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L'Edito

Pharmaciens

Par L'Economiste| Edition N°:1918 Le 16/12/2004 | Partager

Assumer, tel est le nouveau défi que doivent relever les pharmaciens d'officine. Le jeu qui consiste à se dénoncer et se discréditer mutuellement ne suffit plus. Prenons l'exemple du code de la pharmacie. Voilà près de 20 ans que le sujet est débattu, et alors qu'on s'attendait à la fin des polémiques stériles sur l'absence de consensus, une partie de la corporation demande un aggiornamento au risque de pratiquer la politique de la chaise vide. A la limite, on peut se demander qui défend les intérêts de qui dans une corporation où la multiplication des “instances représentatives” est assez symptomatique: il y en a autant que de comprimés dans une boîte de Pernabol!En d'autres circonstances, la divergence des courants de pensée aurait été bienvenue puisque porteuse de nouvelles idées. Ici, elle ne fait que susciter des interrogations sur les motivations réelles qui sous-tendent les positions ambivalentes des uns et des autres. En réalité, tout le mal de ces métiers de la santé c'est qu'ils culpabilisent par rapport à la dimension commerciale, -car elle existe-, de leur activité. Mais attention aux idées reçues! S'imaginer que tous les pharmaciens passent leur temps à jouer au golf, à construire des villas et à s'enrichir sur le malheur des autres serait une grossière erreur. De la même manière, penser candidement qu'ils ne font que du conseil en officine, ce qui est indéniablement à la base de leur métier, l'est tout autant. Aujourd'hui, les officinaux sont titillés sur leur monopole à travers les ventes de médicaments dans les cliniques, de laits pour nourrisson dans les commerces (produits démonopolisés depuis 20 ans déjà en France) ou encore du capital des labos. Demain, il faudra qu'ils acceptent de jouer le jeu sur le système confortable des marges, sur la parapharmacie.Et surtout que ces corporations arrêtent de mettre en avant l'intérêt du patient. Le patient a besoin qu'on le conseille, qu'on l'accompagne mais pas qu'on l'infantilise. Dommage, il n'a pas été consulté.Mohamed BENABID

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