la campagne 2017-2018. Cette dernière avait souffert du retard des pluies et des vagues de chaleur, enregistrées lors des phases critiques de la formation des fruits.

En revanche, la récolte actuelle a bénéficié de  conditions climatiques favorables, notamment en termes de températures et d’une pluviométrie à la fois abondante et bien répartie dans l’espace. S’ajoute aussi l’entrée en production de jeunes plantations. Selon les données du ministère de l’Agriculture, l’oléiculture assure  51 millions de journées de travail par an, soit l’équivalent de 380.000 emplois permanents. La filière utilise aussi la main-d’œuvre féminine qui représente le cinquième des emplois.

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En 2017, le volume des exportations d’huile d’olive a bondi de 18%, mais la contre- valeur a pratiquement stagné sous l’effet de l’importance d’huile de grignon (de qualité moyenne à faible). Du coup, les prix à l’export ont plongé de 18%, passant de 24,4 DH/kg en 2016 à 20,7 DH/kg en 2017

La filière contribue à la satisfaction des besoins du pays en huiles alimentaires. Elle y intervient pour près de 20%. A l’export, les recettes en devises se sont établies à 1,8 milliard de DH/an (moyenne 2013-2017).

La région de Marrakech-Safi, premier pôle de production et d’exportation d’olives de table, s’adjuge 20% de la superficie oléicole: 223.600 ha. Elle contribue à hauteur de 64% aux exportations de conserves d’olives et 24% à celles d’huile d’olive.

Cette année, la région de Marrakech-Safi devrait enregistrer une production record, estimée à 487.000 tonnes, soit environ 24% de la production nationale. Un volume multiple de 1 fois et demie sur la dernière décennie.  Depuis 2009, pas moins de 55 projets ont été lancés et réalisés dans le cadre de la stratégie agricole. Le pilier I, réservé aux grandes exploitations, a réalisé une trentaine, pour la plupart intégrés autour d’unités de trituration et de conditionnement d’huile d’olive.

Au total, l’investissement a porté sur 2,4  milliards de DH dont 1,4 milliard dans des projets relevant du pilier I.

Le déploiement de ces projets a permis l’extension de la superficie oléicole régionale de plus de 50.000 ha, soit 150% de l’objectif tracé à l’horizon 2020. L’aval de la filière a bénéficié également d’investissements mobilisés dans le cadre du Plan agricole régional (PAR) à travers la mise en place d’une infrastructure de valorisation (503 unités de trituration des olives et 23 conserveries).

A.G.

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