Competences & rh

Aéronautique: Mundiapolis s’allie aux industriels

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5024 Le 16/05/2017 | Partager
L’Université créera un centre de formation certifiante en partenariat avec Bombardier
Une deuxième convention signée avec le Gimas
De nouveaux investissements arrivent dans le secteur
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Le secteur ambitionne de doubler sa capacité en moins de 4 ans. Les professionnels sont confiants. Ils avancent même que les objectifs seront dépassés

Ça bouillonne dans l’aéronautique. «Nous recevons des délégations pratiquement toutes les semaines, et nous dépasserons certainement les objectifs 2020», assure Karim Cheikh, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas). «Le véritable défi sera au niveau du taux d’intégration que nous souhaitons faire passer de 17 à 35% en moins de 4 ans», rajoute-t-il.

Le secteur maintient sa croissance depuis près de 15 ans, et ce n’est pas près de s’arrêter. «De nouveaux investissements de grands et petits opérateurs se préparent, dans l’outillage, les canalisations,… des extensions de capacité des acteurs en place sont également prévues», confie, quant à lui, Ali Seddiki, conseiller du ministre de l’Industrie.

Pour accompagner ce développement, le secteur a besoin de ressources humaines hautement qualifiées. L’université Mundiapolis souhaite participer à cet effort de formation. L’établissement a signé dans ce sens, jeudi dernier, deux conventions avec Bombardier (qui vise quelque 850 recrutements) et le Gimas.

La première porte sur la création d’un centre de formation certifiante en gestion aérospatiale (CAMD). Il sera ouvert à la fois au middle management du groupe industriel, aux élèves ingénieurs de Mundiapolis souhaitant compléter leur cursus et à tout professionnel du secteur. L’ingénierie de formation n’est pas encore arrêtée.

A travers la deuxième convention, l’université s’engage à assurer des formations continues en faveur des entreprises du Gimas. Le groupement, pour sa part, se mobilisera pour faciliter les stages et les projets de fin d’études des étudiants, et participera à l’organisation d’évènements autour de l’aéronautique.

Si au niveau des ouvriers (bac+2) l’offre est plutôt suffisante en quantité, il n’en est pas de même pour les ingénieurs. Les besoins concernent surtout les ingénieurs conception, production, qualité et industrialisation. En termes de qualité de la formation aussi, des efforts permanents d’adaptation sont à fournir. «Nous devons opérer un big bang dans la formation professionnelle, afin de satisfaire des attentes qui ne sont pas figées.

Il est aussi nécessaire d’éduquer et de former en même temps, car les industriels qui s’implantent cherchent d’abord des talents compatibles avec leurs collègues à l’international», relève le président de l’Institut des métiers de l’aéronautique (IMA), Hamid Benbrahim El Andaloussi. «Pour notre part, nous devons en permanence nous aligner sur l’agilité recherchée par les industriels», souligne le président de Mundiapolis, Amine Bensaïd.
Dans les universités, notamment publiques, l’effort d’adaptation des cursus n’est pas toujours systématique.

 

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