Competences & rh

Du talent et des étoiles plein les yeux

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5029 Le 23/05/2017 | Partager

Ces élèves, du primaire, collège et lycée ont du talent à revendre. Dessin, sculpture de papier, échecs, sport,… encouragés par leurs parents et encadrés par des enseignants dévoués à leur mission, ils excellent chacun dans son domaine. L’encadrement et la motivation, c’est souvent ce qui manque le plus aux élèves du public. La direction provinciale de l’Education nationale de Sidi Bernoussi en a fait un point d’honneur. Elle a tenu à rendre hommage dernièrement à ces élèves, en leur offrant des trophées et des certificats de mérite, remis par le directeur de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation, Mohammadine Ismaïli.

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■ Meilleurs jeunes reporters pour l’environnement
Ces six élèves de 1re année baccalauréat (option sciences mathématiques), du lycée Khadija Oum Al Mouminine à Sidi Bernoussi, ont été sacrés meilleurs jeunes reporters pour l’environnement. Ils ont remporté le concours national 2017 de la fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement.
Encouragés par leur enseignant (à droite), Hassan Cartoni, ils ont très vite choisi le thème de leur enquête, l’éco-cité Zenata et le défi du tourisme durable. Après une formation à l’académie régionale de l’éducation, ils se sont rapidement mis au travail, en effectuant des visites de terrain et en rencontrant des responsables locaux. La qualité de leur travail leur a valu le premier prix.
Leur expérience les a complètement transformés. «Nous avons appris à travailler en équipe, à dépasser notre timidité, à nous exprimer et à traiter avec les autres. Sans compter les compétences en infographie et en rédaction de textes que nous avons acquises», confient-ils. Autant de qualités qui ne peuvent s’acquérir qu’à travers des activités favorisant les mises en situation et la gestion de projets.

                                                                              

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■ Haut comme trois pommes et déjà champion
Ce petit bonhomme d’à peine 8 ans, qui n’a pas encore toutes ses dents, est bardé de récompenses. Retenez bien son nom, car Abdessabour Noaâm fera certainement parler de lui à l’avenir. Abdessabour a commencé à jouer aux échecs avec son père en 2014, à l’âge de 5 ans. Depuis, il a participé à plusieurs compétitions. L’élève de 3e année du primaire est champion du Maroc 2017 des échecs pour la catégorie des moins de 8 ans. Il a déjà été vice-champion deux fois, en 2015 et 2016. Le petit surdoué s’est, également, classé 8e au championnat arabe des échecs qui s’est tenu à Agadir en 2015. «Il aurait pu faire mieux, mais il était inexpérimenté et s’est un peu précipité. Cela dit, il a fait preuve d’un grand talent par rapport aux autres enfants de son âge», relève fièrement son père. Actuellement, il se prépare à son prochain défi, le championnat scolaire international de 2018 en Albanie.

                                                                              

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■ Une voix en or
En 2016, Anas El Idrissi, 14 ans (3e année du collège),  demi finaliste du concours mondial de récitation du Coran à Bahrein, a été classé parmi les 100 meilleurs psalmodieurs du coran sur un total de 14.000 candidats. Son mentor, qui n’est autre que son père, Mly Ahmed El Idrissi, un muezzin, ne le quitte jamais. Anas bénéficie, aussi, de l’encadrement d’un cheikh, Abdellatif Tabit, pour les règles de psalmodie du livre saint. L’adolescent a commencé à apprendre le coran vers l’âge de 6 ans. Aujourd’hui, il en connaît la moitié (30 hizb) par cœur.

                                                                              

■ Bédéiste et écrivain de talent

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Boulimique de lecture, Abdessamad Hassani Khalfaoui lit jusqu’à 4 histoires par mois, en arabe et en français. L’adolescent de 13 ans (1re année du collège), à l’imagination débordante et à la plume féconde, vient de recevoir le prix de la créativité dans le domaine de la bande dessinée. Il lui a été attribué par la direction provinciale de l’Education nationale de Sidi Bernoussi, pour deux BD illustrant deux histoires qu’il a lues. La première raconte les péripéties d’une princesse dont le sort a voulu qu’elle soit offerte à un dragon, et la deuxième celle d’un arbre menacé d’être coupé par le directeur d’une école et protégé par des élèves. Abdessamad n’en est pas à sa première distinction. Il a déjà été récompensé par la même direction un an plus tôt, pour une histoire qu’il a lui-même imaginée et rédigée, autour d’une fleur noire maudite. 

                                                                              

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■ Sculpteur de papier en herbe
Il s’est présenté à la première journée de débat régional des élèves de Sidi Bernoussi (Casablanca), le 10 mai dernier, avec sa maquette reproduisant les célèbres tours de Dubaï. Ismaïl Afias, 14 ans (2e année du collège), est un féru d’origami (pliage de papier) et de créations artistiques en papier roulé. Devant ses tableaux artistiques, il passe des heures sans jamais se lasser. Ses œuvres sont d’une précision bluffante. Le jeune origamiste a reçu, il y a deux semaines, sa toute première récompense des mains du directeur de l’académie régionale de l’éducation et de la formation de Casablanca. Un encouragement qui le pousse à aller encore plus loin dans sa passion.

                                                                              

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■ Futur haltérophile professionnel?
Abdelmottalib Hattouf, 17 ans, a découvert l’haltérophilie tout à fait par hasard en 2014. L’un de ses amis, dont le père est arbitre international de cette discipline, également propriétaire d’une salle de sports à Sidi Moumen, l’encourage à s’entraîner. Il s’y essaie ainsi durant ses vacances d’été. Abdelmottalib s’aperçoit très vite de l’avantage de pratiquer du sport. Son poids passe de 90 à 62 kg. Après une petite compétition dans une maison de jeunes à Hay Mohammadi, il décide de viser plus haut et participe au championnat de Casablanca des moins de 16 ans. Le jeune lycéen s’en sort haut la main. «Ma limite était à 60 kg. Mais j’ai pu monter à 65 puis à 67 kg, pour être sacré champion», se rappelle-t-il. Abdelmottalib, toujours sur encouragement de son ami, s’essaie ensuite à la boxe, et ça lui réussit. En 2016, il remporte un tournoi des moins de 62 kg à Sidi Bernoussi. Il y gagne 3 combats, dont le premier avec un K.O. Mais c’est dans l’haltérophilie qu’il se retrouve le plus. Vers la fin de l’année, il prévoit de se rendre au Qatar pour une compétition à l’échelle arabe.

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